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golden hour (ft. ulli)

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Arsène
only serving myself
messages : 51

MessageSujet: golden hour (ft. ulli)   Ven 4 Aoû - 17:29


golden hour






    «  Rien ne nous empêche de marcher sur les vagues et de gravir la montagne. »


Je me sens léger, quand je visite ce monde onirique. Je me sens léger, à glisser quelques pas sur cette terre qui n’existe peut-être même pas. C’est un univers différent, où tout ce qui est matériel n’existe plus, où je coexiste avec une nature en osmose avec mon âme. Bien souvent, j’y ressens des choses que je ne ressens pas en temps normal : je pleure sans comprendre devant des fleurs de cerisiers, je ris en effleurant des champs de tournesols. Ce sont des choses que je ne fais pas, lorsque je vois ces fleurs réellement, en face de moi. Pourtant, depuis que j’ai ce don, je ne puis me passer de tournesols dans ma boutique. N’est-ce donc pas étrange que cet immatériel influence mon monde ? N’est-ce pas intriguant, puissant, peut-être même attirant ? J’aimerais comprendre la complexité de ces choses, j’aimerais pouvoir m’en servir de moi-même. Pouvoir le reproduire, le peindre, le murmurer à travers quelques doux mots soigneusement déposés à l’encre noire sur une feuille. J’aimerais m’en servir comme lui semble se servir de moi et influencer tout l’être que je suis en train de devenir depuis mon réveil en cette cité qu’est Varakes.

Et pour le comprendre, pour voir comment ce monde joue et pianote en moi, j’emmène les autres. Pas tout le monde. Je choisis, soigneusement, rigoureusement. Je n’ai pas à emmener des personnes que je ne connais pas dans un monde qui n’appartient qu’à moi. Pourquoi le ferais-je ? Il faut que je sois en contact permanent avec ces personnes pour voir si ce monde est capable de jouer sur eux aussi, et surtout, pour voir s’il est capable de changer l’être qu’ils sont tout au long du cours ordinaire de leur vie. J’ai essayé, avec quelques uns. Je n’ai pas encore mené ma muse en cet endroit, et cela devra attendre. Lui, je ne veux pas l’influencer. Je veux le laisser pur, ressentir les choses en son cœur sans jouer avec.

Je crois que c’est la même chose avec Ulli. Cela fait plusieurs minutes que je l’observe dans cette illusion que j’ai crée avec lui. Je lui expose mes capacités pour une rare fois devant lui, mais c’est une sensation qui me plait. Une sensation qui réchauffe mon cœur et qui, je l’espère, le réchauffe aussi. Nous sommes là, sur la plage, et les vagues s’agitent. Mais le son est si apaisant. L’est-il pour lui ? Tout autour de nous se trouvent de grands champs de fleurs et je sens les cerisiers au loin mais essaye de ne pas y songer. Je ne suis pas là pour moi.

Je suis là pour lui après tout.
Pour son bien-être à lui.

La lumière nous berce, puissante parfois par ses rayons que je ne comprends pas vraiment. Les vagues retombent avec fracas sur une falaise éloignée, que nous pourrions sans doute atteindre si je maîtrisais un peu mieux ma force.

    « C’est ici que je me refuge quand je me sens perdu. J’espère que tu te sentiras apaisé, ici aussi. »


Mais mon repos est souvent de courte durée. Ma main gauche me démange, comme à chaque fois. Je lutte, je lutte… mais l’envie de la gratter, jusqu’au sang, reprend toujours le pouvoir.





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Ulli
only serving myself
messages : 384

