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let's not make mountains out of molehills. (wason)

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Mason
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MessageSujet: let's not make mountains out of molehills. (wason)   Mar 4 Juil - 9:01



let's not make
mountains out of molehills


Assis dans le canapé de ton salon, l'un des rares meubles de la pièce, tu repenses à ces derniers jours pendant que tes doigts tournent distraitement les pages d'un livre, sans te donner le temps d'en lire le contenu. À vrai dire, tu en connais déjà l'histoire par cœur pour l'avoir parcouru de nombreuses fois ces dernières semaines, à la recherche d'un indice quelconque qui te rappellerait qui tu es vraiment. Ce livre, c'est celui que tu as retrouvé dans tes effets personnels à ton réveil à l'hôpital. Tu ne sais pas pourquoi, mais depuis que le souvenir de ta mère a refait surface, tu n'as cessé de penser à ce livre. Te le lisait-elle, lorsque tu étais plus jeune? Est-elle à l'origine de cette lettre écrite sur la première page du livre aujourd'hui disparue? Ce livre devait avoir de l'importance, pour qu'il se retrouve dans tes affaires. À moins que ce ne soit le contraire. À moins qu'il ne soit là que pour t'induire en erreur. Après tout, tu n'es même pas certain qu'il t'appartenait réellement. Tout cela pourrait tout aussi bien faire partie d'une mise en scène.

Poussant un soupir d'ennui, tu te décides à te lever, abandonnant le livre sur le canapé, là où il finit la plupart du temps. Ce soir, tu n'as pas envie de rester seul chez toi. Tu n'as pas spécialement envie de faire quoique ce soit en réalité, mais la perspective d'une nouvelle soirée de solitude ne t'emballe pas plus que ça. Tu ne travaillais pas aujourd'hui et tu as déjà passé la plus grande partie de la journée enfermé, seul. Tu te surprends à penser qu'un peu de compagnie ne te ferait pas de mal, de temps en temps. Un colocataire te permettrait sans doute de te bousculer un peu dans ta routine. Très vite, pourtant, tu chasses cette idée de ta tête. Tu es bien, tout seul. Tu fais ce que tu veux, quand tu le veux. Et puis, il faut pouvoir avoir confiance en son colocataire et, la confiance et toi, vous faites définitivement deux. Machinalement, tu te diriges vers la salle de bains. Un seul bref coup d’œil dans le miroir t'indique que tu es loin d'avoir bonne mine. La faute, sans doute, aux courtes nuits que tu as eues récemment. Depuis ta sortie de l'hôpital, tu te réveillais régulièrement en sursaut et en sueur, comme sortant tout juste d'un cauchemar sans pour autant pouvoir t'en rappeler. Mais, ces derniers jours, tu te réveilles uniquement avec l'image de ta mère et toujours plus de questions sur ta vie d'avant. Bien décidé à sortir désormais, tu estimes qu'une bonne douche te ferait sans doute le plus grand bien et, une demi-heure plus tard, tu es prêt à quitter ton appartement. Tu as opté pour une tenue sobre car tu sais désormais où te rendre. Refermant la porte derrière toi, tu consultes ta montre. Si tu te dépêches, tu arriveras peut-être à attraper le dernier bus. Pour le retour, tu te débrouilleras pour rentrer à pieds avant que la nuit ne tombe complètement.

Lorsque tu arrives devant le casino, quelques personnes font la file pour pouvoir y pénétrer. Un agent de sécurité à l'air peu commode dévisage les nouveaux arrivants à peine entrés dans le bâtiment et tu ne peux retenir un sourire en coin. Ça t'amuse toujours autant de voir à quel point ces gorilles peuvent se donner un genre pour essayer d'impressionner les gens quand la plupart d'entre eux n'ont probablement que des muscles et rien dans le cerveau. Détournant ton attention du dit gorille, tu te mets à voyager entre les tables, observant les différents types de joueurs que tu retrouves à chaque fois que tu viens ici. Tu aimes le casino pour la variété de personnes que tu y rencontres mais, si tu viens régulièrement, tu ne joues cependant jamais, préférant éviter d'entrer dans une spirale dont tu ne pourrais peut-être pas sortir. Alors, tandis que tu voyages d'un coin de la grande salle principale à l'autre, les minutes commencent à défiler, te faisant perdre la notion du temps.
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Wade
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MessageSujet: Re: let's not make mountains out of molehills. (wason)   Mar 4 Juil - 13:12

