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Calow ♦ A rainbow lights the night

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Cali
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MessageSujet: Calow ♦ A rainbow lights the night   Dim 30 Juil - 17:26




A rainbow lights the night

There's an infestation in my mind's imagination I hope they choke on smoke cause I'm smoking them out the basement This is not rap, this is not hip-hop Just another attempt to make the voices stop Rapping to prove nothing, just writing to say something 'Cause I wasn't the only one who wasn't rushing to say nothing This doesn't mean I lost my dream It's just right now I got a really crazy mind to clean
Can you save my heavy dirty soul?

Clope dans une main, briquet tournoyant dans l’autre, j’marche à pas lents dans les rues du centre-ville. Insensible au silence qui m’environne comme à ces images qui m’chaperonnent, j’remonte une énième ruelle, dont le nom m’est aussi inconnu que tous les autres. J’suis perdu, pour changer. Plus moyen d’me souvenir d’où habite cet abruti d’Honoré, à qui j’dois ramener un dossier emprunté. Cinq jours déjà qu’il attend, et j’ai bien vu aujourd’hui au bureau qu’il me raterait pas au tournant. Alors, chose inédite, j’ai choisi d’pas sortir tout de suite, si ce n’est pour aller en ville faire c’que j’devais. Et c’est ainsi que j’me suis retrouvé chat errant dans les rues de Varakes, dossier sous le bras et l’air dépité.

J’tire une nouvelle bouffée de ma cigarette, immobile à l’orée de la rue principale. Y a un peu d’agitation, par ici, mais rien d’bien folichon. C’est à des années lumières de c’que j’vois dans le quartier Nord habituellement. Pas la même population. Ici, y a que des gens simples, propres sur eux, comme si le vice qui polluait l’air à quelques kilomètres de là ne les atteignait pas. J’sais bien que c’est qu’une apparence et qu’à leur manière, 80% de ces habitants sont loin d’être des saints, mais j’peux pas m’empêcher d’me dire qu’ils font pâle figure à côté de certaines brutes épaisses que j’croise là-bas.

Lassé, je jette mon mégot au sol et m’engage sur le béton, talons résonnant contre les murs et l’amertume au bord des lèvres. J’ai aucune idée de l’heure qu’il est – téléphone évidemment oublié sur le canapé de l’appartement – ni de pourquoi il a fallu que j’décide de faire ça maintenant. J’aurais besoin d’un joint, d’une pilule, d’un verre. N’importe quoi pour me mettre la tête à l’envers. Oublier la morosité du jour pour goûter à l’enivrement d’une nuit sans étoiles. Mes yeux effleurent les nuages qui s’amoncellent au-dessus du crâne, tandis que j’allume une autre cigarette. Il va pleuvoir, j’vais sûrement finir trempé et ce fichu dossier aussi, si j’me bouge pas un tantinet.  

Un rire sur ma gauche m’arrache à mes pensées et j’tourne la tête, croisant le regard d’une jolie brune. Elle me dévisage pas longtemps, rapidement récupéré par le gringalet qui l’accompagne et qui lui m’lance un coup d’œil mauvais, attisant le sourire mesquin qui ourle mes lèvres. Pas d’ma faute si j’plais à ta gonzesse, mec, tiens la en laisse si ça t’plait pas. J’prends même la peine d’offrir un clin d’œil à la belle qui détourne les yeux en rougissant. J’aime bien jouer les cadors, ça m’amuse même si ça mène à rien. A rien d’autre que des relations vaines, sans lendemain – quelque chose qui m’convient.

La rue s’dégage et sous la lueur orangée des lampadaires, j’crois reconnaître quelques-unes des bâtisses avoisinantes. J’peste contre ce pouvoir qui s’active jamais quand il le faut, et commence à regarder les noms sur les sonnettes. Ouais, à ce rythme, c’est à trois heures que j’serai en boite. Et donc jamais à huit heures au boulot, à moins d’oublier le peu de sommeil que j’m’octroie quotidiennement. J’en suis à bougonner tout c’que j’peux lorsqu’une musique s’infiltre jusqu’à mes tympans. Quelques notes insidieuses, presque inaudibles au départ, et qui s’intensifient au fil du temps. J’connais cette chanson. Ces paroles, ce rythme entrainant. Intrigué, j’fais encore quelques pas pour en découvrir la provenance. Ce que j’vois alors me laisse à la fois médusé et amusé.