MessageSujet: Re: golden hour (ft. ulli)   Mer 9 Aoû - 13:14


golden hour






Bien plus fort, bien plus reposant que je lorsque j'allai prendre place sur le port de Varakes. Il y avait aussi une atmosphère différente, plus libérale. Ce n'était pourtant qu'une plage, un lieu qu'Arsène m'avait montré et emmené. Loin, très loin de mes soucis, des émotions d'autrui qui me submergeait quand j'avais le malheur de toucher une personne au bord de l'implosion. Tel un effet domino, je me retrouvai aussi dans cet état. C'était depuis qu'Arsène m'avait trouvé dans une rue, en larmes, surement dans un état assez pitoyable pour lui donner envie d'utiliser son pouvoir sur moi pour me consoler. Il n'était pas doué avec les mots mais j'étais mal placé pour lui faire un reproche là dessus. J'étais aussi doué dans les relations que pour faire la cuisine. Petit à petit, je m'étais donc habitué à cette façon de faire et venais toquer à sa porte lorsque tout devenait trop grand pour moi. Je me disais que même dans ma vie d'antan, je ne devais pas être des plus émotionnels non plus. Pourtant en ce moment il y avait pleins de sentiments personnels qui naissaient dans mon coeur. Ne pas être triste à la disparition d'un ami, aurait fait de moi un coeur de pierre. Ne pas ressentir de dégoût à ce souvenir macabre où je tenais un flingue, aurais fait de moi un monstre. Varakes m'apparaissait comme une ville de plus en plus suffocantes. Le matin quand je partais au boulot, je craignais de voir encore une personne à laquelle je m'étais un minimum intéressé couvrir de son nom l'un de ces formulaires que je détestais de jour en jour. Mon travail, m'était indifférent il y avait quelques semaines, maintenant c'était autre chose. J'étais fatigué de tout ça. Alors juste pour un seul instant, je voulais oublier, même si ce n'était qu'une illusion d'un paysage idyllique.

- C'est magnifique Arsène...merci de partager cet endroit avec moi


Déclarais je avec sincérité. Bien sur, cela ne résoudrait pas mon problème. J'avais perdu mon seul ami depuis mon réveil, le premier mentaliste que j'avais croisé. Même si j'aimais la solitude, parfois avoir quelqu'un avec qui discuter ou juste boire un verre c'était bien.

- Peut être que cela m'aidera à faire le deuil...


Rajoutais je après un silence. Même si je n'avais pas vraiment été très proche de Bleuet, je savais à présent ce que ceux qui passait à mon bureau ressentait. Bien qu'il y avait encore beaucoup de marches à monter avant que je ne me mette à sangloter comme certains de mes clients.





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Arsène
only serving myself
messages : 51

MessageSujet: Re: golden hour (ft. ulli)   Mer 16 Aoû - 13:46


golden hour






Faire le deuil implique l’oubli de bien des choses. Je ne sais pas si j’ai déjà eu à en faire un, comme Ulli semble en avoir besoin en cet instant. Il a besoin d’oublier, d’avancer, de progresser. Comme un stylo épuisé, il a besoin d’une encre nouvelle qui lui permette d’écrire le reste de sa vie au fil des lignes. Il a peut-être aussi besoin de tourner la page et de reprendre depuis le début. J’espère pourvoir lui fournir cette page en mon illusion, lui offrir quelque chose qui lui donnera l’occasion de se libérer et de reprendre sur des bases plus douces et certaines. Pourtant, il faut parfois retourner sur les pages précédentes pour ne pas commettre les mêmes erreurs, ne pas écrire la même histoire afin de ne pas avoir à refaire un deuil encore et encore de tout ce que l’on a vécu, de ceux que l’on a rencontré et qui nous ont bercé ou, au contraire et malheureusement, blessé tout au long de notre vie.

    « Ulli. »


Je ne me tourne pas vers lui. Prononcer un prénom me prodigue toujours une sensation particulière. J’ai besoin de réfléchir à ce que je vais dire, comme si le fait même de prononcer le prénom avant de dire ma phrase donnait une emphase certaine sur la pensée que j’allais glisser par là. C’est peut-être le cas. C’est une chose que je fais souvent que de prononcer le nom. C’est une façon de me rassurer et de me raccrocher au réel quand je suis dans une illusion, dans un premier temps. Puis c’est aussi un moyen de m’assurer que ce que je vais dire sera retenu, entendu. Peut-être même… que la personne sera touchée par mes mots.

    « Le deuil demande l’oubli. Mais n’oublie jamais. Car nous avons toujours besoin du passé, un moment ou à un autre. »


Même si, ici, nous n’avons plus vraiment d’histoire, il ne faut pas oublier le peu que nous sommes en train de bâtir, le peu que nous avons, et les brefs souvenirs qui nous reviennent. Même si ceux-ci ne sont pas toujours positifs.

    « Le passé nous forge. Alors les personnes et les amis que nous avons un jour connu, que nous avons peut-être perdu… ils restent dans les rêves qui nourrissent notre esprit. Et ne les oublie jamais. »


Une vague semble se rapprocher au loin, se brisant contre la montagne qui ne bouge pas d’un centimètre. Ma main semble commencer à me gratter un peu, mais je ne perds pas contrôle pour autant. Je ne dois pas perdre contrôle devant lui. Ulli a besoin de mon soutien. Et, sans que je me l’explique, j’ai besoin qu’il se sente bien.

