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Garden of Thorns (ft. Cathleen)

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Ming
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MessageSujet: Garden of Thorns (ft. Cathleen)   Mer 13 Sep - 18:33

Garden of Thorns
Yeurk ! Il n’y a pas à dire, j’ai vraiment une sacro-sainte horreur des enterrements. Enfin à ce niveau là, ce n’est plus de l’horreur. Cela relève carrément de l’aversion. Je ne comprends pas. Ce besoin presque pathologique que les gens ont de se réunir autour de la dépouille du défunt, pour pleurer à gros bouillon et chérir l’illusion heureuse du souvenir des jours passés. Argh, je trouve cela tellement grotesque, que ça me file la gerbe rien que d’y penser. Vous dîtes ? Oui je sais, avec une mentalité comme celle-ci, il n’y aura pas grand monde au mien d’enterrement. De toute façon, moi c’est vite vu, ça sera direct l’incinération. Au bois de santal hein, je tiens tout de même à le préciser. Ah bah attendez, la vie coûte déjà suffisamment cher comme ça, alors hors de question de se faire délester d’une blinde à la fin du voyage ! Non mais, il ne manquerait plus que ça, dis donc ! Comment ? Pingre ? Alors là, c’est … . Hum ce n’est pas faux, j’en ai un petit coup, je dois bien l’avouer. Bref, tout ça pour dire que si cela ne tenait qu’à moi, je me serais bien abstenu de faire acte de présence. Hélas, je n’ai pas le choix. Il s’agit de quelqu’un du milieu. Ah Monsieur Walker, vous allez me manquer, n’empêche. Qu’est-ce que j’ai pu vous couillo… euh vous entuber à sec, je veux dire. Combien de fois suis-je parvenu à lui faire passer ma camelote, pour de véritables items serties de spinelles, de rubis ou encore d’émeraudes ? Je l’ignore. Bien plus que je ne saurais le dire, certainement. En même temps, il faut dire que le malheureux n’avait plus que 0,5 à chaque œil. Donc vous pensez bien qu’à chaque fois qu’il croyait percevoir quelque chose scintillant de mille feu … BIM ! Il sortait le chéquier, encore plus vite que Lucky Luke ne dégaine son flingue. Roh et en plus, il ne regardait jamais à la dépense le bougre. Oui, c’est un bien triste jour pour nous-autres, escrocs et arnaqueurs spécialisés en joaillerie. La vache à lait vient de s’éteindre, hahaha ! Oh Ciel, ce que c’est ignoble … ! Après tout, c’est en parti grâce à sa naïveté et sa crédulité, que j’ai pu mener jusqu’à présent, un train de vie digne d’un Emir du Qatar.

Me rendre à ses funérailles semble donc être le minimum syndical, que je puisse faire en contrepartie pour lui témoigner ma gratitude. Le hic, c’est que c’est à présent le fils Walker qui est aux rênes de l’entreprise familiale. Alors là par contre, cela ne va pas du tout être la même chanson, croyez-moi. A mon avis celui-là, pour le rouler dans la farine, il faut se lever de bonne heure. Voire, ne pas se coucher du tout. Dans la catégorie ambitieux aux dents longues, je pensais décrocher la palme mais là, force est de constater que la concurrence va être rude. En plus à ce qui paraît, ce jeune premier a dans l’idée de s’associer à Boucheron, pour fusionner et ne former ainsi plus qu’une seule et même enseigne. Si tel est le cas, cette fusion n’augure rien de bon pour mon business. Mieux vaut avoir deux clients bien distincts, plutôt qu’un seul gros mania. Fusse-t-il un acheteur chevronné. Ces obsèques auront sans doute au moins le mérite, de faire la lumière sur toute cette histoire, et de clarifier un peu la situation. Et puis, si au passage je parviens à entendre mon réseau de contacts professionnels, je ne cracherais sûrement pas dessus. Bah quoi, vous ne pensiez tout de même pas que j’allais m’y rendre uniquement par bonté d’âme et compassion. Hahaha, c’te bonne blague ! Sans compter que tout les grands pontes et les égéries, seront très certainement de la partie. Je sens que l’église sera « the place to be ». Quelque chose me dit que cela risque même de dégénérer, et de se transformer en événement mondain. Hum, ma foi pourquoi pas. Qui a dit que toutes les occasions n’étaient pas bonnes, pour faire sa com ainsi qu’un petit coup de pub ? Passer à côté d’une pareille opportunité en faisant ma mijaurée ? Inconcevable ! Il va donc falloir que je sorte les habits d’apparat, et que je mette sur mon 31 pour la circonstance. Finalement, je me réjouis d’aller à ces funérailles ! J’en connais un autre qui va être content : mon pouvoir. Avec toutes cette profusion de chagrin et de tristesse, il va pouvoir s’en donné à cœur joie. Cela va être impossible de serrer la main, ou donner une accolade à qui que ce soit, sans que leur douleur devienne la mienne.

