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ft. ophelia // cataclysm

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Mercure
only serving myself
messages : 51

MessageSujet: ft. ophelia // cataclysm   Dim 9 Juil - 16:30



cataclysm
EXORDIUM.
Le son que faisait alors l'univers s'était tu. J'avais perçu le silence pour la première fois de ma vie. Un silence terrible et angoissant, je ne percevais plus rien, pas même ma propre respiration, tandis que mes yeux restaient focalisés sur ce sang se mélangeant aux vagues, se propageant, teignant l'eau de sa couleur pourpre, Dewei le Moïse des temps modernes. Puis tout était revenu d'un coup, le vent soufflant dans les arbres derrière moi, le bruit violent des vagues s'écrasant sur la falaise et surtout le cri, le cri qui s'était évadé de ma gorge sans que j'en prenne réellement conscience. Un hurlement qui déchirait mon âme, ou peut-être était-ce la déchirure de mon âme qui avait provoqué ce drame. Je m'étais retournée, essoufflée de mon immobilité, épuisée de mon manque de réaction. Dewei venait de mourir, devant mes yeux, incrustant sa disparition à jamais dans ma rétine. Mais je n'avais pas le temps de penser, si vraiment des créatures parcouraient ces terres, je ne devais pas rester trop longtemps ici après avoir hurlé à m'en écorcher les cordes vocales.

Le retour s'était fait alors que ma conscience s'était mise sur pause. La chaleur toujours plus pesante collait mes cheveux à mon visage, mon front ruisselait, et j'avais le coeur au bord des lèvres. Mains serrées sur les bretelles de mon sac à dos, j'avais parcouru la jungle avec automatisme, sentant mes vêtements coller à ma peau et ma bouche s'assécher. Et la douleur lancinante restait en arrière, mes pensées dévastatrices également. Le chemin retour semblait à la fois plus et moins contraignant, je n'avais plus Dewei pour m'aider à tenir une branche, ou me prévenir lorsqu'une racine décollait un peu trop du sol, mais à présent mon esprit était tel un automate, discernant les choses comme par réflexe.

Puis j'avais franchi les limites de la ville.

Et mes genoux s'étaient dérobés sous moi. Je m'étais effondrée sur l'asphalte, tandis que les pensées prenaient pleine possession de mon crâne, ricochant sur les parois, résonnant dans mon âme. Mon regard fixe heurta le sol lui aussi mais aucune larme ne parut, je sentais justement le déchirement intérieur, la culpabilité, la peur et le remord s'abattre en un coup. Que faire ? A qui le dire ? Ils remonteraient de toute façon jusqu'à moi, je n'étais pas sûre que notre escapade eut été aussi secrète qu'il aurait fallu. Mais même si nous ne l'avions pas crié sous tous les toits, je ressentis évidemment ce besoin... Cette nécessité. Si je devais raconter mon expérience récente, c'était bien à elle et uniquement à elle que je devais le faire.

Récupérant mes dernières forces, je me traînais lamentablement, à pied, jusqu'à notre immeuble, et les flash me revenaient, ceux de son visage enjoué et aussi excité que le mien à braver l'interdit. Il me semblait qu'il y avait des jours que je n'avais plus vu ces traits, ses beaux yeux en amande et entendu son accord perpétuel à toute folie se présentant à lui. Lorsque j'arrivais devant leur porte... sa porte, je m'arrêtais un instant, essoufflée, si ma transpiration s'était évaporée, je ne devais pas avoir l'air terrible à voir. C'est après avoir frappé à la porte et au moment que je la vis apparaître que je posais finalement mes mains sur ma gueule, car les larmes s'étaient mises à couler irrémédiablement à ce regard franc et bleu. « Ophélia... » soufflais-je difficilement, me rendant seulement compte de mon épuisement mental et physique.




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Ophelia
church of second chance
messages : 1344

MessageSujet: Re: ft. ophelia // cataclysm   Dim 16 Juil - 15:30


cataclysm
mercure & ophelia

Bien inconsciente du drame qui se tramait hors du périmètre de la la ville, tu t’efforçais de rendre le studio un minimum présentable. Tu n’étais pas désordonnée toi même, mais de vous deux, Dewei était étonnamment le plus propre de vous deux pour ce qui était de l’appartement. Tu t’efforçais donc de limiter les dégâts lorsque tu y mettais le bordel. Cette fois était un énième exemple puisque tu t’étais essayée à la cuisine d’un nouveau plat pour un résultat plus ou moins convainquant. Ce n’était pas un problème en soit, tu trouverais toujours quelqu’un pour tester… Au minimum, il y aurait ton mari, c’était là un des avantages de cette situation maritale plus que bizarre. Sauf qu’avant qu’il ne revienne de tu ne savais trop où, il fallait que tu ranges le studio. Un peu de musique ne pouvait qu’aider en ce sens et tu partis rapidement dans une bonne humeur pour le ménage ou même une bonne humeur tout court.

Ce n’était pourtant pas destiné à se poursuivre. Des coups à la porte te tirèrent de ton activité et tu t’empressas de taire la musique pour aller ouvrir. Tu ne savais pas à qui t’attendre de l’autre côté de la porte. Personne n’était supposé venir te rendre visite et Dewei n’avait pas besoin de toquer pour entrer dans votre domicile. Enfin, peut-être était-ce une visite surprise, c’était bien le genre de chose que toi-même tu faisais. Tu resserras ta queue de cheval avant d’ouvrir la porte. La surprise se trahit sans doute sur ton visage lorsque tu y découvris Mercure qui semblait… dans un terrible état disons. « Mercure ? Qu’est-ce qu’il y a ? » Sans réfléchir tu t’approchas de l’autre jeune femme dans une tentative de lui apporter un peu de réconfort. Tu ne savais trop comment, après tout, tu ne savais même pas ce qui la faisait pleurer. Toujours sans y penser, tu déposas ta main sur son épaule dans un geste qui se voulait doux. C’était sans compter sur ton pouvoir qui ne manqua pas de se déclencher pour t’offrir un vague aperçu de ce qui se passait dans la tête de Mercure. Tu n’y compris pas grand chose, submergée par les émotions sans que tu puisses y opposer une quelconque résistance. Tu rompis rapidement le contact, essayant de te préserver, avant de t’écarter pour la laisser entrer. « Entre, tu dois être crevée. » Cette affirmation était idiote tellement elle soulignait l’évidence. Il fallait dire que le bref aperçu de son esprit n’avait que confirmé cette observation. Une fois le pas de la porte passé, tu lui désignas le canapé : « Installe toi, je vais te faire du thé… » Tu n’avais aucune idée de si c’était quelque chose qu’elle appréciait ou pas, mais ça semblait être la chose à lui proposer vu la situation. Tu ne savais toujours pas ce qui se passait, ton intrusion dans ses pensées ne t’ayant pas appris la tragédie. Tu essayais donc de faire de ton mieux, lui proposer un peu de réconfort par de vagues tentatives. Au fond de toi, tu savais pertinemment que quelque chose clochait. Ce n’était pas un instinct digne des Eludere, mais tu le savais. Ton ventre se serrait pour te prévenir. Après tout, pourquoi est-ce qu’elle viendrait te voir toi ? Peut-être que ce n’était pas toi qu’elle venait voir d’ailleurs… « Dewei n’est pas là… Mais tu peux l’attendre. » Ô comme tu te trompais et tu le découvrirais assez vite.
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no, i'd rather pretend
i'm something better than these broken parts pretend i'm something other than this mess that i am 'cause then i don't have to look at it and no one gets to look at it ©lazare.
ft. ophelia // cataclysm
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