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Tu ne t’es jamais autant ennuyé que ce soir. A dire vrai, tu t’ennuies depuis ta rencontre avec Shadow et le fin mystère qu’il t’a dévoilé à ton sujet, toi qui ne soupçonnait pas encore que les habitants de cette drôle de ville avaient, en plus de l’amnésie quasi-totale, des capacités hors-normes. En définitive, tu faisais bel et bien parti d’un groupe d’individus, de ceux capables de moduler leurs corps et en améliorer la condition physique, allant des sens aux muscles. Autrement dit quelque chose de complètement ahurissant qui dans d’autres circonstances aurait dû t’effrayer. Mais non, tu es resté, tu as écouté et emmagasiné sans broncher, jusqu’à réellement te révéler. Depuis tout a changé, tu vois le monde autrement, et cette quête perpétuelle pour retrouver tes souvenirs n’est devenue qu’une seconde main, curiosité balayée par celle émanant de ta capacité. Dauthus tu l’es, et tu voudrais en maîtriser toutes les facettes. Malheureusement, la journée a défilé à une vitesse grand V et te revoilà là, à l’entrée du casino, à faire office d’agent de sécurité. En soi, tu ne détestes pas ton job, c’est toujours mouvementé en règle générale, mais ce soir tu aspires à autre chose. Tu voudrais être ailleurs, à courir sur les toits et prendre un peu plus conscience de chaque parcelle de ton corps, pour progresser, t’entraîner, et qui sait, revoir peut-être cet inconnu pas si inconnu au serpent dans le dos.

Les clients défilent, un à un, et ton expression ne change pas, demeure inerte tandis que tu sembles les scruter de manière si perçante que parfois c’est à peine s’ils osent te regarder. Tu ignores tout ce qui peut bien passer dans leurs petites têtes blondes et ce n’est pas ton job de le savoir, tu dois simplement veiller à ce que le casino ne rencontre pas de problèmes, que les salariés ne sont pas enquiquinés par des clients véreux ou mal intentionnés, et que des petits crétins opportunistes ne s’amusent pas à tenter quoi que ce soit dans le but de dérober un peu de monnaie. En soi, il serait difficile de réussir à braquer le casino, mais tu le sais, il peut être vite fait pour des pickpockets d’errer dans le dédale des différentes allées de jeux. Pour l’heure, tu gardes ton oreillette au creux de ton oreille et observes les entrées de manière concentré, quand bien même l’envie soit grande de te tirer pour aller courir et évader ton esprit. Les visages continuent inlassablement de défiler, pour certains, des traits que tu reconnais et pour d’autres de parfaits inconnus. Intérieurement tu te demandes le pouvoir de chaque individu qui passe. De quoi untel est capable, tu tentes de deviner et ça te passe le temps, jusqu’à ce qu’un visage on ne peut trop familier finisse par apparaitre dans ton champ de vision, te faisant légèrement plisser les yeux. Pas au point d’être repéré. Le brun est déjà venu plusieurs fois sans jamais jouer. Ce n’est pas nécessairement un drame mais ça commence doucement à t’agacer. Errer de cette manière n’est pas chose anodine, du moins, au niveau de ton boulot. Si tu le laisses entrer tu n’en penses pas moins et le fixes avec insistance, l’air presque mauvais. Menaçant. Tu avertis par le biais de ton regard bicolore que tu n’es pas prompt à demeurer patient ce soir, et même la  nuit toute entière.

Un sourire en coin apparait sur les traits du jeune homme et tu ne le quittes toujours pas des yeux. Cet air d’autosuffisance qu’il semble se donner ne te plait guère et conforte un peu plus ta méfiance envers lui. Il doit faire du repérage, il ne peut en être autrement. Détournant les yeux, Mason pénètre à l’intérieur et tu le laisses filer, t’occupant de terminer ton poste à l’entrée, une fois qu’un autre agent serait venu te relayer. Vous tournez sans cesse, pour avoir divers points de vue. Le fait de bouger en quasi permanence vous permet de rester focaliser sur vos objectifs et votre surveillance, mais ce n’est finalement qu’au bout d’une quinzaine de minutes supplémentaires que celui qui prend ta place parvient à ton niveau. Lui donnant une fine tape amicale sur l’épaule, tu t’éclipses à l’intérieur à la recherche de ton jeune homme au sourire de couillon. Si seulement tu savais qu’il n’en pense pas moins de toi…