Sous la faible lueur de la lampe, ondulant à travers le salon, elle semble en transe.
Oubliant le monde et la pluie qui désormais l’inonde, elle danse.
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Low
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MessageSujet: Re: Calow ♦ A rainbow lights the night   Lun 31 Juil - 14:01



❝a rainbow lights the night❞
Cali & Low

Low



On dirait peut-être, mais Low est loin d’être cette jeune femme pleine de vie qui ne manque jamais d’énergie. Ces derniers temps, elle se promène beaucoup dans Varakes. Entre le parque et sa galerie. Elle s’enferme quelque peu sur elle-même, n’ayant absolument pas du tout conscience du monde d’opportunités qui s’offre à elle.

La galerie The Red Cat était un endroit si particulier. Et ce soir, Low avait eu la tête à réellement réfléchir à propos de cette si belle galerie qu’était la sienne. On pouvait entendre du Elvis Presley en fond, son homme d’une autre vie, disait-elle toujours. Elle était assise au sol, et observait l’endroit au tour d’elle. Chaque centimètre de ce lieux lui remplissait le cœur d’amour. Et pour tant, elle se demandait si elle était vraiment gérante d’une galerie avant d’arriver à Varake. Si on ne lui avait pas mit quelque chose dans la tête, qui ne lui appartenait pas.

Cette ville regorgeait de surprise, elle devait l’admettre. Et à chaque gorgée qu’elle prenait de sa bière bon-marché, Low s’avouait un peu plus que cet endroit était une particularité à lui tout seul. La première bière terminée, elle soupire, se lève, la jette et en prend une autre. Qu’elle ouvre, et dépose sur le balcon de la réception. C’était une bière symbolique, elle n’allait pas y toucher. Une bière pour les personnes qui devraient l’accompagner si elle n’avait pas été amené ici, une bière pour la jeune fille qu’elle était avant, une bière pour demain, une bière pour l’esprit fou qui pourrait être entrain de l’accompagner.

Elle se penche un peu, et augmente le son de sa petite platine vinyle aussi vieille que le monde. Elle l’avait acheté dans une brocante, là ou les gens jetaient de vieilles choses alors qu’elles avaient plus de valeurs que les nouvelles. Elle fit quelques pas, avant de revenir en courrant vers la platine pour changer le vinyle.. Mais attention, toujours Elvis Presley !

« The warden threw a party in the county jail
The prison band was there and they began to wail
The band was jumpin' and the joint began to swing
You should've heard them knocked-out jailbirds sing
»

Oh, elle connaissait chaque parole et savait exactement quand la prononcer. Ces jambes légèrement écartés, elle prononce les paroles en fixant le tableau d’une Sainte Vierge prostitué devant elle, comme si elle chantait pour elle en cœur avec son homme mort depuis déjà quelques années. Avant de commencer à bouger dans tout les senses, elle tourne, et rit avant d’arrêter le temps d’enlever ses chaussures. Low aimait s’imaginer que ce goût musical venait d’une grand-mère ou grand-père qui eux même avaient dansé dans des clubs de jazz.. Mais ce n’était qu’une imagination.

Elle finit par remarquer un brun, de l’autre côté de sa porte vitrée. Elle s’arrête un instant, le temps d’échanger un regard avec lui. Court, mais elle sourit rapidement s’en fichant pas mal, et recommença à danser. Puis décide de s’approcher de sa bière, et de la montrer à l’inconnue. Une invitation qui disait   Arrêtez de me regarder et allez-vous en.  Jamais aurait elle cru que l’invitation pourrait être prise sérieusement.. Mais elle n’y pensa pas beaucoup, et recommença à se dandiner en bougeant ses jambes comme jamais !










© Pando
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Cali
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MessageSujet: Re: Calow ♦ A rainbow lights the night   Mer 2 Aoû - 6:19




A rainbow lights the night

There's an infestation in my mind's imagination I hope they choke on smoke cause I'm smoking them out the basement This is not rap, this is not hip-hop Just another attempt to make the voices stop Rapping to prove nothing, just writing to say something 'Cause I wasn't the only one who wasn't rushing to say nothing This doesn't mean I lost my dream It's just right now I got a really crazy mind to clean
Can you save my heavy dirty soul?

Le dos arqué, les yeux clos. Les cheveux qui virevoltent au gré des mouvements que lui impose le tempo. J’suis fasciné. Elle est comme hors du temps, vivifiée par ce qu’entendent ses tympans, exaltée par la voix d’Elvis Presley. C’est pas le genre de vision à laquelle j’m’attendais en sortant, mais elle me fait du bien. Ca change de tous ces coincés qui déambulent, d’ces gens au visage fermé et au dos courbé. On n’porte pas le poids du monde sur nos épaules, bien que certains aient du mal à l’assimiler. Pourtant, j’l’ai fait. J’l’ai compris, appris, et accepté. Un peu comme elle j’ai l’impression.

