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Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you

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Blaze
the royal cobras
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MessageSujet: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Mar 4 Juil - 22:43


the world was on fire
jaxen & blaze
"Nothing's gonna hurt u babe"

Cette fois-ci, je ne fais pas l’erreur d’aller boire un verre avec Jaeger après m’être battue.  J’ai appris ma leçon lorsque Makfire est entrée dans ma salle de bain avec son regard révolver alors que j’étais toute nue. J’ai bu. J’avais envie de m’oublier un peu. Ça a fonctionné, quelques minutes, lorsque l’alcool a commencé à me donner l’impression de flotter. Juste assez pour me sentir légère. J’avais besoin de me retrouver seule. Du moins, c’est ce dont j’ai essayé de me convaincre toute la foutue soirée. Puis, j’ai revu Joyce dans ma tête et je n’ai pas pu résister. Je ne sais pas comment j’ai fait pour me rendre jusqu’à mon studio et encore moins comment je suis parvenue à monter ces escaliers. Or, je suis là, les jointures meurtries, à essayer de mettre la clé dans la serrure d’une main tremblante. J’ai mal partout. Putain. J’ai mal. J’ai mal. La douleur physique m’aide à moins penser aux fissures de mon cœur. Mes côtes me font un mal de chien. J’ai la lèvre fendue et mes vêtements sont imprégnés de sang. Une migraine carabinée ne me lâche pas. Or, c’est ce que je voulais en parcourant ces foutus ruelles. Je voulais me battre. Je voulais me punir. Me punir parce que je me sens foutrement coupable de la mort de ma sœur jumelle. Lorsque je passe le pas de la porte, je m’emmêle les pinceaux et mes genoux cognent le sol après une chute mémorable causée par tes chaussures. Je grimace de douleur. « Fuck » Puis, je lève la tête et mon regard croise le tien.  

chaotic.evil
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Jaxen
the royal cobras
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Mar 4 Juil - 23:14

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Il est tard. Ou il est tôt. Ce n'est plus une question d'heures, ton insomnie t'empêchant de dormir depuis aussi loin que tu t'en souviennes. Quelle ironie que de parler de souvenirs, lorsqu'une ville entière est amnésique. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, mais rien n'y fait. Tu ne trouves pas le sommeil, alors tu te perds dans tes pensées, comme à l'habitude. Depuis quelques heures déjà, tu t'inquiètes. Pourtant, ce n'est que Blaze. De ne pas savoir où elle est, mais de savoir dans quel état elle a quitté le studio, ça te mets dans tous tes états. Tu n'as aucune idée pourquoi ça t'inquiète autant, tout d'un coup. Étendu sur le sofa-lit, tu t'écrases dans le tissu de celui-ci, si bien qu'il prend rapidement la forme de ton corps. Tu commences peut-être à somnoler lorsque tu entends ce qui ressemble à un grabuge, de l'autre côté de la porte, puis dans l'appartement. Immédiatement, tu sais qu'il s'agit de Blaze. Dans la noirceur du studio, elle tente de se faufiler un chemin pour aller tu-ne-sais-où, en vain. « Fuck » Tu te lèves rapidement, maintenant tout à fait réveillé de nouveau, pour prendre la direction de l'entrée, qui n'est qu'à quelques pas de ton lit. C'est à ce moment que vos regards brillants dans l'obscurité se croisent. Préférant allumer les lumières pour l'aider, c'est seulement lorsque tu soulèves l'interrupteur, que tu remarques les dégâts, en pleine clarté. Son visage et ses vêtements couverts de sang, ses lèvres gercées par le sang séché, le regard perdu dans un vide infini.. «Besoin d'un coup de main?» Tu essaies de jouer l'ironie, de ne laisser transparaître aucune émotion, aucune réaction, pour te donner le temps de comprendre ce qui se passe. En toi, il n'y a que de l'incompréhension... et un brin de tristesse. De la voir ainsi, de ne pas comprendre. D'être impuissant... Ton coeur se serre violemment sous l'image de cette femme vulnérable ensanglantée. Tu veux la prendre dans tes bras, réparer les blessures de son coeur, de son âme, mais tu demeures planté là, par peur de te faire encore une fois repousser sauvagement par cette même femme.   

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by Wiise
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Blaze
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Mer 5 Juil - 15:46


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Il ne manquait plus que ça. Moi, à quatre pattes devant Jaxen, ivre et en sang. Je n’aime pas particulièrement qu’il me voit ainsi, mais je préfère rentrer chez moi que d’aller mettre mes soucis sur les épaules de Makfire ou bien de Faith. Ils ne méritent pas ça. Je peux m’en sortir toute seule. Enfin, j’espère. Tu ouvres la lumière et mon regard glisse sur ta tenue de nuit. Il y a un moment que je me suis rendue compte que tu ne manquais pas de charme. Or, ce soir, c’est pire. Bien que tu m’aies abandonnée dans la salle de bain, quelques heures plus tôt, j’ai vu une facette douce de ta personnalité que je n’avais pas prévue. Malgré mon caractère de merde, tu m’as prises dans tes bras et tu m’as parlé doucement. Tu aurais pu te foutre de moi et me refuser une serviette. Tu ne l’as pas fait et cela me terrifie d’autant plus. Ce serait beaucoup plus simple si tu restais un connard. J’aurais moins de mal à te détester. « Besoin d’un coup de main? » Tu parles de façon sarcastique et ça me remet les idées en place. Je ne peux continuer à te fixer ainsi en pensant à tes qualités. Je soupire, feignant l’exaspération. Je ne suis pas d’humeur à commencer une nouvelle bataille entre colocataire, mais je te réponds tout de même sur le même ton. « Non... J’vois pas d’quoi tu parles. J’suis tombée par pur plaisir, voyons. » J’aimerais que ce soit différent. J’aimerais ne pas repenser à cet instant dans la salle de bain où je voulais que tu restes. Non pas seulement parce que j’en avais besoin, mais aussi parce que j’en avais envie. J'essaie de me relever toute seule, comme une grande, en vain. J'ai les jambes molasses et elles me font un mal de chien. J'y arrive pas, Jaxen. « Oui, j’ai b'soin d’aide. » admis-je en grommelant, loin d’être fière de l’état dans lequel je suis.  