Il te faut bien plusieurs minutes supplémentaires à naviguer lentement dans les allées de la pièce principale pour l’avoir à nouveau dans ton champ de vision. Il observe les jeux, comme s’il se promenait dans un parc. Fronçant le nez, tu demeures impassible, entendant les différents commentaires de tes collègues dans l’oreillette. « RAS. Wade. » que tu prononces à ton tour pour les autres, décidant de ne pas les alarmer si jamais tu faisais fausse route. Un nombre incalculable de minutes se passe avant que tu ne te décides à bouger, constatant avec une certaine lassitude qu’il n’a toujours pas décidé de jouer. Te tenant à l’écart et suffisamment éloigné, tu viens appuyer contre  ton oreille. « J’ai un jeune homme brun en visuel qui tourne sans arrêt autour des tables de jeu sans jamais s’y asseoir ou même jouer. Ce n’est pas la première fois qu’il vient. Je vais voir ce qu’il en est. ». Quelques secondes à peine après avoir donné ton diagnostic, différents ok te parviennent en réponse et tu te diriges droit vers Mason sans perdre un instant, le regard braqué sur sa silhouette qui s’éloigne près des machines à sous. Sans attendre, tu le saisis par le bras pour l’attirer plus loin dans un endroit moins bondé et non au beau milieu des machines. Tu n’es pas réputé pour y aller de main morte. « Bonsoir monsieur. » que tu as tout de même pris le temps de lâcher à son attention avant de le saisir sans ménagement. « Puis-je vous demander pour quelles raisons vous ne jouez jamais lorsque vous venez ici ? ». Simple question anodine, cela va de soi, tu essayes d’être un minimum civilisé, et surtout, tu ne l’accuses de rien.    

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Mason
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MessageSujet: Re: let's not make mountains out of molehills. (wason)   Mer 5 Juil - 13:11



let's not make
mountains out of molehills


Toi qui aime observer davantage qu'agir, tu es toujours stupéfait de voir le panel de gens qui vient passer quelques heures au casino. Des gens d'horizons tellement différents qu'on les imaginerait difficilement se regroupant ailleurs qu'ici. En réalité, tous ces gens ont un point commun et c'est finalement bien la seule chose qui compte une fois les portes d'entrée franchies. Ils viennent chercher ici quelque chose que peu d'autres endroits ne peuvent réellement leur apporter. Pour certains, il s'agit de l'euphorie de la victoire. Cette satisfaction de se dire qu'on a réussi là où d'autres ont échoué. Pour d'autres, le frisson de la lente agonie qu'ils ne peuvent s'empêcher de ressentir en voyant leur portefeuille se vider, petit à petit. Agonie virtuelle pour la plupart seulement, tandis que d'autres en perdront sans doute tellement la tête qu'ils finiront leur vie sans le sou. Ruiné, tout ça à cause d'un stupide jeu.

Arpentant les allées de long en large, ton regard se pose ici et là, tantôt sur ce jeune homme à l'air inquiet -c'est probablement sa première visite au casino car il ne sait visiblement pas comment placer ses jetons- tantôt sur cette femme à l'air sûr d'elle. Elle a le visage fermé. Concentré. Et celui lui sert plutôt bien car elle ne perd presque jamais, passant parfois son tour avant de miser à nouveau sur le bon chiffre et d'empocher des gains toujours plus astronomiques. Il y a de ces gens qui semblent avoir la chance avec eux, quoiqu'ils fassent, tandis que d'autres enchaînent les malheurs. Ceci dit, tu doutes qu'on puisse considérer qui que ce soit à Varakes comme réellement chanceux. Après tout, d'après ce que tu savais, vous étiez tous dans le même cas. Vous vous étiez tous réveillé avec la même surprise, celle de ne rien reconnaître autour de vous. De ne pas vous reconnaître. Et perdre ses souvenirs, son identité, ne pouvait définitivement pas être une bonne chose, même si certains semblaient malgré tout y trouver leur compte.