Les yeux rivés sur la silhouette frêle, j’laisse un sourire éclore sur mes lèvres en l’entendant rire; son bonheur est contagieux, il m’fait même oublier pourquoi j’râlais y a pas deux minutes. Et j’me fiche de la bruine qui parsème ma peau, j’délaisse ce dossier qui jusque-là pesait sur mon épaule. Il n’y a qu’elle, cette inconnue qui ne l’est pas tant, ce visage aux traits fins que la joie irradie. Elle m’a pas vu ; je n’vois qu’elle. Et sous la faible lueur de c’qui s’révèle être une galerie, sa danse m’ensorcèle.

Un fredonnement léger s’échappe de ma gorge ; peu à peu, Elvis me gagne à mon tour, et les paroles me reviennent d’elles-mêmes. Elle surprend mon regard, s’immobilise et me sourit - comme un interlude entre deux rondes, une courte pause avant qu’la valse reprenne. Elle s’en fiche. Elle se moque que j’sois là, suspendu à ses gestes, stagnant comme un imbécile au milieu d’la rue principale du centre-ville. Mon sourire s’accentue en la voyant me montrer sa bière. C’est une invitation. A rester, à partir. A choisir, pour de bon. J’penche légèrement la tête sur le côté, hésitant un instant.

Puis j’occulte. Honoré, le dossier, cette ville, les gens qui y défilent. J’occulte le monde tel qu’il est vu, j’me concentre sur c’que j’entends. Et la mélodie m’encense, me guide, nous surprend. A mon tour, je danse. Frappant dans mes mains au rythme de la chanson, joignant ma voix à la sienne lorsque le refrain s’élève. J’tournoie, j’frissonne, j’me laisse bercer. Ignorant les coups d’oeil que les passants jettent sur moi à la volée.

« Let's rock, everybody, let's rock.
Everybody in the whole cell block
was dancin’ to the Jailhouse Rock! »

J’vais peut-être passer pour un fou, j’mérite sûrement la camisole. Qu’importe. En gravitant sur le flot d’Elvis, j’parviens finalement à m’rappeler que dans la tempête de ma vie, la musique a toujours été ma bouée.  
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Low
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MessageSujet: Re: Calow ♦ A rainbow lights the night   Mar 29 Aoû - 12:08



❝a rainbow lights the night❞
Cali & Low

Low



C’était à son tour d’être enchantée par un inconnue. Quand elle entend une voix, elle se retourne, et voit le fameux homme danser. Elle sourit alors, une énorme sourire naturel vient étirer ses lèvres.

Un sentiment de joie vient l’envahir, faisant en sorte qu’elle se sente encore plus légère. Quelqu’un était en train de la rejoindre dans sa joie, de façon naturel, et c’état tout à fait magique pour elle. C’était comme si qu’on lui disait Oui Low, tu sais rendre ta joie contagieuse. Elle avait gagné espoir, il y avait des gens encore normaux dans cet endroit si particulier. Elle n’entendait rien d’autre que la musique, et ne voyait rien d’autre que l’homme dansant. Elle s’approche de sa porte vitrée et l’ouvre, elle échange un regard avec lui le temps de quelques secondes. Le temps de lui sourire, le temps qu’il comprenne qu’elle l’invitait à entrer.

Mais se retourner, silencieuse, elle ne voulait pas arrêter d’entendre la musique et sa voix la gâcherait. Elle recommence à la chantonner à nouveau. Va derrière son comptoir, ou posait la platine, et pose à côté son vieux carton de plusieurs vinyles. Encore une invitation silencieuse, il pouvait changer de style musical s’il le voulait.

Elle ne voulait pas le connaître, elle ne voulait pas aller au dessus du personnage de l’homme dansant. Elle voulait connaître sa musique, la joie que sa musique pouvait le faire ressentir. Comme lui l’avait vu s’amuser sur sa musique, elle voulait lui donner la chance de se laisser aller sur la sienne.

C’était plus ou moins ça… Sans regarder s’il entrait ou pas, ou s’il était encore dehors en train d’essayer de comprendre, elle glisse sur le sol, agilement, et recommence à danser en chantant sur sa musique à elle. Sur sa musique du cœur, sur son hymne national à elle.









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MessageSujet: Re: Calow ♦ A rainbow lights the night   

Calow ♦ A rainbow lights the night
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