J’espère juste que cela ne sera pas comme lors des obsèques de la mère Narcisco Rodriguez. Trois jours qu’il m’a fallu pour m’en remettre. J’ai bien crû que j’allais devenir dingue. Bref, toujours est-il que je ne peux décemment pas me pointer les bras ballants et la bouche en cœur. Puis alors là, ce n’est pas comme si vous étiez invité chez quelqu’un. Hors de question de ramener une bonne bouteille ou du dessert. C’est tournée générale de fleurs pour tout le monde ! Par chance, il y a une boutique à quelques pâtés de maisons seulement de chez moi. La Rose Ecarlate. Pour être tout à fait honnête, je ne m’y rends pas uniquement pour commander une composition. C’est en quelque sorte un prétexte qui tombe à point nommé. Oui, j’ai une idée qui me trotte dans la tête depuis un petit bout de temps déjà. Mais chhhhhut, c’est une opération style NASA classée confidentielle. Le petit carillon au-dessus de la porte d’entrée tintinnabule, ci tôt que j’eus poussé cette dernière.  Whaaa my god, ça embaume ! Roh, et puis que dire de cette avalanche de couleurs. J’ai l’impression d’avoir en face de moi un paon géant, qui se serait couplé avec une tortue après avoir pris deux ou trois extas. Ohla, ça ne va pas mieux moi. Qu’est-ce que cela serait, si je devais passé un test de Rorschach. Alors que je commençais tout juste à détailler les lieux, une voix féminine m’accueillit et me salua. Mon premier réflexe fut de regarder en direction du comptoir, et de la caisse enregistreuse. Personne. Je balayai ensuite aussitôt la boutique du regard, en tournant et m’agitant quelque peu. En me penchant légèrement sur la gauche, j’entraperçus à travers une forêt de fleurs et de branchages, un jeune femme brune, la petite vingtaine, qui était entrain d’arranger le contenant de deux immenses vases. J’esquissai un timide sourire, comme si je triomphais d’avoir enfin trouver la provenance de cette voix, et la saluai en retour : « Ah, bonjour. ». Je ne l’importunai pas plus longtemps, préférant la laisser vaquer à ses occupations. Toutes ces fleurs, ces bouquets et ces compositions, c’est vraiment … renversant. Pour le coup, on a vraiment l’embarras du choix. Tant et si bien, que je ne sais plus du tout où donner de la tête.  
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Cathleen
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MessageSujet: Re: Garden of Thorns (ft. Cathleen)   Ven 15 Sep - 10:07

Garden of Thorns {feat. Ming}Cela faisait quelques semaines que ma vie avait repris un cours normal. Du moins, c'est-ce que je m'efforçais à penser. Mes premiers jours dans cette ville que je ne connais pas ont été angoissants. Qui ne l'aurait pas été ? En me réveillant dans cette chambre d'hôpital, je me suis mise à paniquer. Je ne me souviens de rien et encore aujourd'hui, c'est compliqué d'être calme avec tout ce que je vis. Je n'aime pas le fait de ne pas me souvenir de ma vie. J'espère sincèrement que je n'étais pas une criminelle... Au vu de mon caractère de maintenant, je ne pense pas, mais on ne peut pas savoir. Lorsqu'on m'a permis de sortir de cette chambre, je n'avais que ma carte d'identité, mon téléphone portable, un collier avec un pendentif en forme de cœur, un cahier pour écrire et un stylo. C'était les seuls objets que je possédais apparement. J'ai découvert aussi que j'avais un appartement en centre-ville. Il était assez grand, comme si je n'étais pas la seule à y vivre, mais je n'avais pas de colocataire. Un amoureux peut-être ? Je ne savais pas.  

Les jours qui ont suivi ma sortie de l'hôpital, j'ai marché dans le quartier. Il y avait beaucoup de personnes qui semblaient être aussi perdues que moi. Est-ce que l'on faisait partit d'une expérience qui a mal tourné ? Parfois, c'était l'impression que ça donnait. Personne ne semblait se souvenir de sa vie d'avant. Personne ne se souvenait. On devait apprendre à vivre avec ce sentiment d'être incomplet. Peut-être que pour certains, c'était une bonne chose, pour moi, c'était une corvée.  