chaotic.evil
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Jaxen
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Mer 5 Juil - 22:24

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« Non... J’vois pas d’quoi tu parles. J’suis tombée par pur plaisir, voyons. » Combien de temps durera son entêtement? Elle est orgueilleuse et fière, mais l'alcool n'a aucune notion de logique, et son sarcasme, bien qu'il m'arrache un rire intérieur, m'indique bel et bien qu'elle n'est as dans un état normal et qu'elle aura besoin d'un coup de mains. Ce n'est pas le temps de jouer au fin finaud. C'est le temps d'être sérieux, de prendre la situation en main, de faire ressortir les qualités qui font de moi un homme bon, et pas un homme qui crée des ravages sur son passage, qui cause peine et douleur. Je suis bien plus que ça. Je vaux bien plus que ça. Dans l'état où elle se trouve, impossible que Blaze puisse se venir en aide elle-même, alors je prends contrôle de la situation en laissant tomber tout sarcasme ou mauvaise langue, en oubliant les différends passés entre nous. Je repense à tout à l'heure et mon coeur se serre de nouveau. « Oui, j’ai b'soin d’aide. » J'le savais déjà, mais c'est bien qu'elle en convienne. Ça me rendra simplement la tâche plus facile; aucune raison de redouter un élan de colère de sa part. En posant un genou par terre pour m'apposer à sa hauteur, je croise ses yeux d'un brun noisette perçant et m'y perds un instant. Le sourire chaleureux et compréhensif que je lui fais pour la rassurer ne se dissipe que lorsque je viens passer mes bras sous elle pour la soulever d'un coup. Du haut de mes trente-trois ans, j'ai plutôt la forme pour tenir une femme dans mes bras. «Gerbe pas sur moi, s'teplaît.», dis-je à la plaisanterie, pour détendre l'atmosphère. Pour me détendre, moi. Je n'ai plus envie de quitter la profondeur de ses yeux, ce regard empli de mystère, de tristesse, de vulnérabilité et de force à la fois. Je la dépose finalement doucement sur le sofa-lit un instant, et choppe à la cuisine un verre d'eau, deux advils et un linge froid, que je lui tends en revenant vers elle. «Prends ça, tu vas me remercier demain. Et bois tout le verre d'eau. Mets ça sur ton front, ça va te rafraîchir.» Je prends place à ses côtés, à une distance convenable sur le sofa en allumant la télévision à un faible son, ce qui tue le silence. «Mauvaise nuit?», demandai-je en zappant lentement les postes, tout en lui jetant de multiples et répétitifs coups d'oeil plus ou moins subtils, pour m'assurer qu'elle va bien. Si elle veut me parler, c'est elle qui en décidera ainsi.

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Blaze
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Mer 5 Juil - 23:57


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Je pourrais presque sentir l’alcool me couler dans les veines. Je me sens légère et ma tête tourne légèrement. J’adore cet impression de flotter que procure l’eau de vie. Je ne suis pas ivre morte. J’ai juste assez bu pour faire disparaître toute inhibition. Je suis faible parce que je viens de recevoir la raclée de ma vie. De toute façon, ce n’est pas comme si je ne l’avais pas cherché. D’ordinaire, cela m’aurait coûté d’admettre que j’ai besoin d’aide. Or, ce soir, je n’ai pas de filtre. Ce soir, je dis tout ce qui me passe par la tête. Chose que je regretterai fort probablement demain matin. Tu mets un genou par terre et ton regard plonge dans mes sombres prunelles comme si tu pouvais sonder ma putain d’âme. J’ai l’impression que t’arrives à lire en moi comme dans un livre ouvert et, franchement, même ça m’embête un peu, je me sens soulagée que tu puisses me comprendre sans que j’aie à ouvrir la bouche. Un sourire s’étire sur tes lèvres et je détourne le regard. « Ris pas d’moi… » Or, je me suis trompée. Non, ce sourire n’avait rien de malicieux, il était chaleureux. Assez pour qu’une chaleur familière s’installe au creux de mon ventre. Encore une fois, tu pourrais jouer les connards mais tu ne le fais pas. Qu’ai-je fait pour mériter ta bonté, Jaxen? Rien. J’essaie de tout foutre en l’air depuis le début. Or, tu restes là, comme si tu savais à quel point cette colocation m’est nécessaire pour garder un semblant de vie normale. Je sens ton bras de glisser en dessous de mes genoux et l’autre me retenir tout contre toi en m’enlaçant la taille. Ta chaleur corporelle m’est réconfortante. Le regard planté dans le tien, je retiens mon souffle, autant à cause de la douleur que dû à notre proximité.

