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Makali ♦ Stuck with my illusions

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Cali
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MessageSujet: Makali ♦ Stuck with my illusions   Sam 1 Juil - 14:46




Stuck with my illusions

I left my room on the west side I walked from noon until the night I changed my crowd, I ditched my tie I watched the sparks fly off the fire I found your house, I didn’t even try They’d closed the shutters, they’d pulled the blinds My eyes were red, the streets were bright Those ancient years were black and white

Les lumières tourbillonnent, le monde tangue. J’ai les jambes qui flanchent, les yeux qui brûlent et la cervelle en feu. J’entends les cris, je vois les corps qui se déhanchent et qui pressent, pressent mon bassin, collent ma poitrine et effleurent mon visage. J’ai mal ; j’ai froid ; j’me sens bien. J’suis un putain de paradoxe, un rêve éphémère qui trouve ses racines dans une minuscule pilule bleue. Ou violette, peu importe, j’fais pas la différence et puis cette merde qu’on m’a filée, c’était juste un essai. J’la connais pas mais putain j’la kiffe déjà. J’plane, les yeux tournées vers le plafond de la boite ; et la musique se fait plus tendre dans mes tympans, plus douce qu’elle n’était jusqu’alors, le rythme des basses ralentissant au fur et à mesure que je perds pied. J’ai l’impression de m’envoler, les bras qui s’agitent et les mains qui s’agrippent aux cœurs qui passent ; l’équilibre fragile, j’suis qu’une ombre volatile, fugace, qui bientôt ne se sent plus à sa place. La musique change – j’étouffe. Et dans ce monde auréolé de pénombre, je cherche bientôt à fuir les âmes dépravées en jouant des coudes, les pieds tremblants, les pieds hésitant sur la direction qu’ils doivent suivre.

J’ai chaud ; j’ai faim ; j’me sens bien. Je suis dehors à présent, clope maladroitement sortie de son paquet tandis que mes doigts cherchent un briquet. J’ondule, j’ai les idées vagues et l’impression d’être fou – c’est peut-être pas qu’un mythe, après tout. J’heurte un mur ou deux, le rire au bord des lèvres avant de me mettre à chanter. Comme ça, sans raison. Juste parce que je le peux, juste parce que je le veux et que je me fous de l’heure qu’il est. J’laisse mon cœur me guider – pour une fois qu’il me sert à quelque chose cet enfoiré. J’réalise pas bien où il m’emmène, prunelles charbonnées rivées sur le ciel étoilé quoique nuageux. Et mes pupilles dilatées m’offrent un charmant spectacle, ce soir, m’entraînant dans une danse que je ne maîtrise pas bien, les bras levés, les mains tendues vers cette voûte qui me regarde m’enfoncer. Je tournoie, une fois, deux fois, dix fois. J’ai la nausée, l’estomac noué à force de faire n’importe quoi, à moins que ce ne soit un énième effet de cette fichue drogue, j’en sais rien. J’ai envie de rentrer, brusquement, mais j’suis paumé. Aucune idée de ce que j’ai fichu de mon téléphone et encore moins de mes clés, alors que j’tâte les poches de mon blouson de cuir à la recherche de quelque chose qui pourrait me sauver. Puis j’rigole, tout seul, comme un con – y a rien à sauver, Cali, au fond tu le sais.

Nouvelle volute de fumée soufflée dans la lumière orangée du lampadaire, un sourire en coin sur les lèvres tandis que je la regarde s’évaporer tout en envoyant mon mégot valser. J’en ai ras le cul de cette soirée, je veux rentrer – me voilà bipolaire, rendu grognon par la simple idée de marcher. Alors je cours, petites foulées régulières pour souffle de bœuf asthmatique, les cheveux dans la gueule et la pluie qui se met évidemment à tomber. J’prends un virage à l’arrache, trop court certainement, puisque j’me prends quelqu’un au tournant. Et bim, une brique dans la gueule Cali, mange toi ça allez hop, alors qu’une vive douleur m’enserre le crâne comme une allumette. La surprise passée, j’essaie d’aligner trois mots pour m’excuser – j’promets rien pour le sens, faut quand même pas abuser.

« Sorry bro, j’vois que dalle avec mes cheveux et cette pluie pourrie, on peut même pas voir les étoiles à cause de cette merde, abusé. Bref rien de cassé ? »

Et la main qui se tend vers la silhouette qui a toujours le cul sur le trottoir détrempée, avec la certitude qu’au fond, j’me fiche de l’avoir blessée.
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Makfire
the royal cobras
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Sam 1 Juil - 21:14

STUCK WITH MY ILLUSIONS
ft Makfire & Cali
Les astres s’alignaient pour que la soirée soit bonne, pour qu'elle le soit pour moi. Je n'avais pas envie de passer la nuit au club et je n'avais pas envie de revenir trop tard. Avec mon petit film d'horreur accompagné d'un gamin, je n'ai pas envie d'affronter d'autre créature, pas ce soir. J'avais cette envie de me blottir dans mes draps et dormir pendant quelques jours. Je suis épuisée, j'aimerais quelques jours de congés, des vacances. Sortir de cette ville me ferait le plus grand bien, mais c'est impossible, du moins j'imagine pas sans avoir les pieds devant. Ma vie devenait un enfer et me dire que le seule moyen de quitter cet endroit c'est en crevant. Vivre n'était plus aussi facile depuis quatre semaines, j'étais un peu sur le pilote automatique, le mode survie. Tous mes sens étaient en alertes avec cette douleur bien active. Il m'arrivait de prendre des anti-douleur, mais avec Shadow à la maison, je n'ai pas envie qu'il s'accroche à moi pour que je me pointe à l'hôpital. Je ne peux pas lui en vouloir d'essayer, mais l'orgueil me tient par la gorge et je ne suis pas prête à admettre ce qui m'est arrivé. On s'en ait prit à moi comme si j'étais une poupée de chiffon, comme si j'étais endormie. Mes souvenirs face à l'agression était fragmentés. Ce qui me frappait de plein fouet, c'est l'anneau qu'ils portaient au doigt. Les Dime Lions. J'étais furax, mais je n'osais pas vraiment en parler, des plans pour partir une guerre pendant que je ne me supporte même pas et que me battre est plus douloureux que simplement marcher.

Je marchais pour aller au club, je marchais pour rentrer à la maison, je marchais pour aller au milles et une nuit, je marchais en permanence. Je piquais des anti-douleur dans la pharmacie à la maison, mais le moins possible pour que mon colocataire protecteur ne s'en rende compte. L'inquiéter était parmi mes plus grands problèmes. Peut-être même le premier. Inquiéter mes cobras était le plus grand souci qui occupait mon esprit. La disparition de Ray était suffisante, mon état physique ne l'était pas. Du moins à mes yeux. Tant qu'eux sont en vie et qu'ils ne trahissent pas le gang, je ne me soucis de rien, pas même mon état. Ma douleur je l'encaisse, je la vis, mais parfois elle est insupportable. Tellement agressive que je n'arrivais plus à bouger. J'avais fait le choix de rester à la maison, de m'épargner l'action de la ville, du club et du bar. La tranquillité de l'appartement, seule et en silence me permettait de réfléchir un peu mieux. Allongé sur la couette à contempler le mur dans ce silence tueur, je n'avais aucune idée si j'allais arriver à dormir avec cette souffrance me traversant l'échine. Je devais calmer la douleur avant de simplement pouvoir y penser. Debout contre mes jambes, rictus permanent sur mon visage, je longe le mur hors de ma chambre et puis à travers la salle de bain. À la recherche d'anti-douleur, mes doigts ne trouve rien. Je n'ai qu'un seul choix. En fait deux s'offre à moi, mais une nuit de plus sans réel sommeil était inhumain. J'ai pilé sur mon orgueil, j'allais devoir sortir ce soir. Veste en main, téléphone de l'autre, je quitte l'appartement m'engouffrant dans les rues. Je ne pensais qu'a ma douleur, elle qui me faisait avancer, petit à petit. La pluie s’abat sur moi et mon corps devient plus lourd, et j'eus besoin de m'arrêter. J'ai donné mon attention à ma respiration, à peine l'onde me percutant, je lève la tête et je le vois. La scène au ralentit, mes yeux s'ouvrent grand, son corps se plaque contre le mien et je me retrouve dos au sol avec se cri silencieux. Mon corps se tord quand sa voix se mêle au déluge. Mon regard s'assombri armé de colère et de mal. Je prend sa main pour me redresser, la serrant un peu trop fort. t'as qu'à les faire couper. Et va te chercher des lunettes tu y verras plus claire. J'étais aigre, amer, j'avais bien envie de lui foutre une baffe. Je ne sais même pas ce qui me retient. Il vient tout de même de me percuter, d'engendrer un nouveau degré de douleur et en plus il me prend pour un mec. L'eau ruisselle à travers mes cheveux découvert et mes prunelles se plante sur lui avec moue de colère au visage.


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Cali
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Dim 2 Juil - 12:13




Stuck with my illusions

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Les gouttes s’amoncellent le long de mon visage alors que j’reste là, la main tendue dans l’ombre. Étrangement, je n’ai plus froid. Seule la douleur lancinante de ma tête, cumulée aux vapeurs du stupéfiant, me rappellent que j’suis toujours en vie et que cette rencontre – percutante – n’est pas le fruit de mon imagination. Mais j’perds patience, j’ai pas que ça à foutre alors faut qu’il se magne, que j’sois en tort n’y change rien.

« T’as qu’à les faire couper. Et va te chercher des lunettes tu y verras plus clair. »

J’hausse un sourcil, voix féminine résonnant dans mes tympans comme un martyre, main enserrée par cette poigne qui ne cherche qu’à broyer. Pour le coup j’suis vraiment en rogne et prêt à en découdre, faudrait pas qu’elle se prenne pour la Queen du secteur celle-là, surtout que j’me suis excusé et que j’l’ai ramassée. J’ouvre la bouche pour l’envoyer chier mais à travers ces mèches trempées qui m’bouchent la vue, j’la reconnais enfin. Shit. J’fais un pas en arrière, les yeux agrandis par la surprise, et j’la dévisage un court instant. C’est elle. La fille de l’appartement, celle avec qui j’étais censé habiter à ma sortie de l’hôpital. Celle, aussi, que j’passe pas mal de temps à observer depuis quelques mois, avec l’intime conviction que nos destins sont liés d’une certaine façon. Complètement bateau, pas du tout moi, et j’me sens vraiment débile de penser à ce genre de truc alors que je la connais même pas.

M’enfin. Pour le moment, j’me sens comme un gosse un peu paumé, j’dois me reprendre avant qu’elle ne se décide à me mettre un pain. C’est qu’elle a l’air énervée, la gamine. A deux doigts de me refaire le portrait pour l’avoir propulsée au sol. Un petit sourire en coin sur les lèvres, j’fais genre de prendre sa remarque à la rigolade.

« Sur, chef. Demain, première heure. »

Puis j’la détaille un peu. Cette manière de s’tenir, un peu voûtée, ces marques qu’elle a sur le visage et qui lui donnent l’air d’une bad girl au bord de l’éruption. On dirait qu’elle est dans l’mal, mais comme j’capte pas tout, j’me plante peut-être. Quoiqu’il en soit, le mieux dans tout ça, c’est que j’plane tellement que je la vois double ; deux fois plus de plaisir, y a des jours où t’es un gars chanceux mon Cali. J’me redresse un peu, tout en appuyant de ma main gauche sur l’endroit où le mur m’a frappé.

« Pas la peine de m’en coller une, j’vois bien qu’c’est toi qui as la tête la plus dure ici. »

En témoigne le sang qui coule sur mes doigts, tout droit venu de mon arcade. Mon sourire s’agrandit un peu, tandis que la pluie s’infiltre dans mon cou, ruisselant le long de mes bras et de mon dos. J’suis trempé mais j’m’en fous, j’suis bizarrement content d’être là. Envolée, l’envie de rentrer. Bazardée, la mauvaise humeur. Contrairement à elle, j’m’estime chanceux en ce moment-même. Un vertige m’assaille et m’remet les idées en place – faut que j’soigne cette merde, et j’ai rien chez moi pour ça. Pas envie d’aller à l’hosto pour si peu – et me taper trois heures de queue, même pas en rêve – mais j’connais une pharmacie pas trop loin.