S'il n'avait que les souvenirs... Je me souviens du premier contact que j'ai eu avec une autre personne. Vous voyez, j'ai toujours été très tactile. Lorsque je parle à quelqu'un, je pose ma main sur son épaule ou son bras. La première fois que j'ai refait ce geste, j'ai ressenti pleins d'émotions. Ce n'était pas mes émotions, je le savais parce que ce jour-là, j'étais plutôt bien parce que j'avais décroché un entretien d'embauche pour un boulot et j'étais heureuse. Non, c'était les émotions de l'autre personne. De la tristesse, de la peur... J'ai dû faire une tête bizarre parce que la personne s'est vite retiré et est partie en courant. Je ne savais pas que j'avais ce pouvoir de ressentir les émotions des autres... Depuis, j'ai fait quelques tests et c'est toujours la même chose. Je ressens les émotions et par la suite, je n'arrive même pas à faire la différence entre mes émotions et celles des autres. Et ces derniers ressentent quelque chose lorsque je les touche... Je sais que je ne suis sans doute pas la seule, mais moi, je suis une véritable calamité pour gérer ce pouvoir...

Je vous parlais d'un entretien d'embauche. Je suis fleuriste à la Rose Ecarlate, un magasin de fleurs où je me sens vraiment bien. Il faut dire que ma patronne n'est pas très difficile. Je suis contente de venir travailler. Je fais cependant attention de ne pas toucher les clients. Je n'ai pas envie d'être responsable de la fermeture de la boutique si jamais je découvre des choses en interprétant les émotions des gens... Je garde toujours une distance.  

Aujourd'hui, j'étais à la boutique depuis un long moment. Je ne compte pas mes heures et parfois, j'oublie de les noter. Je devrais pourtant parce que parfois, je fais plus de quatre heures en plus... Mais ma patronne ne semble pas s'en rendre compte. Du moins, elle ne m'en a pas parlé encore. De toute façon, elle semble être trop occupée par ce qui se passe dans l'arrière-boutique... N'allez pas croire que je sais ce qui s'y passe. Je ne m'y aventure pas. Je ne veux pas avoir de problèmes. J'ai appris que dans cette ville, on devait vraiment faire attention... Perdue dans mes pensées, je n'entendis le petit carillon de la porte d'entrée résonné qu'à la dernière minute. Oh, un client.  

"Bonjour et bienvenue à la Rose Ecarlate, est-ce que je peux vous aider ?"

L'homme semblait chercher la provenance de ma voix. J'eus un petit sourire. Il est vrai que logiquement, j'aurai dû me trouver derrière le comptoir, mais je ne supportais pas le fait de rester debout sans rien faire. Et puis, pour mettre en valeur la boutique, je devais toujours regarder que les fleurs soient les plus belles possibles. C'était vraiment un métier plaisant. Le client se penchant vers sa gauche me vit et me salua. C'était un homme dans la vingtaine, asiatique. Pas mal. Je secoua la tête. Ce n'était pas le moment de penser à ce genre de trucs. Je m'approcha de lui.  

"Vous avez besoin de quelque chose en particulier ? Pour un mariage ? Pour un enterrement ? Nous avons vraiment le choix."

Mon coté commercial qui refait surface. La patronne allait être contente si je vends le plus de fleurs possible. En attendant sa réponse, je le détaille. Quelque chose m'attire chez lui, mais je n'arrive pas à savoir quoi. C'était peut-être un ancien criminel. Un manipulateur ? Il fallait que je fasse attention, surtout depuis que je sais qu'il y a des choses louches dans cette arrière-boutique...
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Ming
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MessageSujet: Re: Garden of Thorns (ft. Cathleen)   Sam 16 Sep - 7:59

Garden of Thorns
S’il y a bien une chose que je ne supporte pas lorsque j’entre dans une boutique, c’est lorsque le propriétaire, ou les employés y travaillant, vous saute à la gorge. Au centre commercial pour ça, ils sont très forts. Roh, je me souviens la première fois que je suis allé chez Gucci. J’avais à peine posé un orteil sur le paillasson de la boutique, qu’une espèce de grande tigeasse peroxydée m’a aussitôt assailli, avec sa tchatche et son débit de rappeuse. Je l’entends encore d’ici, avec sa voix sucrée. « Bonjouuur, je m’appelle Christy ! Je peux vous aider ? Si vous voulez une coupe de champagne, un café ou un jus de fruit surtout n’hésitez pas à me ... ». Whooo, mais laisse moi au moins le temps de jeter un œil ! Ah bah, j’aime autant vous dire que ça m’a vacciné à vie, et que depuis je n’y suis jamais retourné. Ce qui, entre nous soit dit, est fort dommage pour eux, étant donné que je suis un flambeur dilapidant son argent de manière … presque compulsive, je dirais. Toutefois là, je ne dirais pas non à un petit coup de main. Autant de fleurs confinées et réparties dans un si petit espace, je trouve que ça a quelque chose d’un peu oppressant. C’en est tel que cela me fait quasiment perdre tout mes moyens. Je n’ose plus bouger, ne sais plus où regarder, ni même ne sais s’il est très judicieux de rester ici. C’est simple, j’ai l’étrange et désagréable sensation d’être un petit garçon dans un supermarché, qui aurait perdu sa maman dans la foule. C’est bien la première fois qu’une boutique de fleurs me fait cet effet là. Consternant. Dérangeant. Et assez inquiétant, je dois dire. Dieu merci, il est des moments où les grands esprits se rencontrent. Alors que j’étais à deux doigts de faire machine arrière en prenant mes jambes à mon cou, la petite vendeuse vint vers moi et m’accueillit avec une formule de bienvenue. Non, il n’y a rien de péjoratif dans la manière que j’ai d’employer le mot « petite ».