« Gerbe pas sur moi, s’teplaît. » Je rigole et ma douleur aux côtes me fait grimacer. « M’fais pas rire, crétin. J’ai foutrement mal. » Or, tout naturellement, ta peau contre la mienne me donne accès à tes pensées. Tu ne dis rien, non, mais je sens ce que tu ressens. Jamais je n’aurais pu deviner. Jamais je ne me serais douté qu’un jour tu me regarderais de cette façon. Qu’un jour t’aurais du mal à décrocher ton regard du bien. Enfin, tu me déposes doucement sur le sofa lit et tu déguerpis dans la cuisine. Je prends une grande respiration. Putain B’. Ressaisis-toi! Tu reviens deux minutes plus tard avec un kit de survie super gueule de bois. « Prends ça, tu vas me remercier demain. Et bois tout le verre d’eau. Mets ça sur ton front, ça va te rafraîchir. » J’hausse un sourcil, étonnée. Tu prends soin de ta colocataire au caractère de merde. T’es peut-être un gentleman, finalement… même si t’as du mal avec la notion de rangement. « Oui chef. » Je rigole, encore. Putain, depuis quand tu me fais rire, toi? On a tellement l’habitude de se chamailler que je n’ai jamais remarqué cette facette de ta personnalité. La télévision comble le silence jusqu’à ce que tu décides de prendre la parole. « Mauvaise nuit? » Je regarde les postes défilés, sentant ton corps tout près du bien sans pour autant me toucher. Mon manque d’inhibition me fait parler. « Elles sont toutes mauvaises. Y’en a seulement des pires que d’autres… » lui répondis-je. Je suis une putain d’insomniaque. Mes nuits ne sont jamais roses. Je soupire et enlève la serviette froide de sur mon front. Je grimace de douleur en me déplaçant pour me lever. « J’vais chercher la trousse de premiers soins… »
 

chaotic.evil
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Jaxen
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Jeu 6 Juil - 0:34

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« M’fais pas rire, crétin. J’ai foutrement mal. » Son rire parvient à tes oreilles comme une douce mélodie. Tu ne perçois plus en elle la colocataire chiante que tu as dû endurer jusqu'à il y a de cela quelques heures. Entre la matinée et la nuit, cette perception que tu as de Blaze a drastiquement changé. Depuis le début, tu as été con avec elle. Et si la plupart du temps il ne s'agissait que d'un jeu entre vous, tu as été méchant avec elle et ça, elle ne le méritait pas. Personne ne mérite de subir les méchancetés et la mauvaise humeur des autres. «Crois moi, j'préfère te voir rire que pleurer.», dis-tu doucement, de façon presque inaudible. Elle a entendu, c'est évident; vos visages sont à quelques centimètres de distance et ta voix rauque n'est pas des plus discrètes. Tu as l'étrange impression que le contact humain manque à ton existence et le simple fait de l'avoir dans les bras, d'inconsciemment la protéger - de quoi? aucune idée - t'emballe et te donnes chaud. C'est ton corps tout entier qui se réchauffe, en fait. Tu es bien naïf que de croire que tes pensées, que les émotions que tu ressens ne t'appartient qu'à toi, puisque Blaze est mentalist et doit bien saisir chaque réflexion intérieure, chaque émotion, chaque pensée, rien que par ce contact que tu es toi-même allé chercher et que tu finis par rompre pour prendre mieux soin d'elle encore.

Les cachets et l'eau avalée, c'est à nouveau le silence et une distance vous sépare, comme si aucun contact n'avait jamais existé. Deux fois plutôt qu'une, elle rigole et ce simple geste t'arrache un sourire tellement subtil qu'il n'est visible que pour toi, qui le ressens. Ça te paraît étrangement tout naturel d'être bon et gentil avec elle, alors que pourtant, elle t'a ridiculisé et a jeté tes choses par la fenêtre. D'ailleurs, t'as même pas pris la peine d'aller récupérer les débris de tes objets. « Elles sont toutes mauvaises. Y’en a seulement des pires que d’autres… » Et ce soir doit en être une. Des pires que d'autres... Tu sais exactement de quoi elle parle, tu ressens la même chose. Tu entres dans ta bulle et le hamster de ton cerveau se met à courir vivement pour te permettre de réfléchir à toute vitesse. Tu n'es pas sans savoir que ta colocataire est aussi sujette que toi aux troubles du sommeil. Votre insomnie aurait pu vous permettre de vous rapprocher, ou tout du moins de discuter, de faire connaissance. Mais non, au contraire. Ce n'est que maintenant que vous en venez à vraiment... parler? À vraiment vous regarder. À chercher à connaître, à comprendre. « J’vais chercher la trousse de premiers soins… » Impulsivement, tu attrapes sa main au passage, lorsqu'elle se lève, et d'un faible mouvement, tu la tires vers toi pour l'inciter à se rasseoir sur le sofa. Secouant la tête de gauche à droite et fronçant les sourcils comme s'il s'agissait là de la pire décision du monde, c'est plutôt qui se lève pour aller dénicher la fameuse trousse de premier soins. Tu prends place de nouveau sur le canapé à côté de la blessée qui, malgré marques, futures cicatrices, sang séché et tout le reste, demeure belle à n'en faire damner un saint. Tu t'immobiles un instant avant d'ouvrir la trousse. «Tournes-toi un peu vers moi.», dis-tu en attrapant une serviette humide d'abord pour éponger le sang et nettoyer en surface. Ta main sur son visage... Et c'est reparti pour les drôles de pensées, les émotions mélangées. Rien de ce qui se trouve dans la trousse ne te paraît familier. Tu n'as rien d'un infirmer, et pourtant... les gestes te paraissent naturels. Comme si tu savais déjà ce que chaque objet avait pour fonction. Comme si tu l'avais fait des milliers de fois, auparavant. Avant... Qu'y avait-il avait? Tu es tellement concentré, que tu ne réfléchis pas à ce que tu dis, et pourtant.. encore une fois, tu te sens.. toi-même? «Je les ai aussi, ces mauvaises nuits. Constamment. Mais, Blaze...» Tu n'hésites même pas une seconde avant de poursuivre, l'air un peu contrarié, et triste. «Qui t'a fait mal?»