Las des tables de jeux, tu te décides à aller voir ce qu'il se passe près des machines à sous. Là encore, très souvent, des phénomènes parviennent à t'étonner. Les mains dans les poches de ton pantalon, tu continues ton chemin, les yeux se posant partout où ton regard est attiré. Tu n'as cependant pas le temps d'atteindre la première machine qu'une ombre t'arrête en venant se placer juste devant toi. Un « Bonsoir monsieur. » glissé à ton égard plus tard et te voilà traîné de force à l'écart des joueurs. Tu vois défiler les lumières du casino devant tes yeux tandis qu'on t'emmène dans une destination encore inconnue. Le temps que te rendes compte de ce qu'il t'arrive, et avant que tu ne puisses te demander ce que tu as bien pu faire pour provoquer cela, le type s'est une nouvelle fois adressé à toi. « Puis-je vous demander pour quelles raisons vous ne jouez jamais lorsque vous venez ici ? » Tu lèves enfin les yeux pour voir à qui tu as affaire et tu comprends enfin qui est à l'origine du doux traitement qui vient de t'être réservé. Le gorille de l'entrée. Celui qui croyait te faire peur avec son regard menaçant et sa mâchoire serrée. « Ah d'accord. » Tu marmonnes, plus pour toi que pour lui. Tu comprends mieux désormais pourquoi tu le déranges mais tu ne savais pas que les agents de sécurité étaient aussi censés pousser les gens au vice. Après tout, ça se tient. « Je suis navré, je n'avais vu nulle part qu'on était obligés de jouer pour pouvoir rester. » Tu lâches, sans détourner le regard du sien. Tu n'es clairement pas impressionné et tu comptes bien lui faire comprendre. Après tout, tu as déjà croisé bien pire que lui ici, à Varakes. « Je peux le récupérer? » Que tu lui demandes soudainement, le plus calmement du monde cependant, en désignant du regard ton bras qu'il tient toujours fermement. C'est qu'il a une sacrée poigne, le gorille, mais ton visage reste impassible, malgré tout. Puis tu lâches un simple « S'il vous plaît. » avant même qu'il n'ait desserré sa prise, ponctué par ton habituel sourire en coin. Ta marque de fabrique.
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Wade
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MessageSujet: Re: let's not make mountains out of molehills. (wason)   Jeu 6 Juil - 10:35

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Tu n’as strictement rien d’un gorille. Tu peux te montrer froid au premier abord, avoir les traits irrémédiablement fermés mais ce n’est là qu’un jeu de rôle, d’autres diraient que tu souris comme un diable enjôleur dans d’autres circonstances. Mais pour l’heure, tu fais juste ton boulot, et tu es même pour ainsi dire plutôt bien payé pour ce que tu fais. Les charmes de côtoyer le luxe dans toute sa splendeur. C’est à croire que dans ton autre vie tu avais une sorte de renommée dans le métier pour avoir une paye aussi haute dans la limite du raisonnable. Car tu n’es pas spécialement riche, tu gagnes juste bien ta vie, avec de quoi ne pas t’inquiéter à la fin du mois et pouvant te permettre quelques petites folies. Cela ne te monte nullement à la tête en réalité, tu te sais, ou t’es découvert être plutôt, quelqu’un de simple avec des envies simples. En disent longs les quelques croquis d’ores et déjà gribouillés sur ton carnet vierge récupéré à ton réveil.

Prunelles bicolores posées sur les différents coins de jeu, tu retrouves la silhouette de Mason parmi ces dernières mais comme à l’accoutumé, il ne joue pas, se contentant d’observer et d’analyser. En soi il ne s’agit pas là d’un crime, mais tu ne peux t’empêcher de trouver ça louche, tu ne fais que répondre aux attentes que l’on a de ta personne vis-à-vis de la sécurité. Alors tu déambules dans les allées tel un prédateur renfrogné, avertis tes collègues par le biais de ton oreillette digne de James Bond lui-même, et tu viens attraper ton peut-être futur malfaiteur par le bras. Avec détermination, tu le traînes plus loin, hors de portée des âmes joueuses qui dépensent lentement mais sûrement leurs économies. La soirée n’est pas assez avancée pour que les premiers mauvais perdants se fassent entendre. Les soirées ou les nuits suivent toujours un chemin logique, mais jamais elles ne sont deux fois semblables. Aimable, tu tentes de l’être du mieux que tu peux avant de finir par t’arrêter dans un coin de la salle, mais à peine le jeune homme lâche son ah d’accord, tu devines qu’il allait être casse-couille pour tes nerfs. Encore un qui se croit être sorti de la cuisse de Jupiter. La réponse qui suit t’hérisse davantage les poils et tu viens te positionner face à lui sans libérer son bras et le serrant sûrement un peu trop fort. Pas assez pour le lui briser, même si avec ta force surhumaine tu en serais tout bonnement capable, si tu le voulais.