Rah, cette manie que vous avez de voir le mal et la méchanceté, dans chacun de mes propos. Vraiment, c’est très pénible. C’est un fait, elle doit faire un petit mètre soixante-cinq à tout casser. Comment ? Oui bon, elle est de taille moyenne, si vous voulez. Ne jouons pas sur les mots, je vous prie. Bon, dans tout ça, je ne sais plus où j’en étais moi. Ah, oui ! Tout ça pour dire, que la jeune femme dut certainement remarquer mon désappointement. Sinon, elle ne se serait en toute logique pas dérangée. Preuve en est, elle me demande également si elle peut m’être d’une quelconque utilité. Oh bah alors là ma chère, vous ne croyez pas si bien dire ! Pour toute réponse, je me contente de serrer mon poignet droit, et de lui adresser un sourire, qui à défaut d’être rayonnant, se veut un minimum poli. Du moins, je l’espère. N’étant ni un ingrat, ni un mal élevé, je remercie la vendeuse en baissant la tête et m’inclinant légèrement et respectueusement. Très extrême-oriental comme geste. Cela ne fait pas de doute. J’ai remarqué que depuis que j’ai repris connaissance, j’exécute régulièrement et machinalement ce geste pour saluer, ou montrer ma gratitude à mes interlocuteurs. C’est pour ainsi dire, une sorte de réflexe. Quelque chose d’instinctif, que je ne contrôle pas. Paradoxalement à côté de cela, je n’ai pas une once d’accent mandarin. Oui, je dis bien « paradoxalement », car selon ma carte d’identité, je possède la double nationalité taïwanaise et américaine. Ce qui est d’ailleurs assez étrange, car je n’ai pas vraiment le type taïwanais. Mes yeux ne sont pas aussi bridés que ceux des gens résidant sur cette île, et la carnation de ma peau est beaucoup plus hâlée que la leur. Peut-être ai-je de lointaines origines malaisiennes, philippines ou indonésiennes ? Cela expliquerait à coup sûr, ces petites particularités physiques qui me différencient de mes compatriotes.

Bref, c’est bien joli tout ça, mais cela ne me dit toujours pas où diable j’ai bien pu chopper une manie aussi saugrenue. Oh non … . A tout les coups, je dois être issu d’une famille de passéistes qui n’a eu de cesse de s’arcbouter au passé. Une de ces vieilles familles avec des principes tout aussi vieux. Une famille très rigoriste. Mouais, en tout cas qui soient ces gens, ils seraient sûrement extrêmement déçus de voir ce que leur fils est devenu. Les principes sont en effet une chose que me fait cruellement défaut. Lorsque je relevai la tête, la fleuriste s’enquit de savoir ce qui pouvait bien m’amener ici, et me certifia implicitement que je trouverai forcément mon bonheur ici. Après avoir brièvement regarder les alentours en me frottant le coin du sourcil, je répondis à la brunette : « Oui, je vois cela. Eh bien, j’aurais voulu, si c’est possible, commander une composition pour un enterrement qui aura lieu samedi prochain. Quelque chose avec des roses blanches. Ou dans les tons clairs. Relativement sobre. ». Ah l’épreuve des fleurs pour des obsèques. Un sacré numéro d’équilibriste, il faut bien le dire. Si vous en faites des caissons à oxygène, en offrant une couronne mortuaire surchargée et aux dimension disproportionnées, vous passez pour plus éploré que la veuve. Quant aux chances que cela soit mal perçu et sonne faux, inutile de vous dire qu’elles sont plus que grandes. Inversement, si vous vous contentez d’un bouquet dépouillé et maigrichon, là vous passez pour rapiat ainsi qu’un monstre sans-cœur. Pfff, le casse-tête chinois. N’y a-t-il donc rien de simple en ce bas monde ? La jeune femme aux yeux chocolats sembla opiner du chef. Tandis qu’elle se mit en quête de modèles susceptibles de répondre aux quelques desiderata que je lui ai exposé, j’en profitai pour regarder en direction du comptoir. La porte, qui devait sûrement mener à l’arrière boutique, était restée entrouverte. A en juger par l’absence de lumière, il semble n’y avoir personne qui y travaille. D’un ton un peu désinvolte et naïf, je demandai à tout hasard si : « Votre patronne n’est pas là ? ».
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Cathleen
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MessageSujet: Re: Garden of Thorns (ft. Cathleen)   Lun 18 Sep - 9:07