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Blaze
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Jeu 6 Juil - 18:25


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Toutes mes nuits se ressemblent. Lorsque je ne tourne pas en rond dans mon lit, à me torturer l’esprit, j’opte pour une bagarre pour torturer mon corps. J’ai bien peur d’avoir été trop loin ce soir. Je vais avoir du mal à me mouvoir correctement pendant un bon moment. En fait, il y a bien une différence. Ce soir, je me suis laissée battre. Avant, je me défendais au moins un minimum pour faire bonne mesure. Je grimace de douleur en voulant descendre du sofa lit. Or, ta main se glisse dans la mienne et, silencieusement, tu me dis de ne pas bouger. Ta mine inquiète me réchauffe le cœur et me le glace à la fois. Je me sens égoïste d’aimer cette façon dont tu prends soin de moi. Tu me tires vers toi et je t’offre une moue boudeuse. Je déteste dépendre de quelqu’un. Tu n’as pas à faire ça… Je peux me débrouiller toute seule, Jaxen. « J’suis pas faite en chocolat. » te dis-je pour te le faible comprendre. Or, cela ne fonctionne pas. Je te vois aller chercher la trousse de premiers soins, faible et impuissante. Puis, tu reprends place sur le canapé et tu ouvres ladite trousse. « Tournes-toi un peu vers moi. » Je t’obéis. Cela me fait du bien de ne prendre aucune décision. Juste… te laisser prendre le contrôle de la situation.

Tu nettoies avec tendresse le sang séché sur mon visage pendant que je te fixe de mes grands yeux innocents. Ta main se pose sur ma joue et je ferme les yeux en proie à des émotions qui ne me sont pas familières. Rare sont les personnes à qui j’ouvre cette partie de ma personnalité. Puis, tu brises le silence. « Je les ai aussi, ces mauvaises nuits. Constamment. » Je sais, Jaxen. Je sais. J’ai remarqué que tu ne dormais pas beaucoup toi non plus. Tu sais… c’est bizarre qu’on ait jamais eu une conversation sans se crier dessous en sachant qu’on aurait eu tout le temps du monde pour le faire. « Mais, Blaze… » Le reste de ta phrase ne vient pas et j’ouvre les yeux pour t’interroger du regard. « Quoi? » Mes yeux plongent dans les tiens. L’alcool y est fort probablement pour quelque chose, mais j’aurais presque envie de passer mes doigts dans ta crinière dorée. J’aurais envie de t’attirer tout contre moi pour me concentrer sur ce que tu ressens. Pour oublier ce que, moi, je ressens. À quel point j’ai envie de crier de douleur et de rage, encore et toujours. « Qui t’a fait mal? » Puis, je détourne le regard, honteuse. As-tu réellement envie de le savoir? Je ne crois pas. Le moins tu en sais, le mieux tu te porteras. Y’a bien assez de Makfire que j’ai embarqué dans mes putains de conneries. Tu continues à soigner mes blessures et je serre la mâchoire avant de prendre la parole, la voix fébrile. « C’est moi… Jaxen. » J’évite tes yeux bleus en me concentrant plutôt sur ta pomme d’Adam. Je soupire, essayant de trouver le courage. « Je me suis faite ça… Enfin… j’ai eu un peu d’aide… » Je ricane cyniquement alors que je sens les larmes me monter aux yeux. « Mais j’ai cherché la merde. » Ma voix est rauque, en proie à l’émotion. « J’le mérite. »

 

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Jaxen
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Jeu 6 Juil - 19:55

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Ici à Varakes, je n'ai que très peu d'amitiés qui se sont formées. Je redoute l'attachement, et avec raison. Les bribes de souvenirs qui ont refait surface ces derniers temps m'ont montré à quel point l'amour peut être douloureux et ravageur. Quelque part, j'ai une soeur et une fille. Vivantes? Mortes? Se souviennent-elles de moi? Bien que ce soit tout à fait hors de mon contrôle, savent-elles que je les ai oubliées, que je ne me souviens ni de leur visage, ni des circonstances qui font que je me suis éloigné d'elles sans jamais revenir les chercher? Rien que ces sentiments de perte et d'impuissance me donnent envie de me couper du reste du monde pour me protéger, pour me forger une carapace jusqu'à être en mesure de m'expliquer toute cette scène, à peine réaliste, dont je suis l'un des acteurs. C'est pourtant plus fort que moi. Je cherche quand même à prendre soin des autres. C'est dans ma nature, ou tu du moins celle que je commence à apprivoiser. « J’suis pas faite en chocolat. » Bien malgré moi, un rire amusé s'échappe d'entre mes lèvres. Rien de provocateur ou de méchant, juste un rire bien simple, qui s'apprête au commentaire de la jeune femme. «Ça, j'le sais.» Mon rire se transforme en sourire et il reste scotché à mes traits de visage le temps que je m'applique à nettoyer le sang sécher de sur son visage. Je m'ouvre un peu à elle pour lui montrer qu'après tout, même si je ne peux parfois être qu'un con, qu'un crétin sans cervelle, elle peut me faire confiance et s'ouvrir à moi aussi, ce soir. Et pas juste ce soir, mais tout le temps. Je ne saisis pas tout à fait la raison pour laquelle ça m'inquiète autant de la voir ainsi. Toutes ces blessures, ce sang. Il n'y a pas lieu d'être pour elle de se retrouver dans cet état, qui plus est, en étant complètement saoule. Je lui pose les questions les plus banales, mais les plus révélatrices, et ce qui m'est annoncé me bouleverse plus que je ne l'aurais cru. « C’est moi… Jaxen. » J'arrête mon mouvement sur sa joue, et je cherche son regard. On aurait dit qu'elle me fuit, et pourtant ses yeux ne sont pas bien loin. Elle m'évite, clairement. Elle a honte? Je ne pourrais deviner ce qu'elle ressent, mais... c'est évident qu'elle n'aime pas ça. Qu'elle n'est pas bien. « Je me suis faite ça… Enfin… j’ai eu un peu d’aide… Mais j’ai cherché la merde. » Elle n'est pas bien du tout. Je me sens encore plus impuissant que jamais. Qui suis-je pour la sermonner? Qui suis-je pour essayer de la réconforter? Nous ne connaissons l'un de l'autre que notre caractère de merde et les défauts que nous laissons transparaître pour nous faire chier mutuellement, depuis le début. Mon coeur tambourine dans ma poitrine, et je me sens perdre mes moyens alors que c'est moi qui devrait être en contrôle de la situation. Alors, je tente de ravaler mes émotions et je glisse ma main sous son menton, que je soulève de quelques centimètres, afin de trouver son regard. Elle m'évite encore. « J’le mérite. » Je fronce les sourcils, choqué. Je tente au mieux de garder mon calme. Toutes ces blessures, tout ce sang, ces plaies, cette douleur... elle est allée la chercher elle-même. Elle l'a provoqué, pour souffrir, pour se taper sur la tête. «Regarde-moi.» Malgré moi, mes mains tremblent légèrement. Elle doit le sentir, puisque mes doigts tiennent son menton afin qu'elle me regarde enfin droit dans les yeux. J'aperçois des larmes qui perlent au coin de ses yeux et ça me chamboule. Elle mérite mieux que... ça. «Blaze, tu vaux bien plus que ça.» Je n'ai jamais été doué pour trouver les bons mots, je finis toujours pas balancer des bêtises, ce que je souhaite éviter le plus possible, présentement. «Tu ne mérites pas de te retrouver dans cet état... là. Blaze, r'garde-moi. On a visiblement tous oubliés qui nous sommes et pourquoi nous sommes ici. On a peut-être fait ou vécu des trucs horribles. Mais peut-être aussi que ces souvenirs qui nous reviennent, petit à petit, n'en disent que très peu sur qui nous étions vraiment. Qu'as-tu fait pour le mériter? Tu ne peux pas dire ça... tu ne peux pas te faire ça. Tu es...» Je dis n'importe quoi. Je sais qu'elle s'en fout sûrement de ce que je lui balance. «Ne te fais plus ça, Blaze. Tu mérites tellement mieux que ce que tu penses.»