Il te fixe et tu ne quittes pas son regard, lancé dans une mini guerre que tu prédis aisément. Il va vraiment te faire chier, tu le sens. L’air toujours renfrogné, tu suis ses yeux quand il fait référence à son bras que tu tiens toujours entre tes doigts. Fronçant les sourcils, tu ne daignes pas t’exécuter tout de suite, il ne doit pas croire que sous prétexte qu’il te le demande tu vas le faire sans broncher et aussi facilement. Suspicieux, tu attends que les secondes s’enchainent avant de voir son visage se darder d’un sourire en coin un peu trop prétentieux à ton goût. C’est sans la moindre délicatesse et en silence que tu finis par relâcher son bras, repoussant ce dernier sans doute un peu trop fort. « Tu trouves qu’il y a quelque chose de drôle ? ». En un temps record, tu viens de passer du Monsieur au tu très personnel, signe indéfectible qu’il se joue de tes nerfs et que tu comptes bien lui rendre la pareille. « Maintenant que tu as récupéré ton bras, vas-y je t’écoute. Qu’est-ce que tu viens faire ici si ce n’est pas pour jouer ? ». Tu prends la température, venant croiser tes bras contre ta poitrine, probablement un peu serré dans ton costume noir et blanc, mais tu ne l’as pas choisi, et de toute manière tu es musclé tu n’y peux rien. C’est tout, c’est comme ça. « Car, pour ta gouverne, il n’y a normalement pas besoin de panneaux pour indiquer que le but de venir au casino c’est de… Jouer. Tout repose sur ce mot tu sais, jouer. Tu peux te promener, une fois, peut-être même deux, mais dans ton cas on en est déjà à la dixième, et tu n’as jamais joué. ». Tu insistes sur les trois derniers mots avec une attention toute particulière. « Alors soit tu n’as pas d’argent et auquel cas je vais devoir te raccompagner gentiment dehors, soit tu prépares un sale coup et auquel cas je vais également devoir te raccompagner un peu moins gentiment dehors. ».

Tu uses de ta carrure massive à n’en pas douter, c’est le jeu que tu dois jouer, à défaut de faire pleuvoir tes propres billets. Tu joues une comédie sur laquelle personne ne doit émettre de doute. Mason prendra-t-il à la comédie ? Peut-être, peut-être pas.

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Mason
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MessageSujet: Re: let's not make mountains out of molehills. (wason)   Lun 17 Juil - 13:10



let's not make
mountains out of molehills


En quittant ton appartement pour te rendre au casino, tu pensais pouvoir enfin passer une soirée tranquille. Enfin, tu n'es pas sûr qu'on puisse vraiment passer une soirée tranquille au casino, mais tu allais enfin essayer d'oublier la journée pourrie que tu avais passée. Seul, à ressasser sans cesse ce foutu souvenir qui avait surgi d'on-ne-sait-où. C'était qu'un pauvre souvenir de toi bien plus jeune, le souvenir de ta mère qui te rassure, qui te dit qu'elle sera toujours là, mais ça avait eu le don de te déboussoler. Tu voulais juste te sortir tout ça de la tête. Trouver le calme en toi au milieu du vacarme des machines. C'est parfois étrange, comme le bruit extérieur arrive à faire taire les voix qui résonnent dans notre tête. C'était tout ce que tu voulais ce soir. Tu ne voulais pas devenir accro au jeu mais tu avais besoin de te changer les idées. Vraiment. Alors tu allais peut-être enfin jouer. Essayer, du moins. Juste quelques billets. Tu pouvais te le permettre. Ton salaire n'était clairement pas des plus élevés, mais tu n'étais pas du genre à acheter quoi que ce soit sur un coup de tête. Alors tu avais de l'argent de côté. Juste assez pour essayer d'oublier.

Tu pensais que le jeu allait te distraire mais finalement c'est une toute autre distraction qui te tombe dessus. Une distraction fort peu commode mais qui ne t'amuse pas moins pour autant. Tu vas peut-être finir par le regretter mais, jusqu'à maintenant, tu n'es pas déçu d'être venu. Lorsque tu demandes si tu peux récupérer ton bras, tu ne t'attends pas à ce qu'il réponde à ta demande sans jouer d'abord de sa position de force. Le contraire serait bien trop simple. Il finit par relâcher brusquement ton bras, devenant visiblement plus énervé chaque seconde qui passe. « Tu trouves qu’il y a quelque chose de drôle ? » Oui, toi, mec. Tu t'abstiens cependant de prononcer tes pensées à haute voix, doutant fortement que cela lui plaise. Pour retenir le nouveau sourire qui fait frémir tes traits, tu te mords l'intérieur de la lèvre, tentant de garder ton sérieux, le regard toujours plongé dans celui du blond en face de toi. « Pas du tout, m'sieur. » tu lâches finalement, cachant difficilement la pointe de sarcasme dans ta voix et insistant sur le dernier mot un peu plus que tu ne l'aurais voulu. Ou exactement comme tu le désirais. Après tout, la provocation te colle à la peau. Tu as complètement oublié pourquoi tu es venu au casino. Et c'était bien le but recherché.