Garden of Thorns {feat. Ming}J'aime mon métier. Il faut dire qu'aider les gens me permet de penser à autre chose. Cependant, je dois dire que je me sens parfois seule dans cet appartement du centre-ville qui semble m'appartenir. Je dis cela puisque je ne me souviens pas avoir acheter quoi que ce soit. Le fait que l'on me dise que j'ai une vie donc je ne me souviens pas me perturbe. Je sais que nous sommes plusieurs dans ce cas. Certains s'y sont fait, d'autres ont eu plus de mal. Moi, je ne sais pas encore comment je dois prendre la chose... Je secoue la tête pour faire face à mon client. Il semble perdu au milieu de ces fleurs.  

Il ne semble pas être très à l'aise dans cet univers. Quelque chose en lui me dit qu'il a l'habitude de marchander, mais sans doute pas par rapport à des fleurs. Je souris légèrement et enlève mes gants. Je lui demande ce que je peux faire pour lui. Il ne me répond pas tout de suite et je ne cherche pas à le brusquer. C'est la pire chose à faire. Si on devait agressif avec un client, ce n'est pas bon pour les affaires, tout le monde le sait. Il n'y a rien de pire que de perdre une vente à cause d'une phrase prononcée ou d'un excès de mauvaise humeur. Je ne dis pas ça parce que ça m'est déjà arrivé. Non, lorsque je suis mal, j'essaie de ne pas le montrer aux autres. C'est comme ça et puis, ça évite les questions auxquelles je ne veux pas répondre. Non, ça ne m'est pas arrivé, mais lorsque je vais faire mes courses au supermarché au coin de ma rue, je croise parfois des gens qui se prennent la tête vraiment pour rien. Bon, je peux comprendre que parfois, on n'est pas d'humeur à discuter ou à faire telle ou telle chose, mais quand même. L'important, c'est que nous sommes vivants.  

Non, mais il faut regarder la vérité en face : Peut-être que nous sommes plusieurs à ne pas se souvenir de son passé (voir tout le monde), mais nous ne sommes pas malades ou nous ne sommes pas morts tout simplement. Il faut voir la vie du bon côté... Bon, j'ai tendance à m'emporter !  

Mon regard revient vers mon client qui ne semble pas être décidé à me répondre. Comme s'il réfléchissait à ce qu'il allait dire. Je lui dis alors que nous avons un large choix de fleurs pour tous les évènements prévus. Il se décide enfin à parler. Je m'appuie contre le comptoir pour l'écouter. Il me demande si c'était possible de commander une composition pour un enterrement prévu le samedi suivant. Avec des roses blanches ou de teintes claires. Un sourire s'affiche sur mon visage avant que je lui réponde :  

"J'ai ce qu'il vous faut, je reviens tout de suite."

Je passe devant le jeune homme avant de m'enfoncer dans la forêt de fleurs derrière lui. Des roses blanches, ce sont celles que nous vendons le plus. Elles permettent d'exprimer beaucoup de choses. Je cherche les plus jolies, qui pourront tenir le coup jusqu'à samedi. La plupart de ces fleurs ne tiennent que quelques jours, mais il y a toujours un moyen pour les faire tenir un peu plus longtemps. Je ne vais pas les couper tout de suite pour faire le bouquet, c'est trop tôt. Je prends le pot contenant toutes les roses blanches et m'efforce de l'emmener jusqu'au comptoir. Ce n'est pas facile à transporter, mais avec le temps, on s'habitue à tout.  

Je suis presque arrivée vers mon client lorsque ce dernier me demande si ma patronne est là. Je m'arrête doucement de marcher pour le regarder avec de grands yeux. Cet homme fait aussi parti de ce petit groupe qui se pavane devant moi et va dans l'arrière boutique ? Ne croyez pas que je les espionne, il est juste difficile de ne pas se rendre compte qu'il se passe quelque chose dans cette boutique. Je ne veux pas savoir ce qui s'y passe, malgré ma curiosité. J'ai appris que dans cette ville, on devait faire attention. Surtout si on sait des choses que l'on ne devrait pas savoir. Je pense que c'est pour ça que ma patronne me laisse faire pas mal d'heures. Elle sait qu'elle ne craint rien avec moi puisque je ne sais pas ce qui s'y passe. Je ne vais même pas dans l'arrière-boutique. Lorsque j'ai quelque chose à récupérer, je laisse l'autre fleuriste le faire à ma place ou ma patronne. Cette dernière ne semble pas trop se poser de questions concernant le fait que je ne veuille pas aller dans cette pièce. Tant mieux.  