    « Même si cela peut faire mal. N’oublie jamais. Il n’y a rien de mal à ressentir son passé à nouveau  et à être triste. Et quand tu te sens triste… Je suis là. Viens. Allons voir le coucher de soleil. »



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Ulli
only serving myself
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MessageSujet: Re: golden hour (ft. ulli)   Dim 20 Aoû - 11:46


golden hour






Je tournais la tête vers Arsène lorsque ce dernier m'interpellait. Bien que je savais à présent qu'elle était mon véritable nom, je l'avais gardé pour moi. Me nommer ainsi serait accepté l'ancien moi. Et je n'avais aucune envie de l'être. Même si je ne connaissais pas tout de mon passé, cet individu ne me donnait pas envie de le savoir. Je devais même surement avoir aussi perdu des proches dans ma vie avant Varakes. Même si je devais pas être le roi des relations sociales. Il y avait un point commun entre le présent et le passé, je ne pouvais pas le nier. Il ne me viendrait seulement aucunement l'idée de tirer sur quelqu'un. Finalement, j'aurai préféré ne jamais me souvenir. Rester dans le flou et continuer de vivre comme je le faisais avant. Mais c'était trop tard à présent, je m'étais légèrement attaché à quelqu'un pour une fois, et voilà qu'il disparaissait. Demander de l'aide à Arsène pour aller mieux, je ne savais pas trop si c'était une bonne idée. Vu ses paroles, il n'était pas sur la même longueur d'onde que moi. Je ne demandais justement qu'à oublier et il me disait de faire le contraire.

- Comment on fait alors ? Comment on fait pour ne plus sentir cette peine si tu me dis qu'on ne doit pas oublier

Demandais je en croisant les bras sur mon torse. J'essayais de ne pas réfléchir, de ne pas penser en regardant les vagues se briser. J'étais un peu pareil en ce moment. Même la musique n'arrivait pas à me faire sentir mieux.

- Je ne veux pas de mon passé, je n'étais pas...un homme bien. Je ne le suis pas non plus aujourd'hui tu va me dire


Je n'étais pas non plus ce que l'on appelait un méchant, mais je n'étais pas non plus quelqu'un de gentil, qui souriait à tout le monde. A quelques exceptions, la compagnie des autres m’insupportai. Après je finissais par connaître la personne, qui n'était pas si désagréable que ça mais on ne m'avait jamais lancé des fleurs sur mon comportement.

- Le coucher de soleil ? Je ne te savais pas si romantique Arsène

Rajoutais je en le taquinant suite à sa proposition. Je regardais surement trop de films, mais généralement, ce genre de truc c'était pour les amoureux. Arsène n'était pas moche, mais je n'étais pas du tout porté sur la chose, et au vu du personnage que mon interlocuteur était, il m'avait l'air pareil.


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Arsène
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MessageSujet: Re: golden hour (ft. ulli)   Jeu 31 Aoû - 15:29


golden hour






Il est d’un geste que je ne fais que peu, voire même jamais. Un sourire. Mais la remarque d’Ulli m’a permis de relâcher ce mouvement de lèvres que je garde d’habitude pour moi ou pour le vide, mais que je n’offre jamais à quiconque. Pourquoi ? Non, je ne déteste pas les autres. Loin de là, j’apprends des autres, je les écris et les retravaille ensuite à ma façon au fin fond de mon être, entre les lignes tracées d’un carnet, au détour d’un poème. La raison pour laquelle je n’offre que peu mes sourires est simplement que je ne trouve jamais de quoi… me faire sourire. Je ne dis pas par là que je ne ressens aucune émotion, bien au contraire. Mais un sourire se doit d’être sincère. Un sourire vient du fond du cœur pour se glisser sur les lèvres et réchauffer le regard de la personne qui est là avec nous, qui danse au file du temps qu’il passe à nos côtés. Un sourire demande de ressentir bien plus qu’un seul sentiment. Il demande que chaque élément soit harmonieusement mêlé, les uns aux autres. Il semblerait que plusieurs de ces sentiments soient là en moi, grâce à la présence d’Ulli. La joie d’être à ses côtés, ce qui est incontestablement toujours présent lorsqu’il est là, l’inquiétude face à ses ressentis et ses mots. Et aussi la peur. La peur de le perdre au fond de ses vagues, qu’il se laisse emporter par sa peine et ne remonte la montagne. Ulli est un de ces rares êtres dont le présent et le futur m’intéresse bien plus que le passé. Car si je veux écrire le passé des autres, c’est son avenir à lui que je veux voir se tracer. J’ai envie de lui sourire et le réconforter. Je veux que son âme danse encore avec la mienne.