« Y a une pharmacie à cent mètres d’ici. T’as l’air d’en avoir autant besoin que moi. »

J’désigne du menton un point invisible sur ma droite, puis j’commence à marcher. Lentement, histoire de voir ce qu’elle décide de faire, même si secrètement j’ai envie qu’elle se joigne à moi. Décidément cette pilule me fait un drôle d’effet, j’me reconnais pas.

« Allez viens, c’est pas très loin. Tu pourras me démolir après si t’en as toujours envie. »

Et allez, j’suis encore trop gentil.

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Makfire
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Dim 2 Juil - 14:03

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La pluie m'agresse, elle me rend agressive. La pluie flirt avec ma peau, elle me fait du bien. Je suis confuse, je n'ai aucune idée de ce qui m'arrive, de ce qui se passe dans mon cerveau. La douleur joue avec ma patience et mon résonnement. Cette chute me met sur les dents. Je suis en colère et je ne me gêne pas à le montrer. Je pourrais me risquer à dire que j'ai noyé des gens pour moins que ça, mais c'est faux. Je tuerais pour ne plus avoir cette douleur, ça c'est vrai. Ma mâchoire bien serrée, je le fixe, lui et ces cheveux noir ébène qui couvre en partie son visage. Je veux voir son visage, savoir à qui j'ai envie de casser le nez. J'aimerais le lui cassé, là tout de suite, mais je préfère me tenir le bras qui tient absolument à trembler. Je le ramène contre moi le serrant discrètement. Désinfectant. Autre chose à mettre sur ma liste d'achat à la pharmacie. J'aurais bien aimé me passer de ce mec ce soir. J'avais des plans, des plans complètement différent, à l'opposé de marcher sous la pluie. J'aurais bien préféré regarder les chaines de la ville. Zapper jusqu'à ce que je m'endorme.

« Sur, chef. Demain, première heure. »

Je regarde ailleurs ne supportant pas son sourire. Il faut dire que dans d'autre circonstance, je lui aurais sûrement rendu, mais vu la situation, il va aller se faire foutre avec son sourire. Je croise les bras et passant ma joue contre mon épaule. Je grogne et soupire en roulant les yeux. J'avais envie de foutre le camp, le contourner et continuer mon chemin, mais mes jambes n'ont pas voulues bouger. Je suis restée planté là devant lui à le fixer lourdement.  Qu'il foute le camp, que j'aie la paix. Je ne vois pas très bien son visage et ça m'énerve. Je suis des yeux sa main qui se pose contre le mur et mes sourcils se fronce.

« Pas la peine de m’en coller une, j’vois bien qu’c’est toi qui as la tête la plus dure ici. »

Je pourrais aisément dire qu'il lit dans mes pensés, mais en réalité, pas besoin, mon visage le démontre assez bien cette envie de lui foutre une baffe en pleine gueule. Lui casser le nez serait le minimum. Ouais, le minimum. Le silence était d'or, je préférais me taire qu'en rajouter, je n'avais pas envie de faire prendre par la police. J'ai réussi à m'en sortir depuis mon arrivé, hors de question de mettre du boulot sur le dos de Ophelia, elle méritait mieux que ça. J'y rêverai ce soir, avec plaisir, peu importe les techniques de torture. Je veux sa gueule. Ce sang sur ses doigts m'attire. Je réussi enfin à faire un pas vers l'avant. J'incline légèrement la tête et cherche à voir. J'en oubli presque le fait qu'il m'a bousculé.

« a une pharmacie à cent mètres d’ici. T’as l’air d’en avoir autant besoin que moi. »

Ça tombe bien, c'est exactement là que je me rendais. J'avais besoin d'antidouleur et peut-être même de la glace. Bouffer de la glace me ferait du bien. Fixer un mur non, mais avec de la crème glacé, ce serait parfait. Il s'éloigne, près à rejoindre le lieu qui nous aiderait tous les deux.

« Allez viens, c’est pas très loin. Tu pourras me démolir après si t’en as toujours envie. »

Je grogne un moment, je regarde autour de moi. Et puis merde. Je serre les poings et mon cerveau cogite quelques secondes avant que je m'élance dans sa direction. J'ai besoin d'y aller et tant qu'à y aller, vaux mieux m'occuper de lui par la même occasion. Je le rejoins assez rapidement et l'agrippe par le col arrière pour le forcer à s'arrêter. Je le tourne vers moi et le pousse brusquement contre le mur pour l'y plaquer. Je pose mon poing contre son torse pour l'empêcher de bouger. Je glisse ma main sur son visage pour retirer ces mèches de cheveux qui me dérangeaient tant. J'observe sa plaie en silence et y touche, juste pour le faire réagir et affiche un fin sourire satisfaite avant de reprendre le chemin vers la pharmacie.

« Je t'arrangerai ça. Mais ne me fait pas chier, ma patience à des limites. »


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Cali
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Lun 3 Juil - 13:50




Stuck with my illusions

I left my room on the west side I walked from noon until the night I changed my crowd, I ditched my tie I watched the sparks fly off the fire I found your house, I didn’t even try They’d closed the shutters, they’d pulled the blinds My eyes were red, the streets were bright Those ancient years were black and white

J’lève la tête vers le ciel que j’imagine menaçant, lui qui continue de nous déverser des trombes d’eau sur la figure pendant que Madame prend tout son temps. J’commence à bader un peu, au final, j’le sens à l’intérieur, avec les mains qui tremblent et le cœur qui bat à cent à l’heure. J’sais pourtant pas si c’est d’une excitation totalement puérile ou si j’suis sur le point d’avoir une attaque, peut-être un peu des deux – puis surtout, j’arrive toujours pas à déterminer comment j’me sens vis-à-vis de cette rencontre improbable. Sérieux, faut imaginer la scène. Le gars défoncé qui court comme un abruti et percute de plein fouet la fille à qui il ose pas parler depuis des mois. C’est du grand n’importe quoi, franchement. Surtout que j’avais envie d’lui rentrer dedans, j’l’aurais souhaité autrement.

Mes pensées lubriques, alors que j’fixe toujours les nuages avec un sourire débile, m’empêchent de  l’entendre approcher. Elle a bien préparé son coup la gamine, elle qui m’empoigne par le col du blouson pour m’claquer contre le mur avec une force que j’lui soupçonnais absolument pas. En temps normal j’aurais usé d’une ou deux techniques pour inverser les rôles, j’aurais fait l’beau ensuite mais là… ouais, là, j’suis tellement surpris que j’me contente de rester immobile, et j’laisse mes prunelles d’ébène jouir pleinement des traits de son visage. Elle a l’air de s’éclater, ça elle peut pas le cacher, ça lui fait plaisir d’me maintenir à sa merci et j’dois avouer qu’c’est pas pour me déplaire à moi aussi. Une boule de désir au creux du ventre, les lèvres qui s’entrouvrent légèrement et la respiration qui se coupe quand elle lève la main vers moi ; d’un doigt, elle dégage les mèches qui me barrent le front, puis fourre subitement son index pile là où ça fait mal. J’grogne, j’suis prêt à lui cracher dessus maintenant, elle m’fatigue avec son petit sourire et ses manières à la con.

« Je t'arrangerai ça. Mais ne me fait pas chier, ma patience à des limites. »

J’hausse un sourcil en m’dégageant de son entreprise, sourire florissant en imaginant ce qu’elle pourrait bien faire de ses dix doigts. Mais j’décide de m’tenir, pour une fois, et j’laisse libre-court à ce côté gamin qui m’sied très bien.

« Tu m’arranges ça après ou avant m’en avoir collé une ? »

J’ricane un peu puis j’la dépasse avant d’me dire que quand même, j’peux faire un effort et m’adapter à son rythme de pas. En marchant, j’songe que même si j’ai aucune envie qu’elle me materne, j’dis pas non à ses talents d’infirmière qui m’éviteront sans doute d’me taillader l’arcade à une heure du matin. J’ai jamais été doué pour ça, la plupart du temps c’est Ali qui s’y colle en m’sermonnant comme un enfant. J’pense qu’elle se passera de ça, peut-être pas d’me planter comme un gigot cependant. J’fais la moue, frissonnant tout d’un coup, alors que la pharmacie se profile pas très loin. Et puisqu’elle semble pas vouloir parler, j’me mets à fredonner un truc que je connais bien, du U2 j’crois, j’en sais rien. J’ai la tête ailleurs, l’esprit qui divague et le corps qui fait des vagues. J’commence à m’sentir mal mais j’le cache plutôt bien, mieux qu’elle en tout cas bien que ce soit pas un exploit.

J’me glisse à sa suite dans la pharmacie et j’la laisse passer en première auprès de ce vieux bonhomme qui a l’air en fin d’vie, le temps d’jeter un œil au magasin. Malgré moi, j’peux pas m’empêcher d’écouter d’une oreille ce qu’elle demande – encore cette fichue curiosité qui décide de faire des siennes. J’pose pas de questions, pas mon genre, mais ça veut pas dire que j’ai pas envie d’savoir ce qui la met dans cet état. Bizarrement, j’la verrai bien commander en plus une marque de laxatif ou un truc comme ça, histoire de s’décoincer un peu. Et quinze boites de somnifères aussi, pourquoi pas. J’me mordille la lèvre en songeant qu’avec la tête de zombie que j’me traine, j’devrais pas pouvoir dit ça – la différence c’est que ces cernes, j’les ai choisies. J’ai pas l’impression qu’ce soit son cas.
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I.R.F
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Jeu 6 Juil - 16:50

UN SOUVENIR DE MAKFIRE
Ton frère aîné remonte les lunettes de sécurité sur la courbe naturelle de son nez, le creux entre ses sourcils témoignant son agacement. « T'as fait quoi ? Ma pauvre, ce type est un enfoiré. » Tu t'attendais à ce que sa réaction ne soit pas positive, mais pas au point de te grimacer au visage. « Ah ? Et qu'est-ce que tu connais sur le sujet des enfoirés, Lambert ? » Il te regarde longuement avec la tête inclinée et les yeux fixés dans les tiens avant de te répondre sur un ton des plus sérieux. « Je suis un enfoiré, chaton. Je connais les intentions des types dans son genre. Le seul conseil que j'ai à te donner c'est d'annuler les fiançailles. » Sans un mot de plus, il se retourne face à sa table de travail jonchée de pièces de métal qui sont soudainement plus intéressantes que la grande nouvelle que tu viens de lui annoncer. Tu fulmines de le voir autant contre l'optique que tu puisses te marier à celui que ton cœur a choisi. « C'est vrai que t'es qu'un enfoiré, Lam. Peut-être que Clovis sera plus ravi. » Ne se donnant pas la peine de tourner la tête dans ta direction, ses mains se sont mises à retourner un morceau que tu ne sauras identifier d'où il provient - probablement d'une radio qu'il a détruite pour en voler les pièces. « C'est ça, va pleurer sur l'épaule de ton favori. Il va quand même te citer le même conseil que je viens de te donner, mais peut-être que lui tu l'écouteras, mh ? » L'amour fraternel, comme c'est beau parfois. Sauf que ce n'est pas le cas aujourd'hui et tu ravales l'envie violente de lui frapper la tête contre sa fichue table envahie par sa passion d'ingénierie. « Je ne compte pas m'opposer ou t'obliger à annuler, mais il a un point. » La voix de Clovis s'élève dans ton dos, te faisant te retourner pour le voir appuyer contre le cadre de porte du garage en vous observant. Le fait que toi et Lambert avez souvent tendance à parler fort a probablement suffit pour attirer l'attention de l'enfant du milieu. « Tu vois ? Même ton cher Clovis trouve que Klaus c'est un enfoiré. » Le principal concerné étouffe un rire. « Je n'ai pas dit ça. Je dis simplement que ma sœur mérite mieux que lui. » Aussi charmant tente-t-il de paraître contre votre aîné, c'est peine perdue puisque tu es déjà énervée et tu quittes le garage avec un pas lourd. Ton mariage sera grandiose et magnifique, juste pour leur clouer le bec à tous les deux.