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Blaze
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Sam 8 Juil - 22:16


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Je fuis ton regard comme la peste. Quel genre de personne cherche les emmerdes dans les ruelles? Celles qui sont instables, dangereuses… celles qui sont des bombes à retardement. C’est ce que je suis, Jaxen. Tu devrais prendre tes distances. Tu devrais continuer à être le con que j’adore embêter parce que j’ai bien peur de blesser celui qui a un grand cœur. Je n’aurais pas dû te dire tout ça. Je ne veux pas t’embêter avec mes soucis. J’ai déjà du mal à gérer le fait que Makfire tienne assez à moi pour que cela l’atteigne également. J’aurais dû me le fermer. J’aurais dû dire la même blague stupide que j’ai servi à Jaeger au milles et une nuits. J’ai les poings maladroits… j’y peux rien. Maintenant, je me sens coupable de t’avoir embarqué là-dedans. Je me sens égoïste. Si tu savais à quel point. « Regarde-moi. » Je vois tes mains trembler et je serre la mâchoire. Voilà exactement ce que je voulais éviter. Putain, t’es conne Blaze. Putain que t’es conne.  « Blaze, tu vaux bien plus que ça. » Un rire cynique s’échappe malgré moi d’entre mes lèvres. Qu’est-ce qu’il en sait? La seule Blaze qu’il connaisse est une connasse qui n’arrête pas de l’emmerder. « Dis pas ça… Tu me connais pas. Tu sais pas… Tu sais rien. » Tes doigts me retiennent le menton et j’évite toujours tes grands yeux bleus. Je sens que tu es sincère, mais je suis la seule à être en mesure de juger ma personne. Et j’ai décidé que j’étais une mauvaise personne. Un point c’est tout. C’est comme ça et t’y peux rien. « Tu ne mérites pas de te retrouver dans cet état là. Blaze, r’garde-moi. On a visiblement tous oublié qui nous sommes et pourquoi nous sommes ici. On a peut-être fait ou vécu des trucs horribles. Mais peut-être aussi que ces souvenirs qui nous reviennent, petit à petit, n’en disent que très peu sur qui nous étions vraiment. Qu’as-tu fait pour le mériter. Tu ne peux pas dire ça… tu ne peux pas te faire ça. Tu es… » J’ai enfin le courage de plonger mon regard dans le tien. Je suis un monstre, Jax. Rien de ce que tu diras n’a d’importante pour moi. Seule ma sœur jumelle compte et, tu sais quoi?... J’ai la certitude qu’elle est morte. J’aurais pu la sauver Jaxen. J’aurais pu. « Ne te fais plus ça, Blaze. Tu mérites tellement mieux que ce que tu penses. » Tes doigts sur mon visage sont chaleureux et réconfortants. Je n’ai pas envie que tu me fasses la morale. J’ai juste besoin de quelqu’un qui se contente d’être là. Juste besoin de contact physique qui ne soit pas des coups. « Arrête ton charabia, d’accord? J’ai pas envie qu’on me répète que j’suis une meilleure personne que ce que j’crois… parce que c’est faux. C’est faux » Ma voix tremble légèrement sur ces deux derniers mots. « J’aurais pu la sauver et je l’ai pas fait. Maintenant, j’dois en payer le prix et personne m’en empêchera. » Une larme coule sur ma joue droite. « T’as vu les cicatrices, Jaxen. Tu les as vues. Bah elles me rappellent à tous les jours à quel point un truc manque à ma vie… et c’est elle. Ça a toujours été elle. » Je pointe du doigt mon tatouage. Joy. Puis, je pose mes deux mains sur tes joues, le regard plongé dans le tien. « Maintenant, tais-toi. » murmurais-je à ton intention. Nos visages sont tout près l’un de l’autre et j’ai seulement envie que tu m’embrasses. Je veux me perdre dans tes yeux bleus et sentir tes lèvres sur les miennes.