Je reprends doucement le chemin du comptoir et je vois bien que l'homme regarde la porte de l'arrière-boutique. Je ne suis même pas sûre que ma patronne soit là aujourd'hui. Je pose le pot de roses blanches entre nous deux et fronce les sourcils. Je prends le temps de le détailler avant de lui dire :  

"Je ne crois pas. Je ne l'ai pas vu de la journée du moins. Est-ce que vous avez un message à lui laisser ?"

Je disais ça pour être polie parce que souvent, ce genre de personne ne voulait pas que je sache quoi que ce soit et ça m'arrangeait. Je continuais de le regarder tout en jouant avec les fleurs des roses blanches. Ce qui devait arriver arriva, mon doigt glissa le long de la tige d'une des roses et je me coupa avec l'une des épines.  

"Zut ! "

Je porta mon doigt à la bouche pour enlever la goutte de sang qui venait de perler. Quelle maladresse sérieusement ! Je ne pouvais pas faire une journée sans une petite coupure. Maintenant, j'ai l'habitude, mais bon... Je regarda mon client avant de lui dire :  

"Voici les fleurs que j'ai pour le moment. Je peux faire une composition pour samedi, mais pas avant sinon, elle risque de s'abîmer... Je reviens."

Je planta le jeune homme là, sans rien dire. Je devais désinfecter cette plaie avant de me remettre au travail. Personne n'allait le faire à ma place !  
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Ming
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MessageSujet: Re: Garden of Thorns (ft. Cathleen)   Lun 18 Sep - 13:25

Garden of Thorns
Argh, j’en ai trop dit. Dieu merci, j’ai tout de même eu l’intelligence d’esprit de rester relativement évasif, afin de ne pas être totalement percé à jour. Cette commande, vous vous en doutez, ce n’était qu’un parfait prétexte pour pousser la porte de cette boutique. En réalité, j’avais la ferme intention de m’ôter une épine du pied, sans mauvais jeu de mots. L’occasion de faire d’une pierre deux coups. Oui mais voilà, une seule personne peut m’aider pour cela. Et ce n’est de toute évidence pas la jeune femme qui se tient devant moi. A vrai dire, je doute qu’elle … baigne là-dedans. Bon, j’imagine qu’il est inutile que je vous le cache davantage. Oui, j’ai un problème. Un problème de taille, et pas des moindres. Je subis des pressions. Si, si, c’est comme je vous dis. Des pressions qui émanent de mon fournisseur, chez qui je m’approvisionne en pierres semis-précieuses. Enfin, en camelote devrais-je plutôt dire. Un ruskov prénommé Tarasse. Porte bien son nom c’t’encu … . Ahem, désolé je m’emporte. Voyant que mon petit business se porte comme un charme, ce suppôt de Poutine s’est mit dans le crâne qu’il était en droit d’exiger et de toucher une commission, sur chaque bijou que je parviens à revendre aux grandes enseignes de la joaillerie. Non mais franchement, il se prend pour qui ce bouffeur de blinis ! Non parce que, je l’ai la bosse du commerce, c’est moi qui vous le dis ! Je ne suis tout de même pas asiatique pour rien. Et je ne vais certainement pas m’abaisser à lui refiler 30 %, comme il le requière. Si encore c’en était resté là, ça irait à peu près. J’aurais fait l’autruche, et voyant l’absence totale d’intérêt que je porte pour sa proposition, il aurait fini par se résigner et lâcher le morceau. Ca, c’est ce qui se serait passé dans le meilleur des mondes. Pfff, pensez-vous ! Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ? Au lieu de ça, il m’a envoyé ses gorilles, histoire de me menacer et de m’intimider. Je dois bien admettre qu’au début, c’était quand même mignon et très drôle. Mais alors là, ça commence à ne plus me faire marrer du tout ! Un moyen de pression. Il me fallait un moyen de pression, pour l’obliger à revoir ses exigences à la baisse et me flanquer la paix.