Spoiler:
 

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Makfire
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Mar 11 Juil - 19:50

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Qui aurait cru que ça tournerait comme ça. C'était une simple sortie, on simple moment tranquille pour me rendre à la pharmacie. Pourquoi est-ce que ça devait être aussi compliqué, pourquoi est-ce que je devais me retrouvé confronté à cette tête de merde. Je n'étais pas d'humeur à me battre, c'est vrai, mais j'ai l'impression qu'on cherchait bien le problème en me rentrant dedans. Bon, peut-être que c'est faux. J'ai peut-être un penchant pour la paranoïa quand je suis blessée et en douleur. Il n'avait peut-être rien fait de mal, c'était sûrement rien de prévu, mais la situation me mettait en colère. J'avais fini par le plaquer contre le mur pour lui dégager enfin le visage. C'était agressant toutes ces mèches de cheveux qui cachait son visage. Avec cette mémoire visuel, il fallait bien que je lui vois la tronche. Quand j'avais croisé son regard, j'avais l'impression de l'avoir déjà vu, mais je n'étais pas prête à m'attarder à ça. Un regard à sa plaie et j'allais me faire un malin plaisir à le raccommoder. Je n'allais pas y aller de main de morte. Lui tirer quelques grimaces du nez ferait ma soirée! À peine écartée que je vois ce sourire se dessiner sur son joli minois. Je croise les bras un moment et roule les yeux.

« Tu m’arranges ça après ou avant m’en avoir collé une ? »

Je fais mijoter l'idée dans ma tête entendant en levant les yeux un peu plus haut. J'affiche un léger sourire sadique en coin. Je pose mon regard sur lui et laisse tomber un rire qui se joint au sien, mais je vais avouer qu'il ne reste pas bien longtemps. J'avais vraiment cet envie de lui en coller une, mais je ne crois pas que ce soit vraiment le meilleur moment.

« Ne me tente pas, je le ferai volontiers. J'en meurs d'envie. »

J'étais sérieuse et on l'entendait bien dans ma voix. Nous voilà donc lancé vers la pharmacie. Je reste silencieuse jusqu'à ce qu'on passe la porte et même là, je fais les rangées sans lui adresser un oeil ou un mot. Je prend ce dont j'ai besoin et les empile dans mes bras sans réfléchir. J'avais prit l'habitude de prendre ce qu'il fallait. Vu certains problèmes passé, on s'arrange faut croire. Je fais les rangées et puis ma vu s'embrouille, mes yeux devinrent rond. Mon coeur se serre et j'ai cette odeur de garage qui m'agresse les narines. Mes pas ralentissent et j'ai l'impression que mes bras se ramollissent. Mes yeux me font mal, je ne sais pas si j'ai envie de pleurer ou si j'ai envie de dormir. Ma gorge se noue et j'avance encore perdue dans ce souvenir. Comme de fait, mes bras tombent le long de mon corps, laissant tomber tout au sol. Je ne vois même pas qu'il y a quelqu'un devant moi et encore que c'est mon mur de tout à l'heure. Je perds pied et je m'écrase directement contre son torse et mes jambes ont suivit mes bras, elles ont abandonné toute énergie. J'étais fiancée et ce Lambert... Lambert, c'était mon frère. Klaus, mon fiancé, mais merde, qui est-ce que j'étais. Ma tête se perd contre son épaule, mon corps m'a abandonné contre lui et ne semble pas prêt à me ramener sur pieds.


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Cali
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Lun 17 Juil - 17:06




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I left my room on the west side I walked from noon until the night I changed my crowd, I ditched my tie I watched the sparks fly off the fire I found your house, I didn’t even try They’d closed the shutters, they’d pulled the blinds My eyes were red, the streets were bright Those ancient years were black and white

Les prunelles qui s’abandonnent le long des étagères, insensibles à la multitude de noms qu’elles y décryptent. Ibuprofène puis Bedelix, Bedelix puis Pampers, etc., etc. J’gravite, le cœur en balançoire et l’âme teintée de noir. J’ai d’plus en plus de mal à réfréner les palpitations désordonnées d’mon cœur, tambourinement incorrigible qui soulève ma cage thoracique au fil des pas que j’parviens encore à aligner. Le vieux nous observe, j’le sens. J’devine son regard posé sur ma nuque trempée par l’eau d’pluie et les craintes qui s’y cachent ; il a peur. Peur de c’que deux jeunes gens aussi paumés que nous pourraient faire à son échoppe. Mais j’m’en fous, d’sa pharmacie, d’ses médocs à deux balles et de cette nouvelle crème intime sous contrôle dermatologique  – j’la regarde elle.

Elle et son pas hésitant, elle et son regard absent, elle et la multitude d’objets qu’elle tient entre ses mains. Y aurait de quoi instaurer un trafic digne de ce nom avec tout c’qu’elle a, et peut-être que c’est déjà c’qu’elle fait au fond, je n’sais pas. Elle serait pas la première que j’croiserai à en être arrivée là. Je chasse d’un mouvement de tête l’image d’Apo d’mon crâne – rien que d’y songer, ça m’file la migraine – et j’laisse mes doigts courir le long des rayons.

Un pas. Un autre. Virage à 180° et j’me retrouve dans la même allée qu’elle, bien qu’elle ne me voit pas. Obnubilée par sa course du soir au moins autant que je le suis par son visage, et c’est sûrement mieux comme ça. Elle ne capte pas le regard que j’pose sur elle, mi-avide, mi-agacé. J’essaie de m’souvenir de la date à laquelle ce petit jeu d’piste a commencé – en vain. Le cerveau vide, lui qui pourtant ne désemplit pas d’images habituellement. J’ignore l’effet qu’elle a sur moi, mais il est puissant. Joe et sa pilule de merde peuvent aller se rhabiller à côté ; bien qu’au lieu de m’exciter, cette idée me rend plus morose que je n’l’étais.

Moins de deux mètres entre nous. J’ouvre la bouche pour lui faire une remarque sur l’ampleur de ses emplettes, mais j’n’en ai pas le temps. Les yeux qui se révulsent et le corps qui se tord, poupée de chiffon que l’évanouissement malmène – je tends les bras et m’élance, un « merde ! » craché entre mes dents tandis qu’elle vient appuyer mon visage sur mon torse. Bim, retour à la réalité Cali, bienvenue. J’suis sobre tout d’un coup, tandis que j’puise dans mes forces restantes pour la ramener contre moi. Le vieux déboule en panique alors que j’allonge son corps inanimé sur le sol ; d’une main, j’dégage les cheveux qui barrent les traits d’son visage. J’suis inquiet, malgré moi, elle est pâle, bien trop pâle pour qu’ce soit qu’un simple malaise vagal. Le pharmacien est retourné chercher d’quoi prendre sa tension, en me demandant de dégager son bras pour prendre son pouls en attendant ; ce que je fais, en des gestes imprécis, hâtifs.

Et là. J’serre les dents pour retenir la vague de colère qui m’monte à la gorge – c’est débile, j’la connais pas, peut-être qu’elle a choisi ces ecchymoses qui courent le long de ses bras et y dessinent des tâches bleues, vertes, grisées par le temps. Peut-être. Mais j’m’en fous. Si j’tenais celui qui a maltraité un corps pareil, j’lui ferai la misère. J’rassemble mes pensées pour mesurer les battements de son cœur – lents. Trop lents. Le vieux s’est de nouveau agenouillé à côté de moi, son tensiomètre à la main. Alors qu’il entoure son bras à l’aide du scratch, ses yeux s’immobilisent sur les bras tuméfiés. Interdit, il lève la tête vers moi – mais j’ai aucune réponse à lui donner. J’ai besoin de savoir, cependant, peu importe c’qu’elle me fera quand elle l’apprendra. D’une main douce, j’relève un peu le haut qu’elle porte, histoire de laisser passer la lumière jusqu’à son abdomen, où une nouvelle ribambelle de bleus en tout genre m’attendent. Shit. Elle est vraiment dans un sale état.

« Je vais appeler l’hôpital. »

Les mots du pharmacien m’arrachent à mon constat, et j’lui attrape le bras d’un geste sec, histoire de l’couper dans son élan. J’prends mon air menaçant, afin d’rajouter de la crédibilité à c’que j’vais dire.

« Non. Pas l’hôpital. »
« Mais elle… »
« Ta gueule. T’es pharmacien, fais ton job et soigne-la. Si j’aperçois le moindre gyro, j’t’assure que ça va chauffer pour ton cul. »

Impossible de savoir si j’dis vrai ou pas. Mais elle est dans un état pitoyable, et elle a décidé de pas voir de doc, il doit y avoir une raison à ça. Et pour une fois, j’ai envie de respecter son choix. Sur la demande du vieux, j’la porte dans l’arrière-boutique et la dépose sur un lit médical qui traine là. Puis, j’m’appuie sur une armoire en suivant ses faits et gestes – les iris déviant de temps à autre vers le visage paisible de la belle endormie qui n’se réveille toujours pas.
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Makfire
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Mar 18 Juil - 22:40

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Au départ, j'y ai cru. J'ai cru en toute cette merde. Vous savez, ce que l'église prêche. J'y ai cru un temps, mais ma curiosité a fini par prendre le dessus. Impossible d'être ici pour une seconde chance. À voir ce qui nous ait offert, ce qui est à notre disposition, je ne crois pas que ce soit de la chance. Je n'y crois plus. Dès ce premier souvenir au bar près de Jaeger, je crois que tout s'écroule. En fait, j'ai l'impression que tout s'est mit à dégringoler depuis cet agression, les lions. J'ai cette peur au fond des entrailles que j'essaie tant bien que mal de le cacher, mais ce n'est pas à tout le monde que j'y arriverai. Comment expliquer aux siens qu'on arrive plus à tenir la tête haute, qu'on est effrayé par ce qui pourrait nous arriver? Je n'y arrive plus. J'ai toujours préféré faire la femme forte, rester forte face à tous ceux que je me dois de protéger. Semblerait-il que c'est le rôle d'une mère et C'est bel et bien mon rôle auprès d'eux.

J'avais beau être dans ses allées et chercher ce dont j'avais besoin, je n'avais pas vraiment envie de soigner mes plaies, ou encore les siennes. J'aurais mieux fait de rester dans mon lit à ravaler ma douleur. Remplir mes bras d'emplettes que je me serais bien passé, me blase plus qu'autre chose. Je pourrais tout laisser tomber, tout foutre en l'air, l'envoyer balader et rentrer, mais je reste là me dire que j'en avais besoin, que je ne pouvais pas faire sans, plus maintenant. Mon corps était encore marqué par mes combats passés. Passage à tabac que j'avais déjà oublié et qui m'en venait des fragments. Cette créature qui a su pratiquement m'arracher le bras. Toutes ces marques me tues à petit feu. Mon bras droit, armé de morsure énormes et d'une emprise comme si une serre s'était attardé à mon bras comme si c'était un poisson à repêcher. J'avais de la chance d'avoir encore mon bras.