Le gorille -tu trouves décidément que ça lui correspond de plus en plus au fur et à mesure de ton échange avec lui- croise les bras sur sa poitrine. Tu t'attends presque à le voir gonfler son torse et le percuter de ses poings. « Maintenant que tu as récupéré ton bras, vas-y je t’écoute. Qu’est-ce que tu viens faire ici si ce n’est pas pour jouer ? » Tu t'apprêtes à lui répondre quelque chose qui ne va probablement pas détendre l'atmosphère mais il t'interrompt avant que tu aies pu dire quoi que ce soit, se lançant dans un monologue qui te paraît interminable. Décidément, il t'amuse de plus en plus. Malgré tout, tu fais semblant de l'écouter avec attention. Tu vois qu'il prend son rôle à cœur, tu n'as pas envie de le dégoûter. Quoique. « Je suis navré d'avoir fait naître le doute, je suis juste quelqu'un de très indécis. Mais maintenant que j'ai compris comment les machines fonctionnent, je crois que j'ai fait mon choix. » Tu t'interromps une seconde pour lui lancer un sourire dévoilant tes dents parfaitement blanches. « En tout cas, je vous remercie pour vos précieux conseils. Vous faites vraiment bien votre travail. » Tu viens tapoter doucement son épaule, comme si tu voulais dépoussiérer sa veste. En fait, tu veux juste le pousser à bout. Et tu es sûrement sur la bonne voie.
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I.R.F
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MessageSujet: Re: let's not make mountains out of molehills. (wason)   Lun 17 Juil - 13:53

SOUVENIR DE WADE
Tes paupières sont fermées, mais tu vois encore les flashs. Tu entends toujours les ambulanciers s’affairer, sortir le corps en hâte de votre appartement. Tu les as suivis dans l’ambulance même si tu aurais préféré rester à l’arrière, rester loin de tout ceci. Ta tête repose contre le mur derrière toi. Tu ouvres lentement tes mains, que tu tenais fermées en poing depuis plus de deux heures. Tes jointures te font souffrir, mais tu encaisses en silence. « M. Thornton? » Tu ne captes pas, sur le moment, que c’est à toi qu’on parle. Une main se pose contre ton épaule et tu sursautes, empoignant l’avant-bras de la jeune femme pour la repousser. Tu la fixes un moment, l’air hébété, balbutiant quelques excuses. « Oui, je.. Pardon. Je ne vous ai pas fait mal? Est-ce qu’elle va bien? » Tu craches cette question qui te brûle les lèvres depuis un long moment déjà. Tu tentes de ne pas te créer de faux espoirs, mais au plus profond de ton âme, tu espères qu’elle soit toujours en vie. L’infirmière tourne simplement les talons et te mènes dans un bureau à l’écart, refermant la porte derrière toi et te priant de prendre place sur l’une des deux chaises. « Je n’ai pas d’excellentes nouvelles. » Elle prend des gants blancs, mesurant l’impact de chacun de ses mots. « Elle est toujours vivante. Mais sa vie ne tient qu’à un fil… Elle est dans le coma. Et… Nous ne savons pas si elle en sortira un jour. » Elle t’explique que le manque d’oxygène a causé des dommages irréversibles à son cerveau, qu’elle vivra avec des séquelles majeures pour le restant de sa vie. Un légume, tout simplement. « Prenez le temps de peser le pour et les contre. C’est votre mère, après tout. » Tu te relèves directement et tournes les talons. « Débranchez-la. » Tu claques la porte sans même y penser à deux fois, et tu quittes l’hôpital, les poings serrés. Le silence ne s’est pas seulement emparé de ton âme. Il l’a complètement dévorée.

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Wade
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MessageSujet: Re: let's not make mountains out of molehills. (wason)   Lun 17 Juil - 16:59