Un truc susceptible de le mettre sur la sellette. Ou au minimum, dans une position compromettante. Après tout, il devait bien avoir une faiblesse. Tout le monde a une faiblesse. Qu’ai-je donc fais par la suite ? Eh bien, je vous le donne en mille, j’ai joué les apprentis Columbo et filé discrètement ce type. Des jours durant ! A me les geler dans la fraîcheur de Septembre. Qu’ai-je trouvé au bout du compte ? Strictement rien ! Aucun penchant pour les femmes de petite vertu. Pas d’addiction à un quelconque stupéfiant. Pas même un tic ou une manie honteuse, du style se curer le nez. Rien. Nada. Le degré zéro du néant. La vie de ce Cosaque est réglée comme du papier à musique, et est aussi ennuyeuse qu’un mauvais site-com. Résultat des courses, je n’ai rien appris ou gagné. Hormis une bronchite carabinée. Pas le choix donc : plan B. L’élimination pure et simple du problème. Pour cela, hors de question que je me salisse les mains en faisant le travail moi-même. Il y a des gens, (qui une fois payé grassement), dont c’est le métier. Ah oui, mais je vous avez prévenu. Lorsqu’on touche à mon business ou marche sur mes plates-bandes, je sors les griffes et sais être féroce. Si ce problème ne peut être résolu que dans le sang, alors qu’il en soit ainsi. Il me faut à présent un bras armé. Où est-on susceptible de trouver ce genre de mercenaire ? Chez les Dime Lions, bien entendu. J’ai donc là aussi mené ma petite enquête, et je me suis laissé dire, bon par des gens pas mal placés tout de même, qu’une dénommée Karma pourrait sûrement m’aider. A ce qui paraît, elle s’occuperait un peu de l’intendance au sein du clan. Autrement dit, une figure respectable et haut placée. Il n’y a qu’elle qui peut m’aider. Si ce n’est pas le cas, elle devrait certainement pouvoir me mettre en contact avec un membre du clan, qui a pour habitude de s’occuper de ce genre de basse œuvre. Euphémisme pour « méfait », vous l’aurez compris. Le bruit court que cette boutique lui sert de façade, afin de mener à bien ses petites affaires. Bref, voilà toute l’histoire. Manque de bol, Karma ne semble pas être là. Une pointe de méfiance se lit dans le regard de son employée, lorsque je m’informe auprès de cette dernière de la présence de sa supérieure. Hum, je ne pense pas qu’elle soit dans le secret des dieux.

Elle doit sans doute se douter qu’il se trame quelque chose de pas net ici. Cependant, je ne suis pas certain qu’elle en connaisse la nature. Toujours est-il que la fleuriste ne perd rien de son côté avenant ainsi que de son sens de commerce, puisqu’elle me demande, après être revenu avec un grand vase garni de roses blanches, si elle peut lui transmettre un message de ma part. Je remue alors doucement la main pour lui signifier que ce n’est pas la peine. Puis, joignant la parole au geste, je lui réponds sur un ton que j’espère aussi poli et aimable que le sien : « Non, non Mademoiselle, ne vous donnez pas cette peine, ça ira. Cela ne fait rien, je repasserais. Mais merci quand même, c’est très aimable à vous. ». Une fois n’est pas coutume, j’allie là aussi le geste à la parole en inclinant de nouveau respectueusement la tête. Rah, il va vraiment falloir que j’arrête avec ce truc. Ca frise le tic ou la manie. Franchement, c’est ridicule que je m’échine à faire cette action. Si encore on était à Taïpei, Busan ou Tokyo je ne dis pas, mais bon là, ça ne sert pas à grand-chose. Au cas où cela vous aurez échappé, je ne suis pas … comment dire, un grand spécialiste des femmes. Ou de la psychologie féminine, tout du moins. Je me demande si employer le mot « Mademoiselle », n’est pas quelque peu indélicat. Non je dis ça, parce que je sais qu’il y en a pour qui c’est le cas. Cela n’a pas l’air de froisser ou incommoder la jeune femme aux yeux bronzites, en tout cas. Ou alors, c’est qu’elle le cache à la perfection. Ce n’est tout de même pas de ma faute, si je trouve personnellement que « Mademoiselle » a un petit je-ne-sais-quoi de classe, que l’on ne retrouve pas dans « Madame ». Bon bref, on ne va pas non plus pourparler pendent des heures là-dessus, ça n’en vaut pas … . Pourquoi se met-elle soudainement à montrer son mécontentement ? Ah, on dirait qu’elle s’est piquée avec une épine de rose. Ce n’est pas malin ça. J’espère seulement pour elle, qu’elle est à jour sur ses rappels de vaccin anti-tétanique, parce que sinon … c’est le drame.