Puis est venu cet absence, cette perte de contrôle qui m'a fait s'écrouler dans ses bras. Cette chaleur soudaine a fini par m'avoir. Mon corps à perdu tout tonus et il s'est abandonné contre lui. Mes yeux se sont fermés et cette douleur s'est envolé en un éclair. Je n'ai rien compris sur le coup, puis mon esprit à quitté la réalité, me livrant à lui tel une poupée de chiffon. J'ai perdu conscience de mon corps, de la réalité qui m'entourait, mais ce qui était bien présent, c'était cette chaleur qu'il dégageait. Malgré cette pluie qui nous avait écrasés plus tôt. Je voyais en boucle chaque recoin de ce garage, la graisse sur les mains de mon frère, cette odeur de voiture. Lambert, ce nom qui me revient en boucle, ses mots qui n'arrêtaient pas de me revenir en tête. Je n'ai aucune idée pourquoi j'ai perdu le contact de la réalité, je n'ai qu'eux en tête, j'ai l'impression d'y être, mais je n'y suis plus.

J'ai froid. Soudainement. Un frisson me parcours la colonne vertébrale et mon corps se crispe. Ma mâchoire me fait mal et je pousse un grognement. Je n'ai même pas ouvert les yeux que je repousse une main qui se pose sur mon ventre. J'eus un spasme et ma jambe se plie d'elle même et mon genoux fini en pleine gueule de ce pauvre pharmacien. Je me redresse en vitesse en position assise avant de l'observer. Mon coeur bat à cent miles à l'heure et j'observe la sale. C'est l'arrière boutique, je suis dans l'arrière boutique. Quel con il m'a laisser seule avec ce type. Je vais le retrouver et lui faire sa fête. Je descend de la table tout aussi sur les dents et fait quelques pas de reculons avant de me heurter à cette chaleur qui ne m'est plus inconnu. Je me retourne activement, toujours aussi près de lui et je me retrouve la tête au creux de son cou. J'avale ma salive avec cette faible odeur qui me chatouille les narines. Je fais un pas vers l'arrière et lève les yeux vers les siens et je fixe. Je m'étais tromper sur son sujet faut croire. Puis je secoue la tête, j'ai cette faiblesse à nouveau. Je me recule avant de me plaquer contre l'armoire. je ferme les yeux et pousse un soupire. Je reprend difficilement mes esprits et me redresse en me raclant la gorge.

« Je... Je vais y aller. »

Je ne suis pas ce qu'il y a de plus stable sur mes jambes, mais je me lance dans la pièce principale avant d'attraper un flacon d'anti-douleur au passage. J'ai froid et la pluie m'assène à nouveau au moment où je mets un pied dehors. Je me sers les bras et regarde autour de moi. J'ai perdu mon sens de l'orientation et merde. Je ne vais pas bien, je le sais et comme toujours, je ne veux le dire à personne.

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Cali
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Mer 19 Juil - 12:43




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La tête ailleurs, le regard vide et les doigts qui tremblent un peu. J’aurais bien profité que le vieux ait les mains dans les pansements et le désinfectant pour enlever le sang séché que j’ai sur la face, mais j’arrive pas à m’barrer de cette pièce. J’ai ce besoin constant d’rester auprès d’elle, comme si j’m’imaginais qu’elle allait s’dissoudre si j’la quittais des yeux. C’en devient une nécessité ; un picotement dans l’avant-bras, la lèvre inférieure qui s’agite et les yeux qui se plissent, tandis que j’la vois commencer à émerger. En moi-même, j’ressens une pointe de soulagement sans en comprendre la portée – après tout, j’la connais toujours pas. J’connais que ces cheveux bruns, ces prunelles qui dévisagent le monde avec défi, cette bouche que j’embrasserai bien et ces traits fins. J’sais absolument rien du reste – des colères qui l’imprègnent aux joies qui l’entraînent, en passant par cette pointe de mélancolie qui, j’imagine, l’étreint de temps à autre lorsque le jour décline.

Mais cette peur, là, celle qui l’incite à s’redresser d’un coup en collant un gros coup de genou au pharmacien, j’la connais bien. Trop bien même. Elle ressemble à un animal sauvage, à regarder autour d’elle complètement paniquée, à s’demander où elle est et c’qu’elle fabrique ici. Qui elle est, peut-être aussi. Aucun d’entre nous n’a de réponse à cette question – pour ma part, j’préférerais ne rien savoir. Les rares souvenirs qui se sont encastrés dans mon crâne l’imprègnent encore de leur horreur et ravivent mes insomnies. J’rêve de sang, de meurtres et de sourires carnassiers ; j’aimais blesser. J’aime peut-être toujours. Et j’ai parfois l’impression que ces pulsions que j’ignorais jusqu’au mois d’février dernier deviendront un jour ou l’autre impossibles à refréner.  

J’secoue la tête pour chasser mes sombres pensées. Tout ça pour dire que je sais. Je sais ce qu’elle vit là, maintenant, partagée entre la stupéfaction et la terreur, sans limite précise entre les deux. J’regarde avec indifférence le vieux pousser des cris de douleur, alors qu’il tient son nez ensanglanté et très certainement cassé entre ses mains. Il peste, mais j’m’en fous. Je l’entends pas, les pensées rivées sur la jeune femme qui avance à reculons vers moi. Elle recule et me percute ; je n’bronche pas. J’m’autorise un frisson ou deux, lorsque j’sens son souffle brûlant au creux de mon cou, mais ça n’va pas plus loin. Certains auraient tenté de la rassurer, à coups de mots et de gestes apaisants. Moi non. J’me contente de plonger mes iris charbonnés dans les siennes, avec la certitude qu’il lui faut affronter ses démons. J’aurais pas aimé qu’on tente de me dire que c’était rien, que ça finirait par aller en me souvenant de mon passé ; parce que non, le seul truc qui était certain à ce moment-là, c’est que jamais plus ça irait.

Vertige, de nouveau, tandis qu’elle s’appuie contre l’armoire pour reprendre son souffle.

« Je… Je vais y aller. »

Et elle disparaît, une fois encore, une fois de plus, alors que j’hésite toujours sur le comportement à adopter. J’devrais la laisser filer. J’devrais la laisser s’éloigner tant qu’elle le peut et tant que je le veux encore. Elle est une faiblesse, un risque. J’en ai pleinement conscience et ça me saoule plus que n’importe quel verre de rhum. Mais même si j’comprends rien du déferlement d’émotions qui m’agitent et de la tempête qui hurle sous mon crâne, j’suis sûr d’une chose : je suis déjà atteint.

« Fait chier. »

J’maugrée, la voix sifflante, tout en dépassant le pharmacien énervé pour traverser la pièce à mon tour. J’déboule dans la rue, le souffle court, pour constater que la pluie continue de nous rincer de son amertume. Elle se tient là, à un mètre devant moi,  les bras serrés autour de son corps devenu fragile, à tenter de deviner par quel côté on est arrivés. Elle a l’air complètement paumée. Effrayée, aussi, impossible de n’pas le noter. J’attrape un parapluie, qui traine négligemment à côté de la porte d’entrée, et l’ouvre au-dessus de sa tête.

« C’est par là. »

Du menton, j’désigne la direction en question avant d’me mettre à avancer à pas lents, comme à l’aller. J’ai pas besoin qu’elle me précise qu’elle a pas envie d’m’avoir dans ses pattes ou qu’elle a pas besoin d’aide, je l’sais déjà. Mais j’le fais pas pour elle, j’le fais surtout pour moi. Pour m’assurer que même si on s’recroisera sûrement pas après cet épisode, elle est rentrée en un seul morceau, cette fois. Mes talons claquent contre le bitume alors que, mécaniquement, j’prends le chemin de son appartement.

En espérant, au fond, qu’elle soit suffisamment dans le coltar pour ne pas calculer que je connais son adresse sans la lui avoir demandée.
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Makfire
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Mer 19 Juil - 17:24

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Une coquille qui m'entoure depuis mon réveil. Cette coquille qui m'a toujours protégé des éléments extérieurs. Cette coquille qui m'a toujours freiné à montrer ce qui se passait en moi. Depuis un mois maintenant, elle se brise, se fragmente petit à petit sans s'arrêter. À tous les jours une fissure se forme et laisse passer mes sentiments. J'ai cette force extérieur comme si je me foutais un peu de ce qui pouvais bien m'arriver, mais à l'intérieur, je suis brisée, j'ai peur, peur que tout empire. Je n'ai pas envie de le dire à qui que ce soit, je n'ai pas envie qu'on s'occupe de moi, qu'on me traite comme une faible, comme une femme. Oui, je suis une femme, mais pas une femme comme les autres. Je suis incapable de rester calme, je suis incapable de me laisser prendre par une faiblesse, pas avec mon statut. Je me dois de veiller sur eux et que je sois blessé, malade, ou amputée, je me dois d'être présente pour eux, peu importe ce que j'ai. Je me pointerai peu importe qui m'appellerait, tant qu'un cobra m'appelle. Je serai là, je serai toujours là.

Être forte, c'est ce que je montrais. J'ai toujours montré ma force et certains connaissaient mes faiblesses. Shadow connaissait la plus grand. Mon physique, mes jambes qui m'abandonnent au moment où j'en ai bien besoin. La seconde, tout aussi importante, mes cobras. Ils sont un peu comme mes enfants. Femme forte ne va plus vraiment, je ne suis plus celle que j'étais depuis cette agression. Je me souviens très bien de qui, mais pas du pourquoi. Déjà qu'on m'avait arraché mon passé, il fallait que j'oubli la raison de mon état merdique. J'ai mal et j'en ai assez de tout ce mal. J'aurais préféré mourir plutôt qu'en vivre plus et voilà qu'en me retrouvant avec cette chaleur agréable, différente, envoûtante, j'en perds en partie ces envies étranges et sombres. Me détaché de lui m'a paru déchirant et pourtant, il me faisait chier par sa présence. Je n'étais pas en humeur de voir qui que ce soit et je me suis retrouver avec lui pour combler ma soirée. D'un autre côté, j'aime bien sa présence, mais en fait non. Merde, Mak, sérieux... Je suis confuse, perturbée. Je ne sais pas si c'est lui ou ce souvenir. Mon coeur se sert au moment où je me détache de lui.

Le fait de sortir de la pharmacie me donne un vent frais, une brise d'air qui me donne enfin la chance de respirer. Je prend de grandes respirations et ferme les yeux pour profiter de cet air qui entre enfin dans mes poumons. Un soupire ici, un soupire par là, ma tête se tourne légèrement apercevant la porte du coin de l'oeil. Il sort, il se pointe. Encore. Je ramène ma tête dans le bonne axe et fixe le sol. Dire que je n'avais aucune idée d'où j'étais. Pourquoi est-ce que j'étais aussi désorienté? Je suis perdue. Pourquoi? Comment est-ce que c'était possible ? Je connaissais ce quartier comme ma poche, cette pharmacie, je connais le chemin les yeux fermés. Pourquoi maintenant je ne le sais plus? Je vais avoué que ce souvenir était plus que déstabilisant et ce mec était plus qu’envoûtant, malgré le fait que j'avais envie de lui en coller une.

Un parapluie s'ouvre au dessus de ma tête et je lève les yeux un moment avant de tourner la tête vers lui avec un fin sourire au coin des lèvres. D'accord, je veux bien lui laisser une chance de rattraper cette bousculade.

« C'est par là. »

Je suis le signe de menton des yeux et regarde la route. Je regarde ailleurs et mon cerveau retrouve sa vivacité. Il a raison. Dès qu'il s'élance dans un pas lent, je me serre les bras et le suis calmement. En marchant, je pose mon regard sur lui, je le scrute, sans regarder devant moi. Je pars sur un fixe, je n'entend même plus la pluie, je ne la sens plus sur mon visage. Il me prend un temps avant de poser mon regard sur la route. Je reste un peu bête réalisant que mon appartement n'était pas bien loin. Je m'arrête et l'agrippe par le col pour l'arrêter. Nous voilà devant mon immeuble. Je fronce les sourcils et le fixe de près, de très près.