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M’sieur. Il appuie sur le mot. Il insiste sur le mot et ce ton condescendant ne te plait pas. Il se fout royalement de ta gueule et tu ne le supportes pas. Tu te fais violence, te mordant l’intérieur de la joue pour te retenir et lui accorder malgré tout le bénéfice du doute. Lâchant son bras sans douceur, tu tentes de te montrer aussi ironique que lui mais avec tes mâchoires serrées ce n’est pas chose aisée. Histoire de camoufler ton agacement, tu viens croiser les bras contre ta poitrine, ignorant qu’il te compare ouvertement à un grand singe dans sa caboche de moineau. Car oui, pour agir comme il le fait, il doit foutrement être inconscient ou même idiot. Tu lui exposes alors ta théorie sur son compte, lui expliquant comment les choses sont censées se passer en ces murs. Un casino est fait pour jouer, pas pour se promener sans arrêt quand on a du temps à tuer. A tes yeux, il est clairement louche et bien que tu ne sois pas du genre à cogner facilement, ou même spécialement violent sur ton lieu de travail, tu sais que tu peux réagir au quart de tour, tu l’as déjà prouvé. Et ses explications ne te conviennent nullement. Fronçant les sourcils, tu serres un peu plus la mâchoire en le regardant d’un air qui veut tout dire. Tu ne le crois pas, pire encore, son attitude t’énerve. Il suffit de voir ce sourire resplendissant venir étirer ses traits pour comprendre qu’il te prend pour un con. Hors, on ne te prend pas pour un con en s’en sortant aussi facilement. « Hm. » que tu lâches à sa première phrase, le regardant d’un air sérieux et sauvage, ne laissant que peu de place au doute sur tes envies probablement meurtrières. Si tu dois ressembler à un animal, ce ne serait pas un gorille, mais plutôt un ours. Un ours contrarié. En tout cas, je vous remercie pour vos précieux conseils. Vous faites vraiment bien votre travail. Subitement, il te touche, tapote ton épaule à la manière d’un jeune trou du cul qui se prend pour plus intelligent qu’il ne l’est sûrement. D’un coup sec tu attrapes son poignet entre tes doigts, mais tes yeux ne le voient plus.

Tu n’as eu qu’un seul flash jusque-là, autrement dit une proportion infime, tu n’es pas assez habitué pour en reconnaître les signes avant-coureurs. Les images défilent sous tes yeux, vivaces et violentes. Tu revois les flashs lumineux, puis l’obscurité même, jusqu’à ce qu’on ne te touche. Tu sursautes, tournes la tête par réflexe mais n’entends plus le bruit des machines ni du casino tout autour, juste les allées et venues incessantes des ambulanciers. L’odeur aseptisée emplie tes narines et ta respiration s’accélère. Tu te sens perdre patience, angoissé. Ton poing libre se serre sur lui-même au gré des images et tu as comme l’impression que ton cœur est saigné à blanc. Tu te mets à bouger, emmené tout droit vers un bureau et le rideau tombe comme le couperet sur ta gorge. Tu ne sais encore pas de qui il s’agit et tu bois les paroles de l’infirmière comme s’il s’agissait de ta propre vie. C’est votre mère après tout. Le verdict s’effondre en miettes sur ton âme écorchée vive et tu déglutis difficilement. Tu te vois tourner les talons et te diriger vers la porte tandis que ta voix résonne en boucle dans ta propre tête. Débranchez-la. La porte se claque et tu serres le poing, enfonçant tes ongles dans la chaire de ta paume. Tu serres également le poignet de Mason bien plus fort que tu ne le voudrais, et lorsque tes prunelles sont à nouveau capable de le voir, elles sont brillantes et ta gorge est nouée. Incapable de respirer, tu sens ton rythme cardiaque battre sauvagement à tes tempes en tentant de te contrôler, mais c’est plus fort que toi, et avant que tu n’aies eu le temps de dire ouf, ton poing vient s’écraser contre la pommette du jeune homme.

Par chance, tu n’y as pas mis ta force de Dauthus, juste celle qu’il faut, et de part de tes muscles, recevoir un de tes coups ne fait pas foncièrement du bien. Sans attendre et afin de ne pas perturber davantage les clients qui commencent à se retourner face à votre spectacle, tu l’attrapes par le col et le tires au-dehors sans dire un mot. Le silence s’est emparé de ton âme. Tu as perdu ta mère, tu as ordonné qu’on la débranche, tu as signé son arrêt de mort sans même sourciller, le cœur brisé et les poings en miettes.

« Tire-toi. » que tu lâches entre tes dents serrées en le repoussant le plus loin possible de toi pour ne pas lui faire plus de mal. Ton souvenir t’a perturbé comme jamais. Pire que la première fois. Tu t’en veux, au fond, de l’avoir frappé, mais tu n’es qu’à moitié conscient de ce que tu fais. Débranchez-la. Débranchez-là. « J’ai pas que ça à faire d’écouter tes provocations. » que tu ajoutes d’un air mauvais. Sans doute comprendra-t-il ce qu’il t’est arrivé, ou peut-être pas. Tu n’en sais rien et tu t’en fiches. Tu t’en voudras plus tard, raison pour laquelle tu iras le trouver sur son lieu de travail, mais pour l’heure ton âme sourde est souffrante et pour le bien de tous tu ne dois pas exploser. « Tire-toi ! ». Tu hausses le ton et fais barrière pour ne pas qu’il rentre mais tes yeux vairons te trahissent. Ils hurlent ta douleur.