La terre ferme se profile devant nous. Bientôt, nous verrons le coucher de soleil. La couleur est révélatrice de temps de chose, en moi. Elle éclaire mon inspiration et me permet de me détendre. Même si, toujours, à un moment… l’angoisse et l’obscurité reprennent le dessus.

    «  Personne n’est quelqu’un de bien, Ulli. Même si certains l’affirment. Nous avons tous des pensées sombres. Nous avons tous eu nos envies sombres. C’est ainsi. J’en ai eu aussi. Je… hm.»


Pendant quelques secondes je repense à ce que j’ai vécu, apparemment. A mes mains abimées tenant un crayon et mon carnet, mes vêtements tâchés de sang, l’homme qui abat froidement cette personne… Je suis responsable de la mort de quelqu’un. Mais il n’est pas temps que je pense à ceci.

    « Ce que nous étions n’importe plus ici. Je ne crois pas en une deuxième chance. Nous n’avons qu’une vie. Mais nous savons ce que nous avons commis. Et nous savons que nous ne voulons pas les commettre à nouveau. Il ne faut pas oublier. Nous n’allons pas devenir quelqu’un d’autre ici.  Mais libre à toi. Parfois il faut se souvenir pour ne pas tomber dans l’obscurité à nouveau. Juste un peu, de temps en temps. Parfois, on se laisse submerger en cherchant à oublier, car en essayant d’oublier… on ne pense qu’à cela, en boucle, sans arrêts. Mais, tu sais… tu ne dois pas sombrer. Jamais, Ulli.»


Enfin, nous rejoignons cette montagne et nous pouvons grimper sans efforts. Cependant, ma main se met à me gratter  quelque peu. Emmener quelqu’un dans une de mes illusions n’est pas courant et il se peut que je cède plus tôt que prévu.

    «  Ne tombe jamais. Tu rayonnes. Bien plus que tu ne le penses. Il faut juste que tu laisses aller ta lumière et que tu cesses de la cacher. »




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Ulli
only serving myself
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MessageSujet: Re: golden hour (ft. ulli)   Dim 3 Sep - 14:25


golden hour






Personne n'était parfait, je le savais très bien. Varakes semblait contenir toutes les personnes mauvaises du monde. Sans savoir qu'elles l'étaient. Avais je fait pire que de tirer sur une jeune femme sans défense ? Peut être même n'était elle pas ma seule victime. Parfois, je ne voyais que ce sang sur mes mains. Comme si je l'avais tué hier. Alors que j'ignorais la date enfin de compte. Il y avait beaucoup de choses que je ne savais pas d'ailleurs. La seule façon de le savoir c'était de continuer, et attendre que d'autres souvenirs reviennent. J'étais coincé entre l'envie et la peur. La peur de découvrir cet autre moi. Rien que d'y songer j'en avais la chair de poule. Mais ça, personne ne pouvait le comprendre. Personne n'était au courant de ça. Je l'avais bien gardé au fond de moi. J'aurai pu pourtant le dire à Aspic quand il m'avait innocemment posé la question. Appeler Wade en urgence pour partager ce poids. Mais je n'étais pas homme à faire ce genre de trucs. Il n'y avait que Arsène qui me voyait dans un état pitoyable quand j'utilisai mon pouvoir sur la mauvaise personne. Mais, même à lui, jamais je n'avais ouvert la bouche sur ce cauchemar qui m'avait hanté pendant des nuits.

- Bien sur...mais il y a la pensée et...l'acte en lui-même

Soufflais je d'un ton hésitant. Quelles envies sombres pouvaient bien donc avoir eu Arsène ? Je le voyais mal souhaiter la mort de quelqu'un, à part peut être la sienne. Il était tellement complexe, que je n'étais pas encore arrivé à le cerner. Remarque, c'était surement pour ça que sa présence était apaisante en quelque sorte. Ses mots étaient pourtant loin de l'être. Je ne voulais justement pas être cet homme que j'avais vu. Je voulais rester le Ulli d'ici et non redevenir le Mun-Hee de là bas. Même si au fond j'étais intrigué. C'était compliqué, je ne savais pas ce que je voulais réellement. Actuellement, je désirai simplement oublier tout ce que j'avais vu.

- Ne pas sombrer hein...Je crois que c'est trop tard Arsène...je suis fatigué de toute cette vaste blague...


Je m'arrêtais en pleine ascension, déviant vers la mer. Arsène avait tort, je n'avais aucune lumière en moi. Il n'y avait rien à cacher, seulement un mal qui me broyait l'estomac depuis des jours.

- Si je tombe dans ton illusion, est ce que je meurs ?





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