« Comment... T'as fait comment pour me ramener chez moi sans même que je te dise où je vis ? Ne viens pas me dire qu'on s'est déjà vu et que je te l'ai dit, je ne la donne à personne. »

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Cali
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Jeu 20 Juil - 11:19




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J’ai le crâne en fusion, les pensées qui s’emmêlent et cette douleur au creux de l’estomac. J’sais plus comment j’en suis arrivé là, c’que je fabrique ici et pourquoi. J’repense à cette soirée, à la manière dont elle a dérivé. Il y a quelques heures à peine, j’rêvais les yeux ouverts, je riais, je chantais. J’étais en plein délire, perdu dans l’illusion que cette pilule avait créée. Et là… J’jette un œil à la brune qui marche à côté de moi, surprend son regard qui m’fixe comme si j’étais une bête curieuse, c’qui ‘incite à détourner la tête pour décrire les murs de brique crades qui nous entourent. Là, j’me retrouve à raccompagner une fille que je n’connais pas et à jouer les types attentionnés. Mais c’est pas moi ça. Ça l’a jamais été. Et au fil de nos pas, j’me dis qu’il serait peut-être temps que j’me reprenne une bonne fois pour toutes, mes doigts s’enroulant autour de la pilule suivante, celle qui glisse sagement dans ma poche. J’pourrais la laisser là, nan ? Elle est plus très loin d’chez elle après tout, et ça m’éviterait de m’attirer encore plus d’emmerdes que j’n’en ai déjà.

Ma morosité résonne sur les pavés glacés, alors que la pluie commence enfin à s’calmer. J’pourrais l’abandonner puisqu’au final, elle est rien pour moi. Une fille que j’ai percuté de plein fouet un soir d’été, une nana que j’ai aperçue quelques fois en m’baladant dans le coin, ça va pas plus loin. J’me mordille la lèvre inférieure, un soupir au creux d’la gorge alors que ma main libre passe dans mes cheveux détrempés. J’me convaincs de rien. J’y arrive pas, pour la simple raison que tout c’que j’me dis n’est que mensonges et conneries. J’ai un problème avec cette fille. Nan, c’est pire que ça. Elle est un problème.

Brusquement, elle m’attrape par le col de ma veste et ramène nos deux visages l’un près de l’autre. Son souffle brûlant inonde mes joues, mon front et se noie dans mon cou ; j’ai un mal de chien à m’concentrer sur c’qu’elle me raconte, obnubilé par le contour de ses lèvres plus que par les mots qui en sortent.

« Comment… T’as fait comment pour me ramener chez moi sans même que je te dise où je vis ? Ne viens pas me dire qu’on s’est déjà vu et que je te l’ai dit, je ne la donne à personne. »

J’mets un temps à comprendre de quoi elle parle ; un rapide regard lancé à ma gauche me fait réaliser qu’on est déjà au bas de son immeuble. Apparemment elle est moins paumée que c’que j’croyais, puisqu’elle a quand même noté ce léger détail. Et moi, perdu dans mes pensées, j’ai pas du tout préparé de réponse à cette question. J’la fixe un moment en silence. J’pourrais lui dire que ça fait partie de mon job, mais j’tiens pas à c’qu’elle sache que j’suis flic. J’pourrais lui avouer que j’l’observe depuis des mois, que j’connais même son coloc et sa tête de pingouin constipé, mais là j’serai définitivement rangé dans la catégorie des psychopathes. J’en suis peut-être un, ou j’en ai été un ouais mais ça, c’est pas le genre de truc qu’on déclare le premier soir. Alors, j’sors la seule excuse qui m’passe par la tête et qui m’parait plausible.

« J’connais bien un gars qui habite deux immeubles au-dessus. L’un de mes dealers, en fait. J’t’ai déjà vue sortir d’ici, c’est tout. Pas la peine de s’la jouer Sherlock ou d’me faire ton regard de tueuse. »

J’ai maugréé la dernière phrase, saisissant son bras pour qu’elle me lâche. J’en ai ras le bol d’être traité comme sa chose dès qu’un truc lui convient pas. J’suis pas son chien, elle est pas la reine du secteur. Sérieux, faut qu’elle calme ses ardeurs. J’repousse froidement sa main ; une fois encore, ma mauvaise humeur me rattrape. Rapidement, j’sors de ma poche un sac en papier contenant des médocs et d’quoi lui assurer quelques bonnes nuits d’sommeil – que des trucs que j’ai piqué à la pharmacie pendant qu’elle se la coulait douce dans les bras de Morphée – et j’lui claque dans les mains.

« Tiens. Ça t’évitera de te remanger quelqu’un pendant quelques jours au moins. »

Et moi j’éviterai au prochain de gâcher une soirée en inquiétudes inutiles. J’lui lâche aussi le parapluie et, avant qu’elle ait le temps de réagir ou d’m’engueuler, j’commence à m’éloigner. Les yeux levés vers le ciel menaçant, un sourire mélancolique aux lèvres, j’marche sans trop savoir où j’vais. J’ai plus envie de rentrer mais au moins, j’ai fait ma BA. Et même si j’suis pas sûr que c’était une bonne idée, ça a déjà l’allure d’un miracle pour moi.

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Makfire
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Jeu 20 Juil - 14:38

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C'et assez étrange que quelqu'un d'inconnu connaisse où tu vis, mais que ce soit celui que je percutes ce soir, c'est encore plus étrange. Je n'aimais pas que des gens sache où je vis. Comment expliquer à quel point je suis décontenancée. Je ne montres pas à quel point je me sens perturbée par ce fait. Je fais la dure, je joues la dure quand en fait ça t'amuse un peu de te retrouver devant chez toi avec lui de cette façon. Il faut bien dire que quelque chose d'étrange trame entre nous et je n'arrive pas à mettre le dois dessus. J'ai beau le fixer, me demander si je l'ai déjà vu, mais ça ne changerait rien à rien, je l'ai sûrement croisé et plus qu'une fois. La ville n'est pas si grand qu'on le croit. Le monde est petit comme on dit. Je m'embête à un peu trop réfléchir. Je pousse un soupire et baisse la tête en ruminant quelques mots inaudibles.

« J’connais bien un gars qui habite deux immeubles au-dessus. J’t’ai déjà vue sortir d’ici, c’est tout. Pas la peine de s’la jouer Sherlock ou d’me faire ton regard de tueuse. »

Je lève la tête à nouveau et le dévisage un moment. C'est moins intéressant que je pensais. Mais je me vois mal lui dire ça. Du genre à hausser les épaules comme si j'étais déçue de sa réponse. D'un autre côté, c'était peut-être mieux comme ça. Tout ce que j'arrive à faire, c'est le fixer. Je me perds dans ses yeux et un frisson me parcours le dos. Cette lourdeur soudaine m'agresse et je me retiens de grimacer. Ce mec a vraiment un problème et je n'arrive pas à mettre le doigt dessus.


« Tiens. Ça t’évitera de te remanger quelqu’un pendant quelques jours au moins. »

Je baisse les yeux vers ma main observant le sac qu'il venait d'y poser. J'arque un sourcil et lèves les yeux au ciel. Je m'approche de la porte et l'ouvre. Je m'arrête un moment avant de lancer le sac sur le palier plus haut. Je sors et l'observe de loin. Je grogne un moment, je réfléchis. Je n'ai pas envie de le laisser part et lui et sa drôle de gueule. Je replace ma veste mouillé et laisse tomber le parapluie. Je fais quelques pas dans sa direction.

« Hey! »

Je presse un peu le pas et attend qu'il se retourne. Je serre le poing et prend un élan de faible. C'était pas comme si j'avais l'intention de le voir se plier en deux après qu'il m'ait ramener chez moi. Mais je l'ai promis à ma façon un peu plus tôt. Je sens mon poing s'écrasé contre sa joue, mais rien de bien violent à bien y penser. Simplement de quoi agresser son orgueil. Je récupères ma main et le fixe un moment. J'ai ce petit sourire amusé sur le coin des lèvres. Je lui fait un clin d'oeil avant de faire quelques pas de reculons.

« C'est dommage d’abîmer une belle gueule, mais j'ai dit que je le ferais. »

Langue sale. Voilà ce que je suis. Je me tourne à nouveau en laissant mes cheveux frapper l'air avant de se plaquer contre mon visage. Non, mais quel délicatesse. Je me trouve pitoyable. C'est quoi cette histoire. Une main sur la poigner du bloc, mes cheveux se dressent sur ma nuque, quelque chose cloche. Je frissonne, je frissonne à en avoir mal. Non. Pas encore. Je fais quelques pas vers la rue et regarde à gauche, puis à droit. Mon coeur se serre tout comme ma mâchoire. J'ai ce dédain sur la figure. Mes points se serrent à leur tour et je retire les cheveux de mon visage. Je me tourne vers lui à nouveau au moment ou un hurlement rien d'humain ne se fasse entendre. Je suis sur les dents et je ne me rend pas compte de toute cette tension qu'il y a dans mon corps.

« T'as le choix. Soit tu rentres, sois-tu t'arrange avec ça. »


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Cali
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Ven 21 Juil - 15:54




Stuck with my illusions

I left my room on the west side I walked from noon until the night I changed my crowd, I ditched my tie I watched the sparks fly off the fire I found your house, I didn’t even try They’d closed the shutters, they’d pulled the blinds My eyes were red, the streets were bright Those ancient years were black and white

J’sais pas si j’ai vraiment envie qu’elle réagisse. Enfin si, j’ai peut-être à moitié envie qu’elle me retienne un peu, histoire de flatter mon égo pourtant déjà énorme. Histoire de m’montrer qu’elle en avait quelque chose à faire de tout ça ; que j’la fasse soigner, que j’la ramène chez elle, que j’lui file les médocs… Même si j’m’évertue à penser que j’ai pas besoin de ses remerciements, c’est toujours un plus. Un gros plus, venant d’elle.

« Hey ! »

Le sourire sur mes lèvres s’accentue et j’fais encore quelques pas, juste pour pas lui donner gain de cause tout de suite. Elle a beau jouer les cadors, j’me doutais bien qu’elle me laisserait pas filer comme ça. J’entends ses pas dans mon dos qui s’accélèrent et j’hausse les sourcils, un peu étonné. Bassin puis épaules se tournent dans sa direction, pile au moment où elle lève le poing pour me le claquer en pleine figure. Le coup est faible, mais significatif. J’passe une main sur ma joue en la dévisageant. J’oscille entre la colère et le rire, sans savoir de quel côté pencher, les yeux rivés sur ce sourire taquin qui fleurit sur ses lèvres. Elle est fière d’elle, de toute évidence.

« C’est dommage d’abîmer une belle gueule, mais j’ai dit que je le ferais. »

La remarque attise finalement mon rire, qui se répand en échos légers dans la pénombre. J’balaie la remarque de ma main droite, utilisant la gauche pour tapoter la joue qu’elle a soi-disant voulu « abîmer ».

« C’était pas trop mal pour une fillette. »

Un sourire narquois se plaque sur mon visage tandis que j’penche la tête en la regardant s’éloigner. Y a un truc qui s’dégage d’elle, sans que j’arrive à capter c’que c’est. J’ai toutes les alarmes dans mon crâne qui m’hurlent de m’en aller ; j’ai ce pressentiment, et dieu qu’il est mauvais. J’fais pourtant un pas dans sa direction, sans savoir c’que j’attends vraiment d’elle. Une invitation ? Un dernier sourire ? C’est tellement niais que ça m’donne envie de gerber. Elle lâche la porte pour faire quelques pas dans la rue, l’air subitement inquiet. Coup d’œil à gauche, puis à droite. J’agis sensiblement comme elle, sans rien déceler d’autres que nos ombres et le bruissement de nos respirations. La mienne, surtout. Alors quand ce cri bestial résonne dans mes tympans, j’ai les yeux qui s’agrandissent et la mâchoire qui se crispe.

« T’as le choix. Soit tu rentres, soit tu t’arranges avec ça. »

J’la fixe un instant, alors qu’un nouveau hurlement déchire l’obscurité. J’sens la menace planer sur nous et m’écraser les épaules de son poids. J’suis pas en état d’me battre, évidemment. Et j’sais que ce flingue que j’porte accroché à la ceinture ne suffira pas à vaincre la bête qui s’approche de nous. J’lève les yeux au ciel, en songeant que j’ai pas vraiment le choix, au final, puisque j’dois me décider à suivre et supporter une nana bipolaire ou m’faire taillader en pièces par l’une des bestioles de cette charmante ville.