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Mason
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MessageSujet: Re: let's not make mountains out of molehills. (wason)   Mer 19 Juil - 10:13



let's not make
mountains out of molehills


C'est plus fort que toi. Tu sais que c'est con mais tu ne peux pas t'empêcher de provoquer les gens. C'est ta façon à toi de prendre le contrôle de la situation. Ta façon de montrer aux gens qui t'entourent que tu n'as peur de rien alors que t'as cette fichue boule au ventre qui ne te quitte jamais. Ce sentiment que rien ne tourne vraiment rond qui s'insinue en toi tel un poison et te bouffe de l'intérieur. Même lorsque tu parviens à l'oublier quelques instants. Tu es juste complètement paumé face à cette vie, cette nouvelle chance, qu'on vous a donnée. Imposée. Tu ne comprends pas ce que tu fais là et ça te ronge. Mais tu détestes ça, alors tu mets ton masque et tu prends bien soin de rester caché derrière. Souvent, tu tombes sur des gens qui t'ignorent. Tu les énerves, tu les agaces, mais ils comprennent rapidement que réagir à ta provocation ne va faire qu'alimenter ce petit jeu stupide dont toi seul connaît les règles. Et puis il y a les gens qui n'arrivent pas à rester de marbre. Comme Skye, l'infirmière qui s'est occupée de toi quand tu t'es réveillée. Comme le videur en face de toi. Tu sais que tu es sur une pente glissante mais tu persistes, malgré tout. « Hm. » C'est tout ce qu'il répond à tes explications. Tu ne doutes pas qu'il est entrain de bouillir de l'intérieur et, l'espace d'une seconde, tu es content que, malgré les pouvoirs incroyables de certains, aucun d'entre vous ne soit capable de tuer par la seule force du regard, sans quoi tu serais probablement déjà mort à l'heure qu'il est, tandis que le blond serait entrain d'expliquer comment il en est arrivé là. Malgré tout, tu en rajoutes une couche, te moquant très ouvertement de lui et tu fais probablement le geste de trop. Du moins c'est ce que tu en conclus.

Tu n'as pas réellement le temps de comprendre ce qu'il se passe ensuite. Tout ce que tu sais, c'est que lorsque ta main touche son épaule, il réagit au quart de tour, t'attrapant le poignet et arrêtant ton geste en plein élan. Tu es surpris mais pas autant par son geste que son regard. Un regard vide à faire peur. Pour la première fois depuis que votre échange a commencé, tu n'as plus vraiment envie de rire. Tu ne saisis pas immédiatement le drame qui se déroule dans sa tête, tu vois juste ses traits se durcir encore et puis, d'un coup, tu ne vois plus rien. Tu ne vois pas le coup venir mais tu le sens une fois donné. Lorsqu'il t'attrape par le col, tu te laisses faire, plus préoccupé par la douleur qui se répand dans ton visage que par le fait de te faire traîner dehors. « Tire-toi. J’ai pas que ça à faire d’écouter tes provocations. » Tu ouvres péniblement ton œil gauche, là où il vient de te frapper, parfaitement conscient de ta pommette qui enfle considérablement. Une envie de répliquer monte en toi, réchauffant tes muscles malgré le vent froid de l'extérieur. Mais une voix dans ta tête te dit de lâcher l'affaire. « Tire-toi ! » Il se répète, plus insistant. Tu te rends compte que tes poings sont toujours serrées, tu ne sais pas depuis quand, malgré la voix qui se répète elle aussi. Laisse tomber, Mason, il n'est pas dans son état normal. Tu le remarques seulement maintenant, mais il semble être habité par une rage qui ne peut pas seulement être due à ton comportement. Un type en costume, le même que celui du blond, s'approche alors de toi et te prend par le bras. D'un geste vif, tu te libères de son emprise. « C'est bon, lâchez-moi, je m'en vais. » tu grognes, entre tes dents. Un dernier coup d’œil à ton assaillant et tu te retournes, disparaissant au bout de la rue sans un regard derrière toi. Ce n'est que deux rues plus loin que tu t'arrêteras devant une vitrine pour juger l'état de ton visage tuméfié avec un nouveau grognement. « Putain. » Tu regretteras probablement davantage encore demain.


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let's not make mountains out of molehills. (wason)
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