« Est-ce que tout va bien ? Oh ! Tenez. Prenez ceci, ça pourrait vous être utile. ». Déclarais-je, en sortant de la poche pectorale de mon blazer, une pochette que je lui tendis. Le tout englobé dans un sourire, faisant presque se clore mes yeux en amandes. Un brin gênée, la jeune femme brune finit par s’en emparer, et l’enroula autour de son index afin de stopper cette mini hémorragie. Whaaa, mais d’où me vient une telle attitude de gentleman ? Moi qui pensais n’être qu’un obscure misogyne mal embouché, force est de constater que j’avais tort. Elle poursuivit en m’apprenant qu’il était trop tôt pour assembler ces fleurs en composition, sinon elles risqueraient de se flétrir. Ce que je pouvais tout à fait comprendre. Ceci dit, je ne suis pas non plus aux pièces. Ce n’est pas comme si l’enterrement avait lieu demain. Je me contentai de hocher la tête et de lui rétorquai : « Oui, je comprends. Cela ne me pose aucun problème. Euh, faîtes je vous en prie. ». La fleuriste s’éclipsa un moment. Sans doute pour soigner son index endolori. J’en profitai pour détailler les fleurs dans le vase en face de moi. Elles sont vraiment resplendissantes. Puis, je m’approchai légèrement afin de humer un bouton en fermant les yeux. Hum, et en plus elles embaument. Que demande le peuple ? Whooo, putain que c’est chère par contre ! Certes, elles sont chères, mais elles embaument. Roh aller Ming, un petit effort. Monsieur Walker a plus d’une fois cassé sa tirelire pour toi. Tu peux donc faire un petit effort, en mettant la main au porte-monnaie pour son voyage dans l’au-delà. Oh ça va, ça va, j’ai compris. J’imagine que je peux bien faire ça. En relevant la tête, j’aperçus, à l’aide d’un jeu de miroir dans la boutique, les deux gorilles de mon fournisseurs, assis à la terrasse d’un bar faisant face à la boutique. Non sans mal, je déglutis ma salive en serrant les dents. Jìnǚ ! Ne me lâcheront-ils donc jamais la grappe, ces deux là ? Je décidai d’aller me poster à un endroit de la boutique échappant à leur champs de vision. Voici donc comment j’atterris dans la section dite « plante d’intérieur », feignant de m’intéresser à un bonsaï ou une orchidée.
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MessageSujet: Re: Garden of Thorns (ft. Cathleen)   Jeu 21 Sep - 10:42

Garden of Thorns {feat. Ming}J'étais vraiment une empotée. Chaque jour qui passait, je pouvais me blesser. Heureusement pour moi, je n'ai jamais eu de vraies blessures qui auraient pu être mortelles. Avec les différentes plantes qui se trouvent ici, j'aurai pu mourir plus d'une fois. Cependant, on fait attention et on a les antidotes et les médicaments qu'il me faut. Ma patronne l'avait vite compris, mais j'étais tellement indispensable à sa boutique... N'allez pas croire que je prends la grosse tête. Non, c'est juste que je suis là en permanence presque... Le jeune homme me tend un mouchoir que j'attrape et entourne mon doigt avec. Le pauvre bout de tissus allait finir tâcher et je n'étais pas sûre qu'il puisse être de nouveau tout joli tout beau. Je le regarda pendant un instant et lui dit finalement que les fleurs devaient être dans leur pot jusqu'à ce que je puisse faire la composition le jour même. Je m'excusa et partit vers la petite salle de bain.  

J'étais vraiment la pire des quiches. Je posa le mouchoir sur le lavabo et nettoya mon doigt. Ce n'était qu'une petite égratignure, mais elle était profonde. Il y avait des pansements dans la pharmacie. Je sécha la plaie et prit un de ces pansements avant de l'appliquer sur la blessure. Voilà qui était fait. Maintenant, je devais vite retourner voir mon client sinon j'allais sans doute perdre une vente. J'attrapa la petite pochette que je passa sous l'eau. Il fallait que les petites gouttes de sang partent... Je frotta comme une digne. Pars stupide tache. Je lâcha un cri et lança la pochette dans le lavabo. Je jeta un coup d'oeil vers la porte de la salle de bain pour voir si mon client n'était pas dans mon champs de vision, mais ce n'était pas le cas. Je pris le morceau de tissu et le sécha vite fait avant de sortir de la pièce. Bizarre, le jeune homme n'était plus là. Est-ce qu'il était parti sans lui dire au revoir ? Hum, il n'aurait quand même pas oublier sa pochette. Je regarda autour de moi et vit qu'il était dans la section "plantes d'intérieur". Je souris. Il avait de bons goûts. Je le rejoignis et vit qu'il n'était pas très à l'aise.  

"Vous avez besoin d'aide ? On dirait que vous avez vu un fantôme ?"

C'est vrai qu'il n'avait pas l'air dans son assiette. Je pencha doucement la tête sur le coté pour lui faire comprendre que je n'étais pas son ennemi. Bon, je ne le connaissais pas et il ne me connaissait pas, mais peut-être qu'on pouvait s'aider. Je lui tendis sa pochette.  

"Je suis désolée, mais je pense qu'elle est fichue... Vous n'aurez pas du me la prêter."

J'eus un petit sourire désolé avant de me balancer sur mes pieds. Décidément, nous n'avions pas beaucoup de sujets de conversations. On venait sans doute de deux mondes différents et ça n'était pas la première fois que ça m'arrivait. Je regarda de nouveau le jeune homme. Le silence était un peu pesant...  
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Garden of Thorns (ft. Cathleen)
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