La nuit semble silencieuse, tout d’un coup. Trop peut-être, alors que les lampadaires dessinent sur les murs l’ombre chinoise d’un être rendu difforme par l’horreur. J’ai pas envie d’voir sa gueule à lui, si c’est pour que mon pouvoir s’active ensuite et m’remémore sa face, c’est pas la peine. J’ai assez de mes propres souvenirs, ça suffit comme ça. C’est pourquoi au moment où il arrive au bout d’la rue, j’attrape la brune par le bras et l’entraîne à l’intérieur de l’immeuble. J’jette un œil au parapluie et au sac qu’elle a jeté au sol, songe à allumer la lumière avant de changer d’avis. J’analyse vite fait les lieux, mais la pénombre ne m’facilite pas les choses. Alors j’finis par m’tourner vers elle, un sourire définitivement amusé au coin des lèvres.

« Original comme technique d’invitation. »

Claquez un monstre dans la rue, et tout de suite ça facilite les liens, pas vrai. J’m’incline devant elle, faussement cérémonieux, histoire de l’inviter à passer devant. Inutile qu’elle sache qu’en plus de connaître son adresse, j’ai aussi le numéro de son appartement.

Et peut-être même encore la clé qui ouvre la porte de ce dernier.
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Makfire
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Sam 22 Juil - 22:33

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Je ne sais pas ce qui me prend, je ne sais même pas pourquoi je me suis entêter à revenir vers lui. Pourquoi est-ce qu'il fallait absolument que je lui balance ce coup que j'avais d'une certaine façon promis. Il me prend quelque chose d'anormal et je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Dire que j'ai été amusé par ce coup que je lui ai mit à la figure. J'avais bien envie d'y mettre plus de force, mais pour cette fois, ce sera plus que suffisant. Malgré sa façon de faire, il m'avait tout de même aider. Je ne crois pas que ce soit le pharmacien qui m'est traîné dans l'arrière boutique, il aurait plutôt appelé l'hôpital pour qu'on vienne libérer son plancher. C'était plutôt étrange comme tournure. À bien y penser, je ne peux pas m'en empêcher, la soirée tourne d'une drôle de façon. Moi qui le maudissait au début, je me retrouve avec ce sourire de gamine amusée sur la gueule. J'ai l'impression de devenir bipolaire. Un moment je le déteste, un autre, tout va bien, il ne m'embête pas. Mais qu'est-ce qui me prend. Je pourrais m'attarder à ce qu'il me fait vivre, ou je pourrais me centrer et rentrer chez moi sans me retourner.

« C’était pas trop mal pour une fillette. »

L'entendre rire me donne un frisson et mon sourire disparaît un moment. Je ne comprends même pas pourquoi ça me prend. J'ai glissé ma main contre ma nuque avant un sourire timide s'affiche à nouveau. Je lève les yeux au ciel et me met à rire à mon tour. Je pousse un soupire et le défit du regard en faisant un pas vers l'avant.

« Attend de voir ce que je peux faire comme une femme. »

J'arque un sourcil avec ce même regard de défi avant de revenir sur mes pas enfin. Je m'imagine bien le voir revenir dans mes pattes. Je ne sais pas pourquoi. Est-ce que c'était vraiment une bonne idée tout ça? Je ne crois pas, mais bon, les risques font partis de ma vie et je ne suis pas prête à changer ma vie. J'aime prendre des risques, même si certain peuvent risquer de me faire perdre la vie. Puis à penser aux risques, voilà qu'un nuage sombre plane au dessus de nos têtes. Plus le choix, je prend la chance. Cette invitation n'avait rien de galant, rien de sensationnel, je vais l'avouer. Je n'ai pas envie d'avoir une mort sur la conscience. Bon. D'en avoir une de plus et surtout sans raison. Bon, je l'avais peut-être indirectement invité à me suivre avec cette phrase stupide d'être une femme. Son bras se referme enfin contre mon bras et il me traîne à l'intérieur. Je garde mon regard sur lui quand il observe à l'extérieur. Dès qu'il tourne la tête vers moi, j'affiche un sourire amusé, à la limite du rire.

« Original comme technique d’invitation.
- oh, bien sûr je les contrôles ses bestioles. »

Puis viens cette courbette. J'eus un rire et je roule les yeux avant de monter le premier palier. Je jette un coup d'oeil par dessus mon épaule, vers lui et j'affiche un sourire avant de reprendre mon chemin pour le second palier. Je m'arrête devant ma porte et sort mes clefs de ma veste trempée. Dès que la porte est déverrouillé, je l'ouvre et passe la première. Je retire en vitesse mes bottes que je lance sur le tapis. Je pousse un soupire avant de retirer ma veste tremper. Mon bras, animé d'une énorme morsure et de plaie lacérée s'ouvre enfin à l'air. Je la lance sur une chaise avant de me tourner vers lui.

« T'as pas le choix de passer la nuit ici, elles ne sont pas du genre à dormir la nuit. »

Je reprend mon chemin vers ma chambre en détachant mon pantalon. Je passe la porte et la referme sans faire attention au fait qu'elle ne s'enclenche pas. Je m'en fiche qu'elle reste ouverte, moi et la pudeur, c'est deux. Je laisse tomber mon pantalon au sol pour laissé accès aux yeux vagabonds ces marques qui font de mes jambes un champ de bataille, et cette morsure à l'intérieur de la cuisse. Mes doigts se glissent sous ma camisole avant de la tiré vers le haut, laissant à l'air tous ces bleus.

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Cali
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Sam 29 Juil - 6:59




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« oh, bien sûr je les contrôle ces bestioles. »

Evidemment, cette remarque m’donne toutes sortes d’idées aussi peu recommandables les unes que les autres, mais j’me garde bien de lui faire remarquer quoi que ce soit. De même lorsque mon regard effleure ses cheveux, leurs ondulations au creux de son dos, pour finalement venir s’perdre droit sur son fessier. Eh, j’suis un gars après tout. Et pas des plus innocents. Quoique, elle a pas l’air d’être du genre prude elle non plus. Un sourire taquin étire mes lèvres, tant en réponse à mes pensées volatiles qu’à la mine réjouie qu’elle me transmet. Un palier. Je sais exactement où on va, et j’n’ai pas l’intention de laisser tomber. Même si bon, j’ai la nette impression que cette soirée va finir par complètement déraper. En général, j’suis mes intuitions, surtout celles qui s’amplifient via ce merveilleux don qu’est celui d’Eludere. Mais ce soir, j’m’en fous. Au pire, même si elle se révèle être une dangereuse psychopathe, j’crèverai ravi d’avoir tenté. Deux paliers. Les marches me semblent plus difficiles à monter maintenant, en témoignent ma respiration courte et la monotonie de mes pas.

On débarque au deuxième étage, et j’me retiens de me diriger directement vers la porte de son appartement. J’sais parfaitement qu’elle se méfie de moi – à raison – et que le moindre décalage suffirait à c’qu’elle me laisse dormir sur le paillasson. Le battant s’ouvre et j’reste là, hésitant, planté sur le pas d’la porte à la regarder enlever ses chaussures et les balancer, routine mécanique qu’elle a dû répéter des centaines de fois. J’suis pas sûr de moi, sur ce coup-là. Ça sent l’homme là-dedans. Ça sent les histoires, les emmerdes particulièrement. J’prends une profonde inspiration et j’franchis pourtant le cap, refermant la porte derrière moi tandis que j’découvre l’endroit. Dire que j’aurais dû vivre ici, avec elle. Avec lui aussi. Composer avec leurs caractères en plus du mien. Supporter ses humeurs changeantes et son sarcasme constant – bien que cette idée me semble la moins inenvisageable de toutes.

« T'as pas le choix de passer la nuit ici, elles ne sont pas du genre à dormir la nuit. »

J’hausse un sourcil en la dévisageant. A la vue du ton qu’elle emploie, j’dirai qu’elle sait pas mal de choses sur ces satanés monstres qui pullulent dans les rues d’la ville. Un peu trop peut-être. J’la suis des yeux tandis qu’elle se dirige vers la chambre, sourire s’accentuant lorsque j’constate qu’elle perd pas d’temps pour enlever son pantalon. J’sais très bien qu’elle songe pas à ça en me proposant d’passer la nuit ici, mais j’peux pas m’empêcher de jouer au con. C’est comme une seconde nature.

Après avoir lâché le parapluie dans un coin, j’détaille encore un peu l’appartement et lorsque j’me lasse de la cuisine et du salon, j’décide de m’approcher des chambres. Apparemment son animal de compagnie n’est pas là, sinon j’crois que j’aurais déjà quelques contusions en plus. La porte par laquelle elle s’est évaporée est mal fermée – je n’fais même pas genre de résister. Mes prunelles noires éden décrivent le galbe de ses fesses et les courbes de ses jambes, puis s’attardent sur son abdomen qu’elle vient de révéler. Couverts de bleus, de morsures, de déchirures. Empreints d’une douleur que jusqu’à présent je n’devinais qu’à moitié. J’pousse doucement la porte, sans gêne.

« Apparemment y en a une que t’as eu du mal à dresser. »

J’prononce la phrase dans un murmure, un fin sourire aux lèvres alors que j’continue de l’observer. Elle pourrait m’virer de sa chambre, m’engueuler voir même me remettre un pain, mais toutes ces options ne font qu’accentuer la boule qui s’forme au creux de mes reins. Je fais un effort surhumain pour m’arracher à cette vision, et fouille dans l’sac de médocs que je tiens toujours à la main un moment.

« Celle que t’as là tire vraiment une sale tête », fis-je en désignant la morsure à l’intérieur de sa cuisse du menton.

J’sors du sac compresses et désinfectant que j’lui tends.

« Qu’est-ce que t’as fichu, t’en as insulté une et ça l’a vexée ? »

J’ai très bien compris qu’elle était pas du genre à reculer devant l’danger mais là, c’est quand même abusé. J’la regarde, désormais silencieux. Sans remarquer que dans mon raisonnement, à aucun moment j’penserai qu’un être humain puisse infliger pareil dégât. Pas en s’en sortant avec ses deux jambes et sans ses orbites arrachées, en tout cas.
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Makfire
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Dim 30 Juil - 23:00

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Une agression qui sort de l'ordinaire, une agression dont je ne me souvenais de rien. J'aimerais vraiment me souvenir du pourquoi je me trouvais là à ce moment précis. Pourquoi est-ce que les lions étaient là comme s'ils m'attendaient. Une agression qui à marqué une grande partie de mon corps. Mes jambes étaient encore écrasées par les bleus et par cette marque de morsures à ma cuisse. Le bas de ma colonne vertébrale était l'endroit le plus maltraité. Une teinte plus foncée qui tire vers le violet, plus que vers le bleu, peut-être même encore un peu plus foncée. Ce n'est rien comparé à tous ces bleus qui se mêlent si mal à la couleur de ma peau. Je sens mes genoux trembler et pourtant, rien ne tremble vraiment. C'est plutôt immobile. Je n'ai plus la force de rester debout et je le sais.

J'aurais bien pu me laisser tomber sur mon lit et me laisser mourir, ou plutôt dormir aussi longtemps que le temps me laisserait. Mourir quelques jours ne me feraient pas de mal. En fait, ça me ferait un bien fou. J'en avais choisi autrement, j'avais décidé de me dévêtir de ses vêtements trempés. Mes pantalons se sont écrasés au sol dans un bruit nettement désagréable. J'ai grimacé par cette humidité qui se colle à ma peau comme une sang-sue. Puis le haut à suivit de près. Encore à ce niveau, j'avais encore cette sensation d'être trempée. J'ai glissé mes mains contre ma peau en fermant un moment les yeux. J'étais épuisée, je ne sentais plus rien. Du moins rien qui me semblait dangereux à mes yeux. Toutes pressions se relâche quand je franchi le seuil de l'appartement.