 

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Jaxen
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Lun 10 Juil - 19:06

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« Dis pas ça… Tu me connais pas. Tu sais pas… Tu sais rien. » Son rire irrite ton cœur. C’est comme si les efforts que tu mets pour essayer de comprendre, pour apprivoiser sa confiance, pour la soigner, ne servent en réalité à rien. Peu importe ce que tu diras, tout sera faux. Rien ne sera assez bien pour la calmer, pour la réconforter. Rien ne sonnera vrai à ses oreilles. Et pourtant, tout est vrai. Elle vaut bien plus que ça, incontestablement. «J’sais, que je ne sais pas. Et pourtant… je sais.» C’est tellement contradictoire. Tu ne connais rien de son histoire, rien de son passé. C’est un fait : vous avez tous un passé qui vous est inconnu. Un passé qui revient pour certains par bribes de souvenirs. Un passé vraisemblablement pas joyeux pour certains. Pour Blaze et pour toi, il n’y a rien de beau, rien de soulageant, rien d’encourageant. Elle évite toujours ton regard, preuve qu’elle te fuit, qu’elle a honte de quelque chose. Il n’y a rien de facile, de s’ouvrir à un inconnu. C’est ce que tu es : un inconnu. Elle t’est tout aussi étrangère, d’ailleurs. Vous savez l’un de l’autre ce que vous avez apprivoisé de votre vie actuelle, ce que vous vous êtes créés, comme quotidien. Lorsque Blaze se décide enfin à affronter ton regard perçant et inquiet, ce que tu y découvres te rentres dedans de plein fouet. C’est difficile à expliquer, tu ne pourrais décrire ce que tu perçois dans le brun de ses yeux, mais c’est un mélange de tant de choses, que ça te percute, te chamboule. Sa vulnérabilité te touche, encore une fois. La carapace qu’elle se fait te déplaisait aux premiers abords et pourtant, tu en viens presque à l’apprécier, à comprendre vos différends. Vous êtes visiblement deux têtes fortes, se forgeant tous deux des carapaces pour se protéger du mal extérieur, pour éviter le plus possible d’être blessé, comme vous l’avez été auparavant. Ton instinct ne te trompe pas toujours, tu commences de plus en plus à comprendre, à saisir le sens de tout ça. Arrête ton charabia, d’accord? J’ai pas envie qu’on me répète que j’suis une meilleure personne que ce que j’crois… parce que c’est faux. C’est faux » Tu secoues lentement la tête et ouvre la bouche, prêt à répliquer, mais tout de suite elle enchaîne et tu l’écoutes attentivement. « J’aurais pu la sauver et je l’ai pas fait. Maintenant, j’dois en payer le prix et personne m’en empêchera. T’as vu les cicatrices, Jaxen. Tu les as vues. Bah elles me rappellent à tous les jours à quel point un truc manque à ma vie… et c’est elle. Ça a toujours été elle. Tu ne parviens pas à tout saisir. Des zones floues auxquelles il te manque visiblement des détails, elles sont nombreuses. Elle. C’est qui, elle? Ces cicatrices, tu les as bien vues, l’espace de quelques secondes à peine. Et c’est là que ton cœur a manqué sortir de ton torse la première fois. Tellement de douleur, dans ce petit bout de femme. Tu vois la larme qui roule sur sa joue, suivie d’une autre, et puis d’une autre encore. Elles coulent, très lentement pour terminer leur course sur la ligne du menton. Parfois elles tombent, ou s’arrêtent en plein milieu de la course. « Maintenant, tais-toi. » Ses deux mains sur tes joues... Ce contact. Tu sens la température monter. Tout ton corps s’échauffe, il bouille. Tu vois ses yeux, ses lèvres. Et tu vois ses larmes. Et encore ses lèvres. C’est comme un film : la scène qui doit suivre est presque prévisible. Mais, tu ne peux pas l’embrasser… Pas dans cet état. Elle n’est pas en état de réfléchir. Elle est bouleversée. Et saoule. Et pourtant… Ta respiration s’arrête, alors que ton pouce se glisse doucement sur sa joue mouillée. Tu essuies les quelques larmes qui continuaient leur ascension vers le bas de son visage. Ton autre main, elle, lâche la serviette qui épongeait tout à l’heure le sang de sur sa peau, et vient se poser contre son dos, le long de sa colonne. De ta main, tu pousses contre son dos pour la rapprocher de toi, et tu penches légèrement ton visage pour venir poser tes lèvres contre les siennes. Un baiser immobile, un baiser presque ennuyant, mais l’inquiétude et la peur d’être allé trop loin, d’avoir mal interprété son regard, son geste de ses mains contre ton visage.. Ce contact si doux, si agréable… Tellement agréable et chaleureux. Un contact depuis si longtemps oublié, mais qui te rassurait pourtant tellement. Tu voudrais tellement que le baiser perdure, qu’il soit plus intense, plus passionnel, peut-être. Tu es tellement partagé dans tes émotions, que c’en est déroutant. Contre toute attente, tu t’éloignes de son visage en plongeant à nouveau tes yeux d’un bleu perçant, dans le brun noisette des siens, et tu es nerveux. Vraiment nerveux, ne sachant que dire, ou que faire. «Je... désolé.»

