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painting: the poetry of sight (genesis & arsène)

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Arsène
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MessageSujet: painting: the poetry of sight (genesis & arsène)   Dim 9 Juil - 13:55


painting: the poetry of sight





Tout le monde  besoin d’apprendre. Nous ne naissons pas avec un don, mais tout est le fruit d’un travail, un travail parfois complexe, mais surtout un travail nécessaire pour pouvoir se perfectionner dans son art. Dans sa vie. Je ne suis pas né avec un talent pour la peinture, un talent pour la sculpture ou que sais-je. Ca c’est une évidence, et c’est ce en quoi je crois. Par contre, comment ai-je appris tout cela, je me le demande encore, ne me souvenant hélas que de rien. Je sais cependant qu’à mon réveil, l’envie de développer mon travail me démangeait, me rongeait, grandissait en moi. Je suis un artiste. Je le montre et démontre. Mais un artiste qui ne peut pas se contenter du peu qu’il a, des simples petits croquis qu’il maitrise, des mots qu’il met les uns à la suite des autres pour en faire des vers, vers qui deviennent par la suite poème. J’ai besoin de plus, tel un brasier au sein d’une forêt, j’ai besoin de me propager, d’envahir chaque champ pour les soumettre à ma force, pour les soumettre à mes désirs. Quelle étrange métaphore. Mais c’est ce que je suis. Le brasier devient plus fort avec la forêt, et je deviendrai plus fort avec mon art. Je nais au milieu de celui-ci, je me répands, j’en prends possession et il m’offre plus de terrain à découvrir encore. A sa façon, la forêt prend possession du brasier aussi, même si cela dégénère parfois. Peut-être irai-je trop loin aussi ? Et comme tout bon feu, on m’éteindra, me calmera, jusqu’à ce que je revienne un jour ou l’autre. Mais pas maintenant. Car ici, je vis ma renaissance. Ici, je suis cette toute petite flamme qui se glisse dans les feuilles, qui s’accroche au bois. Aujourd’hui, je suis à nouveau un illustre inconnu. Peut-être l’étais-je avant, mais je me plais à me dire que non.

J’ai besoin d’apprendre, j’ai soif d’apprendre, cette envie grandissante au fond de mon être d’apprendre. Découvrir, à nouveau, des choses que je connais peut-être déjà, ou lors ce que je n’ai encore jamais vu, ce dont je ne me souviens pas. Car tout se voit différemment, selon l’angle, le temps, la passion, l’humeur, et encore bien des variantes que je ne puis maîtriser. J’ai besoin de l’inconnu, aussi. D’aller explorer ce qui semble si obscure à mes yeux, peut-être en tirerai-je de l’inspiration, peut-être sera-ce du dégoût, du désir, un ensemble du tout. Comment pourrais-je après tout prédire ces émotions ?

    « Un petit peu plus à gauche. Le regard par la fenêtre.»


Voilà. J’ai besoin d’un autre angle, que je propose. Un angle inconnu sur un être que je ne connais que peu. Une femme. Ces êtres si différents des hommes, physiquement parlant. Un corps que je ne comprends pas, des courbes qui ne me sont pas nettes, qui ne se terminent pas comme je l’aime, qui font glisser mon pinceau différemment sur la toile. Peut-être n’ai-je jamais aimé peindre ces corps là, auparavant. Mais pour le savoir, il faut que j’essaye à nouveau. Mon dévolu s’est jeté sur cette femme là, Genesis. Pas une jeune femme comme certains l’aiment, pas trop âgée pour que je puisse apprendre les rudiments. Une femme dont le corps semble satisfaisant. Je crois. Un corps vêtu, encore, que j’ai besoin de voir.

    « Cela ne va pas contre vos principes de poser pour un artiste qui vous demandera sans doute de vous mettre à nu ensuite ? »


Je tourne autour d’elle, vois ce que la lumière fait à sa peau. Car elle glisse sur l’onde de son corps et expose ses parfaites imperfections. C’est ce que j’aime, sur les êtres vivants. Ces imperfections qui les rendent uniques. Et Genesis est unique. Elle est la seule femme qui accepte bien de tant en montrer. La seule qui n’a pas été vexée quand j’ai demandé s’il était possible de toucher sa poitrine pour mon art. La seule qui n’a pas été troublée par mes demandes maladroites – qui pourtant me semblent nécessaire – envers la gente féminine.





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