« Apparemment y en a une que t’as eu du mal à dresser.
- T'es un marrant toi... »

Je sursaute et me retourne rapidement vers cette voix. La sienne. Je pousse un soupire et roule les yeux sans chercher à me couvrir. Faut croire que l'intimité, il ne connaissait pas. Je pousse un grognement et glisse ma main dans mes cheveux trempés pour les éloigner de ma peau collante. Je baisse les yeux vers ses mains qui fouillent dans le sac. Je suis chaque mouvements jusqu'à ce que je lève les yeux pour l'observer lui.

« Celle que t’as là tire vraiment une sale tête »

Je baisse les yeux vers ma cuisse et glisse mes doigts contre cette dernière et pousse ce lourd soupire dépassé. Je lève les yeux et fait un pas vers lui pour prend les compresses qu'il me tend.

« Qu’est-ce que t’as fichu, t’en as insulté une et ça l’a vexée ? »

Je fais quelques pas vers l'arrière et me laisse tomber sur mon lit en me reculant un peu plus cru sur le matelas. Je grimace avec un fond de douleur et grogne. Je verse du désinfectant sur une compresse et la pose sur cette morsure. Je pousse un grognement, c'était douloureux et ça se lisait sur mon visage. Les dents bien serrées, je ferme les yeux avant de lui répondre.

« Je protégeais un gosse... »

Moi et mon coeur en or, je pourrai jamais laissé un gamin, ni même quelqu'un tout simplement, dans de beaux draps. Je ne laisse personne derrière moi, je ne veux pas. Je suis prêt à protéger tout ceux que je pourrais, quitte à y laisser ma peau. Je serai morte pour une raison. J'ai l'impression que cette partie de moi va finir par me tuer, déjà qu'elle m'affaiblit encore et encore. Je retire la compresse, c'est stupide, mais j'y arrive pas. Mes doigts tremblent. Dire que je suis orgueilleuse. Lui demander un coup de main ne me semble pas si facile. Je lève les yeux vers lui et utilise un ton loin d'être arrogant. À la limite de l'agréable.

« Tant qu'à rester planté là, tu me donnes un coup de main? »


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Cali
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Lun 31 Juil - 16:32




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I left my room on the west side I walked from noon until the night I changed my crowd, I ditched my tie I watched the sparks fly off the fire I found your house, I didn’t even try They’d closed the shutters, they’d pulled the blinds My eyes were red, the streets were bright Those ancient years were black and white

Je l’irrite, l’agace, l’énerve. Et ça m’plaît. C’est comme un jeu entre deux gamins qui s’cherchent, se défient sans jamais se trouer. Elle attrape les compresses en soupirant, mais j’sais que j’la touche par ce simple geste. Elle joue les durs, mais elle est pas vilaine au fond, et ça s’voit. J’pourrais mettre ma main à couper – entre autres choses – que même si j’l’avais saoulé plus que je n’le fais déjà, elle m’aurait pas laissé sur le tas. J’l’observe tandis qu’elle se laisse tomber sur le matelas et applique du désinfectant sur sa cuisse. A sa grimace, j’dirais qu’elle douille pas mal, et cette idée accentue mon envie d’m’approcher d’elle. Mais j’me retiens. J’suis pas de ceux qui profitent que la partie s’éternise pour sauter sur l’adversaire à la première occasion. Au contraire. Malgré moi, j’peux pas m’empêcher de me dire que tout arrive à raison. Comme une leçon.

Bien que j’n’ai encore aucune idée de la sienne.

« Je protégeais un gosse… »

J’me retiens de lever les yeux au ciel. L’instinct maternel, encore un truc inconnu au bataillon. J’ai pourtant tenté d’comprendre, ces derniers mois. D’voir dans la détresse de ces gens au commissariat autre chose qu’une perte de temps, tout sauf des adultes qui s’comportaient comme des enfants. Mais rien. Le néant. J’suis pas fait pour m’inquiéter, encore moins pour couver. Ah ouais Cali ? Alors qu’est-ce que tu fiches encore ici, à regarder cette nana que tu n’connais absolument pas se couvrir de Biseptine ? Excellente question. Aucune réponse pourtant, ça doit être ça le plus gênant.

Elle tremble, je tangue. Sur mes appuis, mes convictions. Pas moyen d’sortir d’ici Cali, t’es coincé. Prisonnier de cette prison dorée, embourbé dans cette bulle de non-sens que t’as toi-même créée. J’serre les dents en y pensant. C’est vrai. J’suis le seul coupable, seul responsable de ma venue ici. Est-ce que j’nourris des regrets ? Pas encore. Mais la nuit n’est pas terminée. J’me noie dans mes songes, les yeux rivés sur ces doigts qui n’arrivent à rien. Des iris hésitants qui finissent par croiser les siens.

« Tant qu'à rester planté là, tu me donnes un coup de main? »

La voix est douce, véritable caresse pour mes tympans. Je la dévisage quelques secondes, comme s’il était improbable qu’elle s’adresse à moi de cette façon. Wait. C’est improbable. Peut-être que cette fichue pilule donne aussi droit à des hallucinations. J’serai dans un rêve que j’vivrai éveillé, alors. Ce serait étrange mais ça collerait. J’secoue la tête pour remettre de l’ordre dans mes idées, et m’dégage du mur contre lequel j’m’étais appuyé pour m’approcher. Tant qu’à rêver, autant en profiter. J’contourne le lit, puis j’m’installe près d’elle en veillant à n’pas la toucher. Inutile d’empiéter sur son espace vital, pas envie qu’elle se mette à flipper. J’attrape la compresse qu’elle me tend et l’observe un instant.

Ses cheveux bruns collés contre son visage, ses traits soucieux, douloureux, ses prunelles brillant d’un mélange de méfiance et de crainte… Comme si c’était moi, le prédateur. Comme si j’étais la cause de toutes ces blessures et de son irrémédiable souffrance. Ou plutôt, comme si j’allais en façonner une autre.

« Ça valait le coup ? »

Elle est un mystère, pour moi. Bien sûr elle n’est pas la seule à agir comme ça avec les gosses, mais pour une fois, cette idée ne me révulse pas. Elle me fascine.  

« Le gosse. Tout ça. Je désigne les blessures qui ornent son corps comme un tableau d’aquarelle. Qu’est-ce qu’il est pour toi ? »

J’sais pas pourquoi j’ai envie d’en apprendre d’avantage, après tout j’le connais pas lui non plus. Peut-être que j’veux comprendre. Essayer, du moins. J’attrape délicatement son bras et tapote la compresse sur l’une des morsures, histoire de l’habituer au picotement sur une zone soft.

« Accroche-toi », soufflé-je.

En douceur, je pose alors le coton sur sa cuisse tuméfiée. Jamais je n’me suis vu aussi attentionné, précautionneux. Comme si elle était une poupée de chiffon que je craignais de déchirer à la moindre surpression.
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Makfire
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Lun 31 Juil - 19:02

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Je repenses à cette soirée où j'ai voulu ramener un gamin chez lui. Moi qui ne croyais pas en toutes ces histoires de monstres rôdant dans les rues. Il a fallu que je me retrouve face à ce gamin. J'allais bien ce soir là, du moins physiquement ce n'était pas si pire. Je savais endurer la pression de mon corps, mais c'est si différent maintenant. La douleur me fait tant souffrir que j'ai l'impression d'avoir ce regard de chien battu sur la gueule. Je m'en serais bien passé de cette créature, mais fuir n'est malheureusement pas dans ma nature.

Puis viens le moment où je baisse ma garde, du moins en partie. Je n'aime pas quand les autres prennent leur temps pour me donner un coup de main, surtout lorsqu'il s'agit de blessures. C'est bien pour cette raison que je n'avais rien dit à Shadow, que je ne lui parlais jamais de mon état. Si seulement il le savait, je ne pourrais peut-être plus sortir de l'appartement jusqu'à ce que tout soit guérit, ou j'aurais droit à un vrai séjour à l'hôpital pour une fois. Je l'ai toujours fuis. Trop de chance d'étendre mon nom dans les rues de cette ville. J'ai su garder mon nom secret aux autorités, mon nom si bien relié aux cobras. Un séjour à l'hôpital et mes cobras se jetteraient un à un à mon chevet. Ce n'était pas le moment d'attirer l'attention sur moi, surtout pas dans cet état.

À bien y penser, je ne connais même pas cet homme que j'ai fait rentré chez moi. Pourtant il ne m'est pas inconnu non plus. Je l'ai déjà vu, j'en suis certaine, mais je n'arrive pas à mettre le doigt sur où. Je l'observe approcher et je reste silencieuse. Je le suis des yeux, tous ses gestes. Malgré cet aspect docile, j'ai ce côté toujours autant méfiante. Je n'avais pass envie qu'il m'arrive quelque chose de plus et j'ai l'impression que quelque chose ne va pas, que quelque chose cloche. Plus il s'approche de moi, plus mes cheveux sur ma nuque se dressent et pourtant je ne cherche pas à l'éloigner. Je n'ai jamais aimé ses pressentiments, je n'ai jamais su les ignorer, mais je l'aimerais bien maintenant.

« Ça valait le coup ? »

J'hausse un sourcil à cette question. Je ne me l'étais même pas posé, sûrement mon impulsivité qui faisait en sorte que je n'y pensais pas. J'avais cette fâcheuse manie de toujours vouloir protéger mon prochain. Si quelqu'un me traitait d'égoïste, je crois que je le noierais sur le champ.

« Le gosse. Tout ça. Qu’est-ce qu’il est pour toi ? »

Je baisse les yeux sur mon corps et hausse les épaules. Je glisse ma main dans mes cheveux pour les retirer de mon visage. Je lève les yeux sur lui et j'ai l'impression que ma voix est quelque peu ironique et surtout neutre, sans réel émotions apparents.

« Oh, ne te méprends pas, c'était rien vraiment. C'est pas tout ça qui son relier à ce gamin. En fait, je le connais pas vraiment. Il m'est rentré dedans. »

Je venais indirrectement de lui avouer qu'on s'en était prit à moi en tant qu'être humain et non seulement en tant que créature. J'hausse les épaules à nouveau et suis le coton des yeux. Je serre les dents et j'appréhende au moment que le désinfectant et ma plaie au bras entreront en contact. J'avais un peu comme ce décompte d'impact qui descend dans ma tête.

« Accroche-toi »

J'étouffe un cri et grogne en serrant mes mains contre la couverture. J'ai envie de me laisser tomber vers l'arrière, mais je me redis en fermant les yeux. Je réalise que je ne connais même pas son nom, du moins celui qu'il s'est donné. J'ouvre à nouveau les yeux et me penche un peu vers lui. Je ne sais pas vraiment ce qui me prend, mais j'agrippe sa main pour l'éloigner de ma cuisse. Je lève sa main dans les airs et attend qu'il me regarde. Je scrute son regard et me mord discrètement la lèvre inférieur.

« Comment est-ce que je dois t'appeler? T'es rentré chez moi sans même que je connaisse le nom que tu portes. »

J'arque un sourire avec un sourire amusé au bout des lèvres.


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Cali
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Lun 31 Juil - 21:07




Stuck with my illusions

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Sa nonchalance m’fait un peu penser à la mienne. C’est con, je sais. On n’a rien en commun. Rien de plus que des cheveux bruns trempés et quelques contusions dues à notre petite altercation.

« Oh, ne te méprends pas, c'était rien vraiment. C'est pas tout ça qui son relier à ce gamin. En fait, je le connais pas vraiment. Il m'est rentré dedans. »

J’sais pas ce qui m’fait le plus tiquer. Le fait qu’elle tente de s’persuader que c’était rien alors qu’elle a failli clamser, celui qui assure que ses blessures ne sont pas dues au monstre auquel j’pensais, ou le fait qu’il lui soit rentré dedans, lui aussi. Non franchement, j’arrive pas à choisir. Mais ma discrétion m’oblige à serrer les dents pour les deux premiers, et à m’intéresser au dernier. Le reste viendra plus tard. Peut-être, on verra.