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by Wiise
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Blaze
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Mer 12 Juil - 23:28


the world was on fire
jaxen & blaze
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Je sais ce que tu penses. Je sais ce que tu ressens. Littéralement. Ce simple contact me donne accès à tout. Il détruit toutes les barrières physiques. Tu ne le sais pas. Tu ne t’en rends pas compte, mais je pourrais facilement en tirer profit. Je pourrais aller fouiller dans ta mémoire. Je pourrais connaître le moindre de tes secrets. Or, je ne le fais pas. Je me contente d’apprécier cette pointe d’ambiguïté dont ton esprit fait preuve… cette instabilité émotionnelle qui, pour une fois, n’est pas la mienne. Je laisse tes ressentis faire échos aux miens et effacer cette affreuse douleur qui me tord la poitrine. Je ressens cette bonté que tu cachais sous tes airs sarcastiques depuis si longtemps. Tu ne sais pas… non. Mais tu sais. C’est ce que tu as dit et, pour être honnête, je comprends. Je ressens cette petite détresse qui parcourt tes veines en voyant cette brunette pleurer, fragile, vulnérable. Cette colocataire qui t’exaspérait tellement avec ses règles de colocation si strictes et sa façon de te prendre de haut comme si t’étais qu’une merde. Cette femme si forte, mais si fragile en même temps. Tu ne savais pas. Maintenant tu sais, Jax’, tu sais. Maintenant, tu connais cette facette cachée de ma personnalité. Ça me terrifie de penser à cette éventualité mais c’est la stricte vérité. Mes yeux sont plongés dans l’océan infinie que sont les tiens et je te vois. Je te vois tel que tu es réellement. Tout comme, toi, tu me vois maintenant comme je suis réellement. Faible. Un jour réaliseras-tu que je ne suis pas une bonne personne. Je l’ai tuée, Jax. J’ai tué Joyce et je ne me le pardonnerai jamais. Mes mains sur tes joues, mon visage tout près du tien, je ressens cette pointe d’hésitation. Cette façon gentleman que tu as de penser que tu ne devrais pas. Penser que tu ne devrais pas céder à la tentation. J’adore être l’objet de cette tentation. Je me sens… désirée. Plus que ça… c’est différent. Différent d’avec Shadow. C’est doux, hésitant et tendre. Tout le contraire, mais loin d’être à sous-estimer. Ton pouce glisse sur ma joue pour y pêcher quelques larmes. Je sens ta main se poser sur mon dos et je sens ma respiration se bloquer. Je retiens mon souffle, fébrile. Je me rapproche davantage et… tes lèvres posent un baiser papillon sur les miennes. Comme si tu avais peur de me faire mal. Tu aimerais que le baiser perdure. Tu aimerais qu’on s’enflamme. Or, tu détaches tes lèvres des miennes. « Je… désolé. »

Enfin, je prends une respiration. Tes mains sont toujours sur moi et j’adore ça. J’en ai marre de la souffrance. Marre. J’ai besoin de toi, Jaxen. J’ai besoin de tes lèvres et de cette douceur infinie dont tu fais preuve. Je pose un regard envieux sur ta bouche et mon pouce effleure ta lèvre inférieure droite. Cette courbe… putain qu’elle est alléchante. Je murmure. « Le sois pas. » J’approche de nouveau ma bouche de la tienne et mon baiser est doux sans y enlever une pointe de sensualité. Ma main gauche se fraie un chemin vers ta nuque et, comme des aimants, nos corps se rapprochent. Je ne pense plus à rien d’autre qu’à ton corps pressé contre le mien. Me voilà presque à califourchon sur toi. Je mordille légèrement ta lèvre inférieure et un sourire amusé se dessine sur mes lèvres. J’approfondis notre baiser sans lui enlever de la douceur. J’ai besoin de cette tendresse. Un soupire satisfait se fraie un chemin entre mes lèvres. Mes joues rosissent légèrement et mon cœur bat la chamade. Si cet instant pourrait ne jamais se terminer, Jaxen. Si c’était possible…


 

chaotic.evil
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Jaxen
the royal cobras
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Jeu 13 Juil - 12:06

no one can save me but you
blaxen
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Ce contact humain, cette chaleur qu'il te procure... ça rend les choses tellement plus simples le temps de quelques secondes, alors qu'elles sont loin de l'être. Ses mains sur tes joues, son regard sur toi et puis vos lèvres qui s'unissent dans un bref baiser qui dure à peine plus d'un moment. Le jeu auquel vous jouiez prend maintenant une toute tournure. Blaze a maintenant ce pouvoir, cette emprise sur qui te rend tellement puissant et à la fois si faible. C'est pourquoi tu préfères rompre tout de suite ce baiser, avant qu’il ne soit trop tard. Avant que l’alcool, qui progresse déjà depuis un bon moment dans ses veines, ne disparaisse, et qu’elle prenne réellement conscience de tout. De cette soirée. Avant qu’elle n’ait des regrets que tu ne pourras effacer. Tes interrogations et tes peurs n'ont pas toujours lieu d'être, mais tu redoutes tellement de choses. Tu redoutes de lui faire du mal, mais tu redoutes encore plus d'être blessé au milieu de tout ça. Tu es sobre et parfaitement en état, mais tout se mêle dans ta tête.