« C’est une habitude de percuter les gens qu’tu rencontres, alors. »

J’lâche la phrase dans un sourire, tant pour détendre l’atmosphère que pour ce souvenir qui m’fait marrer. J’l’ai quand même pris pour un mec, j’lui ai même parlé des étoiles. J’planais à quinze mille en fait. A sa place, j’aurais moins réfléchi ; j’aurais agi direct, le poing serré et la joue visée.

La compresse vient s’aplatir contre sa peau nue, et mon geste ne diminue pas malgré le grognement et la tension qui l’animent. Elle veut que j’la soigne, ok, mais qu’elle vienne pas s’mettre à couiner. Parce que des infirmiers qui s’présentent à son chevet, ça court pas les rues à Varakes - et à la manière dont elle me l’a demandé, j’suis pas sûr qu’elle en ait eu d’autres. Peut-être même pas son coloc, c’est pour dire.

Elle interrompt le fil de mes pensées en tirant sur ma main ; une fois encore, une énième fois, elle veut dominer. Mais pour le coup, j’m’énerve pas, pas envie de gaspiller mon énergie pour des conneries. Elle s’rapproche de moi et j’sens mon corps se tendre, ouh, l’avoir si près… Les choses deviennent compliquées. J’crois qu’elle se rend pas compte à quel point elle a du bol d’être elle, et pas l’une de ces nanas que j’chope en soirée. Sinon, j’donne pas cher de ses petites fesses bien gaulées… Ni du reste, autant le signifier.

« Comment est-ce que je dois t'appeler? T'es rentré chez moi sans même que je connaisse le nom que tu portes. »

Te mords pas la lèvre comme ça ma belle, tu m’donnes des idées. Un sourire vient à son tour éclairer mon visage tandis que, lentement, j’lâche la compresse et laisse mes doigts courir le long de ton bras, histoire de t’arracher quelques frissons. Il y a quelque chose, là. Une certaine tension. Pas la même que celle qui nous tenait il y a quelques minutes encore c’est vrai, mais tout aussi sauvage. Presque insatiable.

« Ca a pas eu l’air de te déranger, pourtant. »

Et ces doigts qui ondulent le long de ton épaule puis de ta clavicule, quittant un moment la chaleur de ta peau pour reprendre leur danse le long de ta cuisse. J’ai le souffle court, les yeux obstinément rivés aux tiens tandis que ton corps défile… Jusqu’à c’que, par surprise, j’finisse par remettre le coton sur ta plaie, un sourire mesquin aux lèvres devant la tête que tu fais.

« J’m’appelle Cali. »

Allez, ça au moins c’est dit. Reste à gérer les pains que tu vas tenter de m’donner.
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Makfire
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Lun 31 Juil - 22:07

STUCK WITH MY ILLUSIONS
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Dire qu'il y a quelques minutes j'avais cette rage envers lui. Il m'avait percuté et j'avais eut envie de lui foutre mon genoux au couilles et pourtant j'ai fait autrement. C'est tout à fait étrange de vivre ce genre de chose avec lui. Tout s'entrechoque, se mêle dans ma tête. Des émotions qui font la danse les unes avec les autres. C'est un peu comme si le diable dansait avec un ange. C'était une histoire de feu et de glace. Une guerre que je n'arrivais pas à contrôler, une tempête sans porte de sortie, j'étais prise dans ce tourbillon, au centre du cyclone.

« C’est une habitude de percuter les gens qu’tu rencontres, alors. »

Mon attention revient sur lui et je souris bêtement en roulant les yeux. D'accord, alors là, j'ai aucune idée de ce qui me prend pour avec ce sourire. Un rire me prend et je me retiens de lui envoyer un coup à l'épaule. C'est un peu étrange comme situation, mais ça me détend un peu ce drôle d'humour. C'était un peu l'arc-en-ciel avant la tempête quoi. Peu de temps après, le coton s'écrase contre ma peau et la tension à reprit. Je pouvais en prendre, ça je ne le cache pas, mais j'approchais une limite d'endurance. Je n'avais pas envie de ressentir cette douleur à nouveau. À mon agression qui m'a valu ses multiples cicatrices sur les jambes et au côtes, c'était suffisant. Mon regard à croisé le sien et je ne m'étais pas rendu compte de cette proximité soudaine, du moins pas avant que sa main glisse contre mon bras. J'eus ce frisson qui s'est bousculé à l'échine. Ma respiration se coupe un moment et c'est à la limite que mes yeux cherchent à se fermer. Ce n'était en rien déplaisant et je me suis surprise à le fixer restant statut.

« Ça a pas eu l’air de te déranger, pourtant. »

Je ne comprends qu'à demi mot ce qu'il me dit. Je suis concentré sur ce contact. Ses doigts glissent le long de mon épaule et mon corps frissonne un peu plus. Je serre les dents sous mes lèvres sellées. Il m'en prend tellement pour avoir une simple dose de contrôle. Le selfcontrol semble avoir trouvé la porte de sortie. Il avait raison, le fait de ne pas connaitre son nom ne m'avait pas vraiment déranger, mais sur le coup, j'arrive à espérer le connaitre enfin. Peut-être pour m'éviter de faire une connerie et de penser à autre chose. J'étouffe un cri de surprise quand le coton se heurte à ma plaie à nouveau. Je grogne en le voyant avec ce sourire amusé.

« J’m’appelle Cali. »

Je te repousse brusquement et pose mes pieds au sol. Je fais un pas vers toi et te repousse à nouveau avec force pour te plaquer au mur. Je fais quelques pas vers toi jusqu'à ce que mon corps se plaque pratiquement contre le tien. Je tend la main vers la tienne pour l'agripper. Je te retire le coton des doigts avant de le jeter au sol.

« Makfire. »

Mon coeur tambourine trop fort et je n'arrive pas à aller contre ces pulsions. Je fais un pas de plus en glissant ma jambe entre les tiennes et affiche un sourire narquois. Mais qu'est-ce qui me prend.


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Cali
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Jeu 10 Aoû - 6:32




Stuck with my illusions

I left my room on the west side I walked from noon until the night I changed my crowd, I ditched my tie I watched the sparks fly off the fire I found your house, I didn’t even try They’d closed the shutters, they’d pulled the blinds My eyes were red, the streets were bright Those ancient years were black and white

Qu’est ce que tu fous, Cali? Qu’est ce qui te prend de réagir comme ça, d’être aussi taquin, enjôleur, au delà du séducteur? J’en sais rien. J’aime ce jeu, l’adrénaline qu’il me procure. J’me fiche éperdument des sentiments qu’ma tête et mon corps endurent. Faut que ça dure. Faut qu’je tienne, que j’résiste à l’envie de l’empoigner et d’la plaquer sur ce lit pour lui donner une bonne raison de prolonger son insomnie. J’en ai envie. J’désire ses courbes, ses lèvres, son souffle; et cette boule de désir, jusque là discrète, menace d’exploser lorsqu’elle me plaque contre le mur.

Elle est proche, très proche, trop proche ; j’vais craquer. J’ai d’la peine à respirer, le coeur qui bat d’façon désordonnée et l’besoin de lâcher prise. Encore une fois. J’fixe ton sourire amusé, tes prunelles qui pétillent et j’en oublie ce coton imbibé.

« Makfire. »

Imprimer chaque lettre, chaque sonorité comme si c’était la dernière fois que j’l’entendais. Sentir un sourire poindre sur mes lèvres, une main quitter la froideur du mur pour venir attraper une de tes mèches - tu le sens, toi aussi. Cette attraction impossible à éviter, ces coeurs qui n’en peuvent plus de tambouriner. J’enroule tes cheveux autour de mon index en un geste lent, officiellement calculé - officieusement, j’maîtrise que dalle mais c’est qu’un détail - et j’viens les placer derrière ton oreille, de laquelle mes lèvres se rapprochent.

Mon sourire s’agrandit, mes prunelles se rétrécissent ; ma voix s’fait suave, sombre, empreinte d’un désir que je n’cherche même plus à dissimuler.

« Ravi de te rencontrer, Mak. »

Surnom donné sans penser qu’il pourrait t’agacer - au contraire, cette idée me ravit. Je veux que tu t’énerves, Mak. Je veux que tu me haïsses sans cesser d’me vouloir ; je veux qu’tu joues, que tu virevoltes entre mes mains gelées, que tu t’éloignes sans jamais parvenir à t’échapper. J’veux que cette petite distraction, celle de la séduction, te plaise autant qu’elle t’effraie.

Mon corps se redresse et ma main suit le cours de tes formes, contourne ton visage pour se perdre sur ton épaule, puis le long de ton bras ; bras que j’agrippe brusquement, profitant d’ta surprise pour t’entraîner sur le lit d’un seul mouvement. Tu tombes sur le dos dans un boucan qu’étouffe l’épaisseur du matelas ; j’attrape un nouveau coton, que j’imbibe de désinfectant, avant d’me pencher au-dessus de toi. Incapable de te quitter des yeux, attendant ton prochain coup.

« On n’a pas terminé je crois. »

En m’disant malgré moi qu’il sera peut-être fatal, celui-là.
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Makfire
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MessageSujet: Re: Makali ♦ Stuck with my illusions   Ven 11 Aoû - 21:24

STUCK WITH MY ILLUSIONS
ft Makfire & Cali
Tu as l'impression que pour une fois, ta douleur a disparue, elle t'a quitté pendant un moment et pourtant, elle est toujours là au fond de toi et tu la fuis comme la peste. Tu l'as coincé contre le mur de ta chambre, la porte grande ouverte, l'humidité qui te colle à la peau. Tu en oublies même que tu n'a presque rien sur le dois et qu'au contraire, lui porte encore ses vêtements trempés. Tu sens ta peau brûler, pourtant tu n'as rien sur le dos. Des frissons te parcours, de l'échine au bous des doigts. Tu sais très bien que ce n'est pas une bonne idée et que ce ne le sera peut-être jamais, mais qui ne prend pas de risque n'a rien. Tu le sais, tu le sens que cet homme est nul autre qu'un lit bourré de risque. Ça t'attire et tu le sais, tout comme toute cette tension entre vous. un frisson te transperce de la pointe de tes cheveux jusqu'à ton coeur et ça a l'effet d'un choc électrique. Tu laisses un soupire se glisser entre tes lèvres, un soupire qui n'a rien de lasse.

« Ravi de te rencontrer, Mak. »

Tu arques un sourcil lorsque ton surnom trouve le chemin de tes oreilles. Un sourire en coin amusé s'étire et tu pourrais dire que l'entendre de ses lèvres lui donne une toute autre signification. C'est bête, mais ces trois lettres te font l'effet d'une bombe, il te font de l'effet tout simplement. Tu es sur le point de perdre le contrôle. Ton corps contre le sien ne cesse de te faire frissonner et ta bouche s'assèche à l'idée que ce petit jeu ne continue pas.

En deux temps, trois mouvements, tu te retrouves plaqué contre ton lit, lui perché au dessus de toi. Le côté brusque de ce transfert t'as donné chaud.

« On n’a pas terminé je crois. »

Tu remarques le coton du coin de l'oeil et un sourire de malice s'impose. tu glisses une main contre son bras, jusqu'à atteindre sa main. Tes doigts se glissent à travers les siens. Du bout des doigts et d'un geste vif, tu récupères le coton et de ton autre main, tu suis la courbe de sa mâchoire pour écarté ces mèches ébènes de la plaie. Sans alerté, tu plaques brusquement ton coton sur la plaie. Tu te redresses dans le vide et tes lèvres se retrouvent tout près des siennes et ta langue glisse contre ta lèvre inférieur.

« T'as raison, on n'a pas terminé. »


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Makali ♦ Stuck with my illusions
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