C'en est assez des mauvais jours, des souvenirs qui te ruinent le moral et qui te mettent à terre, tel un soldat qui a perdu la bataille. Et pourtant, c'en est assez aussi de cette solitude dans laquelle tu t'enfermes. « Le sois pas. » Ce contact de son doigt sur ta peau, sur ta lèvre, t'enflammes et t'excite. Tout ton corps est à la recherche d’un contact avec la peau de Blaze. Tu ne te l’avoues pas complètement, mais c’est ce que tu veux. Tu fermes les yeux en sentant son doigt sur ta bouche, en sentant ses lèvres qui viennent chercher à nouveau les tiennes et qui te donnent envie d’en avoir plus. Tu hésites… toujours et encore. Et puis merde! Fuck la contenance. C’est l’instant présent qui compte. Blaze a repris le contrôle de la situation, mais tu ne veux pas être qu’un spectateur de ton propre plaisir. Tu te retrouves presque sur le dos, avec une jeune femme sur toi, qui ne lâche pas ta bouche d’une seconde. Ta main déjà dans son dos se faufile un chemin le long de sa colonne vertébrale jusqu’à sa nuque afin de mettre un peu plus de vigueur à ce baiser, pour lui faire sentir que tu la désires. Ce contact à la base de ses cheveux ne dure qu’un instant, puisque tes doigts reprennent maintenant leur descente le long du dos, jusqu’à atteindre les hanches. De tes mains, tu les attrapes pour rapprocher son bassin du tien, ce qui au travers du baiser qui perdure, t’arrache un faible grognement d’excitation. Tu ne sais plus où donner de la tête. Tu oublies le monde autour de toi. Tu oublies tes problèmes, ta misère, ta douleur, ta peine. Tu oublies l’endroit où vous êtes, et tout le reste. Il n’y a plus que toi, et Blaze. Plus que vos corps qui bouillent, qui s’enflamment et réagissent au contact de l’un et de l’autre. Tu la veux. Tu la désires. Il ne faut plus que l’une de tes mains pour retenir son corps contre le tien. L’autre se fraie plutôt un chemin sous son chandail tout en le remontant légèrement, permettant un contact plus direct avec sa peau. Ce qu’elle est douce… et chaude. Évidemment, tu te contiens, tes doigts s’arrêtent dans la courbe de son dos, mais ce n’est pas l’envie qui manque que de découvrir plus. Tu l’as vue nue l’espace de quelques secondes dans la salle de bain, un peu plus tôt, mais ce n’est rien de comparable. Là, tu la découvres. Tu as envie de découvrir chaque parcelle de sa peau. De profiter de l’instant présent et d’apprécier sa douceur et sa sensualité. Tu recherches sans cesse ce contact avec Blaze… Tu as peur qu’elle se désiste, mais au final, tu te rends bien compte qu’elle a tout le pouvoir sur toi et que la décision lui revient. Tu es un homme faible…

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by Wiise
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Blaze
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Ven 14 Juil - 13:12

 

J'espère que ça ira.
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Jaxen
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Ven 14 Juil - 22:42

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Blaze
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Lun 17 Juil - 23:25

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Jaxen
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Mar 18 Juil - 14:49

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Blaze
the royal cobras
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MessageSujet: Re: Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you    Ven 21 Juil - 11:49


the world was on fire
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L’alcool m’embrouille le cerveau. Je n’arrive plus à démêler tes émotions des miennes et, franchement, ça m’arrange. Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas eu le plaisir de seulement profiter du moment lorsque ma peau touche celle d’une autre personne. C’est… rafraîchissant. Je balance ma dentelle un peu plus loin et je me retrouve à moitié nue devant ces yeux qui me font craquer. J’y vois à la fois un océan dans lequel je me perds avec plaisir, mais également cette lueur de désir ainsi que cette pointe d’hésitation. Je sens tes doigts chauds sur ma peau et me cœur tressaute plus que jamais dans ma poitrine. Je retiens mon souffle lorsqu’ils effleurent la courbe de mes seins. Si tu savais à quel point j’en ai envie. Putain. Ta masculinité engorgée frôle légèrement le haut de mes cuisses et j’ai l’impression que je vais exploser. Tout mon corps brûle de désir pour toi et, disons-le, c’est plutôt ironique en connaissance mon prénom. Or, une fois de plus, tu t’arrêtes. Je sais exactement ce que tu vas dire avant même que les mots se forment dans ta bouche et c’est comme si on m’écorchait le cœur. Ton front contre le mien, je t’implore. Ne fais pas ça, Jaxen. S’il te plaît. « Ce soir, ce… c’est une mauvaise idée. » Je ferme les yeux, comme si on m’avait giflé. Or, ouais, c’est l’impression que j’ai. Tu viens de me mettre une baffe en pleine tronche. J’aimerais hurler. Putain, j’aimerais exploser mais je me contente d’imploser comme je sais si bien le faire. Tu n’as pas besoin de voir à quel point ces mots me blessent. « Putain, j’ai envie de toi, Blaze. Je te veux… » C’est faux. FAUX. Bordel, arrête de faire comme si c’était ce que tu voulais parce que, de toute évidence, tu ne veux pas de moi. Tout mon corps se raidis et je ne ressens plus rien excepté cette foutue douleur qui revient en force. Mes ecchymoses et cicatrices te dégoûtent et t’empêchent de poursuivre ce que nous avons commencé. Or, Jax… ce que tu ne comprends pas, c’est que c’est moi. Putain, ces ecchymoses c’est tout ce que je suis. Je ne changerai pas. Je suis cette tête brûlée qui se bat pour se punir. Je suis cette femme autodestructrice qui se trouve juste sous tes yeux et tu la repousses. Je me suis ouverte à toi, tu sais… Des larmes se forment sous mes yeux, mais je tente de tenir bon. Je me suis ouverte à toi et… tu n’as pas aimé ce que tu as vu, évidemment. Toi, ce qui te branchais, c’était cette tête de mule, forte et caractérielle que je t’ai laissé croire que j’étais. ÇA, cette femme vulnérable, c’est moi... « Mais c’est une mauvaise idée. » Je serre la mâchoire et me détache de toi sans dire un mot, en fuyant tes prunelles bleues. J’enfile rapidement la première chose qui me tombe sous la main et c’est ton t-shirt. Assise sur le bord du lit, les poings serrées sur tes couvertures, j’essaie d’avoir le courage de redevenir cette femme forte. Ma voix est rauque et mon regard planté sur le mur. « Comme tu veux. » J’essaie de faire comme si j’en avais rien à foutre, mais j’ai l’impression que tu viens de m’écraser le cœur avec ta chaussure. « Bonne nuit. » que je te dis avant de monter dans ma chambre, de me laisser tomber dans mon lit et d’enfouir ma tête dans une oreiller. Les sanglots font tressauter mes épaules silencieusement. J’en ai marre de cette vie de merde.
 

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Blaxen ‹ the world was on fire and no one can save me but you
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